« Tour de silence » de Crachin, une nouvelle preuve que le post-rock français sait se faire sa place au Soleil.

J’adore le post-rock, spécialement quand celui-ci est instrumental. C’est encore une fois via le label « Watts Next? » que j’ai découvert le premier EP de Crachin. Après un clip sorti fin février, c’est le 13 mars que l’EP a été publié.

Même s’il ne contient que trois pistes – normal pour un EP – sa durée le rapproche d’un LP. En effet, ce n’est pas moins de 28 minutes pour la durée d’écoute.

Dès le début de la première piste, on est plongé dans un post-rock pesant, de la guitare en fond avec des ambiances que l’on croirait sorti d’une ville fantôme. Sans oublier le classique du post-rock, des textes parlés, courts mais bien insérés dans la mélodie.

C’est une ambiance qui vous emporte dès le départ. Pour ne pas vous relâcher aussi facilement. Dans la deuxième piste, la guitare est jouée de manière plus frénétique, comme pour entrainer l’auditeur un peu plus profondément dans l’écoute de l’EP.

L’ultime piste commence avec une guitare un peu lourde, rejoint par une batterie au bout de quelques instants. L’ambiance est vraiment plus lourde que sur les deux premières pistes. La batterie a un rythme presque militaire, le tout accompagné de chœurs qui apporte un peu de poids à l’ensemble.

Comme je l’ai dit, c’est de l’excellent post-rock instrumental, ce qui prouve que la France est un pays sur lequel compter pour ce genre musical.

En bonus à cet article, le clip officiel de la piste « II ». Bon visionnage.

En vrac’ de fin de semaine…

Petit en vrac’ en ce dernier samedi du mois de février 2026.

Côté logiciel libre, informatique et internet.

  • La distribution légère de la semaine, basée sur le duo Debian et Lxde, la Nucora Linux.
  • Toujours dans le domaine des distributions GNU/Linux légère, je demande la BusenLabs Carbon, un duo Debian 13 avec OpenBox. Une extension à venir rajoutera le support d’une session Wayland, parce que pourquoi pas ?
  • Prenez une base Debian, rajoutez-lui Calamares, Mozilla Firefox, Gnome Waylandisé, LibreOffice et le support des Flatpak. Secouez-le tout et vous aurez la Maxor-OS.

Côté culture ?

Si vous aimez le post-rock instrumental, Crachin propose le premier extrait de son premier EP à sortir le 13 mars, « Tour de Silence ». La piste s’appelle simplement « II ».

Sur ce, bonne fin de week-end !

Pôle Nord, un bon groupe de post-rock instrumental.

Quand je pense au post-rock instrumental, le premier nom qui me vient à l’esprit, c’est Have The Moskovik. Mais pas uniquement. Spécialement depuis que j’ai été contacté par le label Watts Next? pour me parler d’un trio de post-rock instrumental qui mélangent les classiques basse et guitare avec du violon.

Oui, un trio de cordes plutôt inhabituel. Mais le résultat en vaut la peine. Bien que j’ai été contacté pour me faire connaître un clip à venir pour la fin du mois de janvier 2026, j’ai écouté et accroché au premier EP du groupe « Archipel ». Seulement deux pistes, mais la qualité prend le pas sur la quantité.

C’est simple, on se laisse emporter par la mélodie, et on se dit au bout d’une dizaine de minutes « C’est tout ? J’en voudrais encore ». C’est exactement ce sentiment que j’ai ressenti à l’écoute de l’EP.

En espérant bientôt un deuxième EP ou soyons fous, un album. À vous de voir si vous accrochez ou pas !

« Ten More Years » de Subzero Fun : un mélange réussi d’indie rock, de post-rock et de shoegaze.

Il m’arrive d’être contacté par des éditeurs pour me parler d’un album sur le point de sortir. Cela doit m’arriver deux à trois fois par an, et cette fois, c’était pour me faire connaître l’existence du premier album du groupe parisien Subzero Fun. Son titre « Ten More Years ».

Même si je ne suis pas vraiment un grand fan du shoegaze, mais l’album est arrivé à me réconcilier avec ce genre musical, ce qui est un petit exploit.

L’album est assez court, une trentaine de minutes environ pour 10 pistes au compteur. Ce qui fait des pistes plutôt courtes. Je m’étais habitué à des albums plus longs, mais on ne va pas bouder son plaisir.

L’album vous entraine directement avec une piste plutôt rapide. Le groupe va directement au cœur du sujet en proposant des pistes assez courtes. C’est du brut de décoffrage, sans la moindre fioriture. Ici, on reste avec l’essentiel et c’est tout aussi bien.

Les pistes s’enchainent les unes après les autres, ce qui rend l’expérience d’écoute agréable. Sans oublier une petite pointe de post-rock qui complète un ensemble ce qui est franchement appréciable. La piste la plus courte « Quiet Pills » impose une petite pose par rapport à l’ambiance des autres pistes. C’est une respiration entre les deux parties de l’album.

Pour un premier LP, sorti après 4 EP, on sent que le groupe maîtrise son travail. Un bon premier album donc !