Escape room, un escape game pour le Commodore 64.

Je dois dire que je n’ai pas très souvent joué à des escape games. Je n’en ai pas eu trop l’occasion, et les rares fois où j’ai pu le faire, j’ai franchement apprécié cela.

C’est en se basant sur le principe des escape games que Patrick Patul a utilisé le moteur de jeu D42-Adventure System pour faire un jeu reprenant le principe des escape games mais avec un principe de base : s’échapper de chaque salle proposée en résolvant des énigmes à la difficulté croissante.

Le jeu est disponible en anglais et en allemand. L’interface D42 se pilote au joystick ou à la souris. Il suffit alors de cliquer sur une action, puis sur un objet que l’on peut utiliser. C’est une forme de point’n’click textuel qui est très simple d’emploi.

Au moment où je rédige cet article, j’ai déjà résolu les trois premières salles et je dois dire que la difficulté est bien croissante. Heureusement on peut sauvegarder sa progression, c’est pas plus mal. Mais le mieux est de vous montrer la résolution de la première salle qui n’est pas si compliquée que cela au final.

Ce qui est bien, c’est que le jeu propose plusieurs musiques différentes – peut-être une par niveau ? – et qu’il est accessible avec un niveau d’anglais que je qualifierai d’intermédiaire. Quant aux premiers niveaux, ils se résolvent avec une quinzaine d’étapes environ.

En tout cas, il est très net que je me noterai la solution de chaque niveau pour ne pas repartir de zéro dans une pièce donnée. C’est sûrement un jeu qui vous plaira si vous aimez vous faire des nœuds au cerveau pour vous évader de chaque salle ! Et non, je ne pense pas que je publierai la solution complète en vidéo. Encore faut-il que j’y arrive 😀

Vieux geek, épisode 354 : ah, la mise à jour vers MS-Windows 95 depuis MS-Windows 3.1x…

Quand MS-Windows 95 est sorti en août 1995, la plupart du temps la version mis en vente était la mise à jour depuis une version précédente. Le principe sera repris trois ans plus tard avec MS-Windows 98.

En parallèle des versions OEM qui proposait directement un MS-Windows 95 pré-installé sur le disque dur, les utilisateurs et utilisatrices passaient par la mise à jour depuis MS-Windows 3.1. On avait le choix entre une version sur disquettes et une autre sur CD. J’ai connu la version sur CD-Rom qui m’a évité de jouer au grille pain avec une dizaine ou une douzaine de disquettes.

On insérait le CD dans le lecteur, et il suffisait d’aller sur le lecteur D: et de double cliquer sur install.exe.

Il fallait ensuite attendre en croisant les doigts pour que le processus aille jusqu’au bout. Lors de l’installation, on avait l’option d’archiver l’ancienne installation, capture d’écran à l’appui.

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Vieux geek, épisode 353 : « Silva » le dernier jeu d’aventure de Lankhor pour l’Amstrad CPC.

Nous sommes en 1992, et les belles années de l’Amstrad CPC sont derrière lui. Depuis le début des années 1990, c’est un ordinateur en fin de vie commerciale. Les éditeurs laissent petit à petit tomber l’ordinateur de lord Sugar.

Il faut dire que les 16 bits qui sont arrivés au milieu des années 1980 sont largement plus puissants. Cependant, cela n’a pas empêché Lankhor de continuer à proposer des jeux d’aventures, comme le trio « La secte noire », « Mokowe » et « La crypte des maudits » comme je l’ai évoqué dans un billet de mai 2020.

Après la démo technique… pardon le jeu avancé « Fugitif », que j’ai évoqué en juillet 2021, Lankhor sortira deux derniers jeux, « Infernal House » (1991) et sa suite « Silva » (1992). Des jeux d’aventures en mode 0 (donc en 320×200 et en 16 couleurs), avec une bande son où le circuit sonore donne tout ce qu’il a dans les tripes.

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Vieux geek, épisode 352 : MS-Windows 95 où quand Microsoft insistait lourdement sur le plug’n’play.

Il y a 12 ans de cela, dans l’épisode 6 de la série de billets « Vieux geek », je parlais des multiples révolutions de MS-Windows 95. Il y en a une que j’avais oublié, c’était l’arrivée du « plug’n’play » dans l’OS de Microsoft.

Même si cette fonctionnalité n’a été vraiment utilisable qu’à compter de MS-Windows 98 – quoique l’écran bleu de la mort en direct sur CNN, on ne s’en lasse pas ! – c’est avec MS-Windows 95 que cette fonctionnalité bien pratique sur le papier est arrivée. Elle ne s’est démocratisée réellement qu’avec le support de l’USB pour les périphériques.

De nos jours brancher un périphérique en USB, c’est du classique… Mais c’était révolutionnaire pour le monde du PC en 1995. Et pourquoi ai-je dit que Microsoft insistait lourdement ? C’est simplement que par deux fois lors du processus d’installation – que l’on finissait par connaître par coeur, étant donné les réinstallations régulières du bousin – le plug’n’play était mis en avant.

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Dans les années 1980, le français dans les jeux vidéos…

…C’était pas la joie. Activité principalement anglophone, 95% des jeux vidéos, quelle que soit la plateforme concernée, c’était en anglais et c’est ainsi que nombre de personnes de ma génération (la génération X) ont eu un premier contact avec l’anglais.

Un contact peu orthodoxe, mais un premier contact quand même. Dans un article récent, je parlais des efforts de Micro Application pour proposer une logithèque en français.

Cependant, la traduction était faite à la truelle et à la va-vite en se disant que les enfants – qui étaient les cibles primaires des dits jeux – ne les finiraient pas en mettant une difficulté monstrueuse.

Un peu à l’image des jeux espagnols sur l’Amstrad CPC. Qui a fini « Game Over » de Dynamic Software à l’époque ? Je dois dire que je n’ai jamais vu plus que la moitié de la première partie.

Bref, les éditeurs comptaient sur la dite difficulté pour se rassurer sur le fait que personne ou presque ne verrait la fin. Ce qui leur permettait de prendre quelques facilités avec la traduction.

Un exemple, c’est le jeu « Le voyageur du temps » sur le Commodore 64 publié par Radar Soft à l’origine avant d’être adapté pour le public francophone par Micro Application. On a droit à un « éclaire torche » au lieu d’un plus logique « allume torche »… Faut pas chercher à comprendre !

Mais le mieux est de voir la solution complète du jeu que j’avais traduit sur la fiche CASA en parlant de la solution anglophone. Et je peux vous dire que cela a été une longue et douloureuse épreuve, surtout quand la traduction française n’avait rien à voir ou presque avec la version anglaise.

Bon, depuis la loi Toubon de 1994, il faut proposer au minimum un manuel en français si le jeu ne ne peut pas l’être. Même Doom 2 avec une traduction française partielle… Si ça existe… La preuve en vidéo !

Bon des progrès ont été faits depuis les années 1980, mais vu le point de départ, ce n’était pas trop dur pour obtenir des améliorations.