L’installateur (CnChi) est encore en développement, écrit en Python. Il ne supporte pas encore les ordinateurs utilisateurs avec des machines en UEFI, mais permet de faire une installation plus ou moins avancée au niveau du partitionnement par exemple. Pour me simplifier la vie dans ce premier essai, j’ai utilisé les options par défaut à chaque fois que c’était possible.
L’arrivée de Gnome 3.8 dans le dépot testing m’a donné accès à la nouvelle génération de l’environnement de bureau. Pour l’installer, j’ai commencé par désactiver les extensions, j’ai quitté ma session Gnome pour une mise à jour aussi simplifiée que possible, en arrêtant GDM avec un petit sudo systemctl stop gdm.service
J’ai donc atterri dans une interface texte. En me connectant avec mon compte utilisateur classique, j’ai effectué les étapes suivantes :
Forcer le remplacement d’un paquet conflictuel, libsoup avec un petit sudo pacman -S libsoup
Ensuite, et pour éviter de me retrouver avec des paquets manquants, j’ai forcé l’installation de l’ensemble de gnome et de gnome-extra, depuis les dépots testing : sudo pacman -S testing/gnome testing/gnome-extra
Une fois l’installation terminée, j’ai enlevé les paquets obsolètes comme metacity, gnome-panel ou encore gnome-screensaver
Pour que Rhythmbox gère Jamendo : sudo pacman -S grilo-plugins
Pour le support complet des fichiers windows media video dans Totem : sudo pacman -S gst-libav
Et j’ai fini en relançant GDM avec un sudo systemctl start gdm.service
La finition a consisté à réinsérer le mot de passe de mon compte en ligne google. Il ne manquait qu’une fonctionnalité : la possibilité d’ouvrir un terminal avec un clic droit dans Nautilus.
Pour résumer les faits, Gnome-Terminal avait cette possibilité de pouvoir ouvrir en utilisant le clic droit une fenêtre en mode texte dans n’importe quel dossier de Nautilus, rendant l’extension nautilus-open-terminal inutile.
L’installateur est encore dans ses couche-culottes, mais refondre un installateur ne se fait pas en un claquement de doigt ! Et ne se fait pas en quelques jours.
[fred@fredo-arch ISO à tester]$ wget -c ftp://ftp7.frugalware.org/pub/frugalware/frugalware-current-iso/fvbe-1.9pre1-basic-x86_64.iso
–2013-04-08 23:15:53– ftp://ftp7.frugalware.org/pub/frugalware/frugalware-current-iso/fvbe-1.9pre1-basic-x86_64.iso
=> «fvbe-1.9pre1-basic-x86_64.iso»
Résolution de ftp7.frugalware.org (ftp7.frugalware.org)… 2001:1b48:10f::2, 158.255.96.2
Connexion vers ftp7.frugalware.org (ftp7.frugalware.org)|2001:1b48:10f::2|:21…connecté.
Ouverture de session en anonymous…Session établie!
==> SYST … complété. ==> PWD … complété.
==> TYPE I … complété. ==> CWD (1) /pub/frugalware/frugalware-current-iso … complété.
==> SIZE fvbe-1.9pre1-basic-x86_64.iso … 431378432
==> EPSV … complété. ==> RETR fvbe-1.9pre1-basic-x86_64.iso … complété.
Longueur: 431378432 (411M) (non certifiée)
J’ai ensuite lancé l’ISO dans une machine virtuelle virtualbox. Et dès le départ, on a un grub2 tout en mode texte. Pour des raisons pratiques, il faut configurer dès le départ la locale et le clavier (keyboard Layout).
Ensuite, au démarrage, on est accueilli par un simple login. J’ai entré le duo root et comme mot de passe, fvbe. Ensuite, l’installateur se démarre avec un simple fwsetup.
L’idée de ce billet m’est venu en lisant ce billet de Cyrille Borne, dans lequel il me fait un clin d’oeil que je cite :
Dans son billet sur les distributions Linux où Frédéric évoquait l’élitisme de certaines distributions, j’étais intervenu pour spécifier que quoiqu’il arrive de toute façon, quel que soit le Linux, ça finit par partir d’une manière ou d’une autre en sucette, une fois de plus on est en plein dedans. En parcourant les forum un peu pour trouver ma solution pour le touchpad, j’ai lu de nombreuses personnes qui n’avaient pas réussi à partitionnerl leur système pour y mettre Windows à côté, beaucoup de gens seront bloqués par la réalisation des live USB, par l’utilisation de Gparted, par l’édition des fichiers de conf pour faire fonctionner le touchpad. On comprend dès lors que rien n’est simple, et qu’il n’est pas la peine d’aller bien loin pour trouver la complexité.
En dehors de la fausse simplication des outils via l’utilisation d’une interface graphique, à savoir l’élitisme de certaines distributions, le problème est qu’utiliser une distribution GNU/Linux, c’est déjà s’intéresser à l’informatique en dehors de son utilisation basique.
Il y a quelques vérités – certains diront que ce sont des idioties – mais ce qui va suivre est basée sur ma propre expérience. Celle d’une personne qui a aidé à former des personnes à l’outil informatique sous la férule d’une ATIC (Animatrice des Technologies de l’Information et de la Communication).
Je dois avouer que si je pouvais invoquer un être suprême pour lui demander – quelque soit son nom – de ne jamais être un blogueur influent, je le ferais.
Les sites des blogueurs influents… Vaste sujet. Pour moi, un blogueur influent n’a presque aucune marche de manoeuvre pour casser un produit ou un service qui mériterait de l’être.
Lors de l’affaire dite du « Free Adgate », et il est maintenant de casser Free ou Illiad pour un oui ou pour un non, certains blogueurs influents ont montré ce qui comptaient le plus pour eux au final : les ressources publicitaires pour financer leurs outils de communication.
La neutralité du net ? Un prétexte, une façon de se draper dans une aura de dignité pour ne pas dire que leurs sites sont financés en totalité ou en partie par la manne publicitaire. Et que sans publicité, c’est la clef sous la porte.
Ce qui pour moi, sans vouloir faire la moindre insinuations sur la probité et l’honnêteté des articles rédigés, signifie que l’indépendance est proche du néant. Qui serait assez masochiste pour se mettre un annonceur à dos ? Qui ? 😀
Il suffit d’aller sur certains site de blogueurs influents sans bloqueur de publicités. J’espère que vous ne souffrirez pas d’un décollement de la rétine devant le résultat 🙂
Je dois avouer que parmi les seuls sites où j’ai désactivé adblock, on trouve PcInpact.
Le morceau de choix est la citation d’un critique gastronomique qui officie entre autres pour Marianne, j’ai nommé Périco Légasse, que je cite :
Dès lors qu’un média dépend de la publicité pour vivre, il est soumis à un risque de collusion entre les activités commerciales et la critique. Les modérateurs peuvent avoir des impératifs commerciaux.
Inutile de mettre en gras quoique ce soit, le message est suffisamment clair. Je pose donc encore une fois la question qui fâche : qui irait mordre la main qui le nourrit ?