Bon, j’ai maintenant 18 ans avec 33 ans d’expérience :)

Ou si vous préférez, 51 ans. Officiellement à 16 h 00 ce 10 février 2025, moment où l’article sera publié. Autant le passage aux 50 ans m’avait marqué, autant cet anniversaire me laisse froid.

Je ressens surtout un besoin de changement en ce moment, et les dernières mésaventures avec Archlinux testing – oui je sais, je tend le bâton pour me faire battre – me font exprimer une forme de lassitude, comme si la flamme que j’avais avec Archlinux commençait à se fatiguer. Au bout de presque 16 ans de vie commune, on peut dire que je suis en phase de remise en question.

Peut-être que j’ai aussi atteint de la lassitude avec le monde linuxien, qui essaye à tout prix de faire migrer des personnes vers des grosses distributions avec la mort annoncée de MS-Windows 10. Migration qui sera un fiasco, nombre de personnes ne voulant pas entendre parler – à tort ou à raison – de l’OS au manchot.

Pour le moment, je me pose pas mal de questions, comme je l’avais fait dans un article de fin février 2024. J’ignore où me mènera toutes les réflexions en question. On verra bien, mais pour le moment, aucun changement n’est prévu, du moins à très court terme.

J’aime toujours autant le logiciel libre, mais les libristes, au secours ! Désolé de terminer sur une note un peu négative, mais je dois dire qu’en ce moment les libristes, ils me sortent par les yeux.

Les archlinuxien(ne)s, maillon important de l’écosystème du logiciel libre ?

Il est de bon ton de se moquer d’Archlinux à travers un même célèbre, la courte phrase « BTW I use Arch » qu’on peut traduire par « À propos j’utilise Arch ».

Archlinuxien depuis mai 2009, j’ai connu l’époque où on configurait l’ensemble dans un fichier unique, le /etc/rc.conf, puis l’arrivée de systemd en octobre 2012, sans oublier le passage aux scripts d’installation pour lesquels j’ai maintenu des tutoriels entre 2013 et 2019. Le flambeau a été repris par Chennux.

Mais trève d’historique. Revenons-en donc à une caractéristique principale d’Archlinux, c’est la fraîcheur parfois extrême (tiens on dirait que je parle d’un chewing-gum ?) des logiciels. Un exemple récent, c’est l’arrivée du duo SDL3 et SDL2-compat. Comme je l’ai précisé dans un article du 1er février 2025, cela ne s’était pas passé sans casse.

Continuer la lecture de « Les archlinuxien(ne)s, maillon important de l’écosystème du logiciel libre ? »

Se lancer sur Linux en 2025 ? Bon courage :)

Avec la fin du support gratuit de MS-Windows 10 pour courant octobre 2025, les articles de blogs et de webzines ne cessent de parler de la possibilité de faire durer un PC quelques années de plus avec une distribution GNU/Linux, avec souvent les plus abordables (LinuxMint, Ubuntu, ZorinOS entre autres) qui ressortent.

Mais le problème est que l’on ne fait que gratter la surface du monde des distributions GNU/Linux qui a plusieurs centaines de représentantes, du moins si on en croit les statistiques d’indexation de Distrowatch.

Au 11 janvier 2025, les dernières statistiques sont les suivantes, dixit la gazette du 6 janvier 2025.

  • Distributions indéxées depuis 2001 : 972
  • Distributions en vie : 276
  • Distributions « dormantes » : 51
  • Distributions mortes : 645
  • Distributions en liste d’attente : 150
  • Distributions en attente d’évaluation : 33

Continuer la lecture de « Se lancer sur Linux en 2025 ? Bon courage 🙂 »

Et si l’année 2024, c’était finalement l’année du bureau linuxien ?

Il y a un sketch récurrent, c’est de dire qu’une année donnée est celle où le bureau linuxien prendrait enfin son envol. Et au fil des années, c’est devenu un meme internet parmi d’autres.

J’ai moi-même parlé de cette non-année fin 2023 avec le problème de la dispersion des efforts dans le domaine du Linux bureautique.

En juin, je revenais sur la progression fulgurante en terme de part de marché. Et en ce mois d’août, on approche peu à peu d' »>

Il reste toujours l’espoir de voir cette part de marché prendre du poil de la bête avec l’arrivée de la mise à mort de MS-Windows 10, même si 90% migrera vers MS-Windows 11, 9% vers du MacOS et le restant sur Linux.

Continuer la lecture de « Et si l’année 2024, c’était finalement l’année du bureau linuxien ? »

La Funtoo Linux qui meurt, un début de rationalisation…

…dans le petit monde des distributions GNU/Linux ? J’ai déjà appelé plusieurs fois sur mon humble blog à une rationalisation du nombre de distributions GNU/Linux disponibles. Au 27 juillet 2024, l’index de Distrowatch qui permet d’avoir un aperçu du monde des distributions GNU/Linux affiche ceci, regroupant plus de 23 ans de compilations de statistiques :

  • Nombre de distributions dans la base de données : 962
  • Nombre de distribution actives dans la base de données : 271
  • Nombre de distributions dormantes : 49
  • Nombre de distributions abandonnées : 642
  • Nombre de distributions sur la liste d’attente : 158
  • Nombre de distributions attendant une évaluation : 50

Outre le fait qu’il n’y a plus que 28,17% des distributions indexées par Distrowatch encore en vie, on peut voir que c’est un monde cruel. C’est sans compter sur les projets jamais indexés et qui sont morts dans la plus totale indifférence.

Daniel Robbins, fondateur et dictateur bienveillant à vie du projet Funtoo Linux vient de lancer un pavé dans la mare en annonçant la mort du projet pour fin août 2024. Voici ce que donne l’actualité disponible sur la page officielle du site traduite en français :

Toutes les bonnes choses ont une fin. J’ai décidé de mettre fin au projet Funtoo Linux. Funtoo a commencé comme une philosophie pour créer une communauté amusante de contributeurs construisant quelque chose de grand ensemble. Pour moi, ce n’est plus pour moi, ce n’est plus le cas et j’ai besoin de passer à autre chose.

Il n’y a pas de BDFL pour me succéder pour Funtoo et je n’ai pas envie d’essayer d’en trouver un, ni de confier le projet à quelqu’un d’autre.

Vous pouvez vous attendre à ce que le projet se termine jusqu’au mois d’août. Si vous avez un conteneur Funtoo, il continuera à être en ligne jusqu’à la fin du mois d’août afin que vous ayez le temps de trouver une autre solution d’hébergement si vous en avez besoin.

Deux possibilités vont s’ouvrir. Soit – et comme le permet les canons du libre – des développeurs du projet vont effectuer un fork pour continuer de faire vivre le projet, soit on va se retrouver avec un sacré paquets de tutoriaux écrits ou vidéos pour migrer – si cela est possible – d’une Funtoo Linux vers un Gentoo Linux.

Je penche personnellement pour la première hypothèse et tant pis pour la rationalisation qui aurait permis de concentrer plus d’énergie sur des projets parfois en manque de bras.

Mais c’est la vie dans le monde du logiciel libre, après tout ! Et mon humble blog n’a pas assez de force de frappe médiatique pour influencer quoi que ce soit ici. Je garde le ministère de la parole, et c’est déjà mieux que rien !