Hypra Linux : Non, l’accessibilité n’est pas une grossièreté.

J’ai été contacté fin février 2016 par le directeur général d’Hypra, une petite entreprise sociale et solidaire qui part d’un principe basique : Tout le monde n’a pas une vue parfaite, même avec des verres correctifs aussi épais que des culs-de-bouteille. C’est encore une fois mon étiquette de blogueur influent – les personnes qui rient au fond de la salle, veuillez sortir ! – qui m’a permis d’être contacté par Hypra.

L’informatique est aussi utilisée par des personnes dont la vue est très faible, voire inexistante. Ce n’est pas parce qu’on est aveugle que l’on doit se passer d’informatique. Il y a des outils d’accessibilité dans les principaux environnements de bureaux libres.

Si la société Hypra propose une Debian GNU/Linux Jessie avec Mate et un affichage adaptée aux personnes à faibles vues et aux personnes ayant perdu l’usage de leurs yeux, ce n’est que le haut de l’iceberg.

Si on va sur le site d’Hypra, on s’aperçoit que cette volonté de rendre accessible l’informatique via le logiciel libre passe aussi par la vente d’ordinateur avec Hypra Linux préinstallée, l’installation de la distribution par l’équipe d’Hypra, l’achat d’un DVD ou d’une clé USB démarrable, sans oublier l’option de demander à une personne qui s’y connait de récupérer l’ISO et de la faire installer par le geek libriste de service 🙂

Le but est de rendre l’informatique accessible au plus grand nombre, sans laisser sur le bord de la route des personnes malvoyantes ou non-voyantes, sans oublier les personnes d’un certain âge qui ont souvent besoin d’un apprentissage plus long que des personnes nées avec l’outil informatique dans les mains. Ce qu’Hypra appelle le « Système à accès universel ».

Avant que vous ne gueuliez à l’article sponsorisé, je n’ai rien touché pour écrire cet article, et de plus, j’ai aidé l’équipé à trouver un bug bien vicieux… Comme rémunération, y a mieux, non ? Cet article est la suite d’une entrée dans mon en vrac’ du 27 février 2016.

Maintenant que ce point est éclairci – et bien que je me prépare à de basses attaques dans les commentaires – passons au vif du sujet. J’ai récupéré l’ISO de la Hypra Linux sur le site officiel, et je l’ai fait s’installer dans une machine Virtuelle VirtualBox.

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Guide d’installation d’Archlinux, version de mars 2016.

Voici la vingt-neuvième version du tutoriel pour installer une Archlinux, que ce soit avec une machine virtuelle, utilisant un Bios ou un circuit UEFI. Cette version rend obsolète celle de février 2016.

Côté environnements : Gnome 3.18.2, Plasma 5.5.5, Xfce 4.12.0, Mate Desktop 1.12.1. Le noyau linux 4.4.2 fait aussi parti des invités de cette mise à jour. J’ai enlevé le duo Lxde/LXQt car les deux projets n’avancent que très lentement.

NB : si vous voulez faire une installation avec l’UEFI, il faut utiliser cgdisk, gfdisk ou gparted, et créer un partitionnement GPT. Sinon, ça plantera !

Ce n’est pas un tutoriel à suivre au pied de la lettre, mais une base pour se dégrossir. Le fichier au format zip contient :

  • La version odt
  • La version pdf
  • La version ePub
  • La version mobi (pour Kindle)

Le guide en question est sous licence CC-BY-SA 3.0.

Bonne lecture et n’hésitez pas à me faire des retours en cas de coquilles !

Mate-Desktop 1.13.0 : un aperçu rapide ? :)

Alors que Mate-Desktop continue son bonhomme de chemin, j’ai appris l’existence des premières versions de développement 1.13.x des différents outils de l’environnement, en suivant le compte du projet sur le réseau à l’oiseau bleu.

J’ai donc voulu voir à quoi ressemblait cette première version de développement qui donnera Mate 1.14.x dans le courant de l’année 2016. J’ai donc farfouillé sur le wiki, et en utilisant les paquets de sources disponibles ainsi que les recettes officielles pour Archlinux – adaptées pour la nouvelle génération – j’ai lancé la compilation de Mate Desktop 1.13.0. Étant d’un naturel joueur, j’ai décidé de faire compiler la version expérimentale, celle basée sur GTK3. Je l’utilise déjà avec Mate Desktop 1.12.x sur mon ordinateur portable et mon eeePC… Donc 🙂

Pour me simplifier la tâche, j’ai cloné une machine virtuelle Archlinux basique (avec un Xorg préinstallé) dont je me sers pour mettre à jour mon tutoriel d’installation mensuel.

Après avoir récupéré chacun des paquets de la liste ci-après avec l’outil yaourt, j’ai modifié le PKGBUILD et mis à jour les sommes de vérifications pour compiler les logiciels. J’étais ainsi certain d’avoir toutes les dépendances. En gros, la commande suivante avant de lancer la compilation des éléments constitutifs de Mate :

makepkg -g >> PKGBUILD ; makepkg -s ; sudo pacman -U nom-du-paquet

À chaque fois que cela a été possible, j’ai utilisé le paquet en « -gtk3 ». La liste est quand même assez longue…

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Les projets un peu fou du logiciel libre, épisode 6 : 0.A.D.

Pour ce sixième billet de la série « Les projets un peu fous du logiciel libre », j’ai eu envie de parler de 0.A.D. C’est un projet titanesque de gestion stratégique en temps réel qui se passe sous l’antiquité. Un peu à l’image des Civilization (qui était en tour par tour et sur lequel j’ai passé des dizaines d’heures sur mon Amiga 1200), on doit faire vivre sa propre civilisation entre -500 et 500 de notre ère.

Conçu à l’origine comme une extension d’Age Of Empires II, le projet né en 2000 deviendra un projet indépendant en 2003. Entre 2003 et 2009, le projet reste classiquement en développement non ouvert pour être publié comme gratuiciel (freeware dans la langue de Winston Churchill).

En 2009, l’équipe décide d’ouvrir le code source. Depuis, 3 versions pré-alpha et 19 alphas (donc instable et partiellement incomplètes) se sont succédées. Sur certains plans, une telle durée de développement pourrait faire penser à un titre célèbre pour avoir été synonyme de vaporware, Duke Nukem 4 Ever qui a été annoncé en 1997 et publié en 2011. Sauf qu’on peut jouer avec 0AD.

Le jeu se veut de grande qualité graphique et sonore, et il montre qu’on peut produire des jeux libres avec une charte graphique qui ne pique pas les yeux. C’est un jeu assez gourmand en place, il demande en effet un peu plus de 1500 Mo de d’espace disque.

0ad-install

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Antergos, la distribution GNU/Linux pour vous écoeurer d’Archlinux ?

Je sais que je vais m’attirer des commentaires abrasifs, mais j’arrive à me poser la question au final. Car cette distribution qui tient plus de l’installateur que de la distribution à part entière possède – selon mon très humble avis de vieux linuxien (1997) et vieil utilisateur d’Archlinux (fin 2008, début 2009) – tout pour servir de répulsif à une personne voulant voir à quoi ressemble une Archlinux.

Je n’ai plus parlé dans l’ancienne CinnArch depuis une petite éternité, et j’ai eu droit à une remontée de bretelles de la part d’une personne via courrier électronique qui me reprochait mon côté binaire, mon égo surdimensionné et mon côté un peu trop brut de décoffrage concernant mon expression écrite.

Dans mon dernier article sur l’Antergos daté de fin décembre 2014, je disais entre autres :

[…]
Une autre horreur : la version proposé de LightDM. On se croirait dans un film de la série des « Mission Impossible ». C’est lourdingue au possible. Les personnes qui considèrent que GDM est lourd, je leur conseille de tester cette version revampée de LightDM qui est pourtant connu pour être assez rapide, sans tomber dans le superfétatoire.
[…]
Maintenant c’est à vous de voir. Mais je ne serai pas étonné outre mesure si courant 2015, on apprend que le projet Antergos a rejoint le cimetière de distributions GNU/Linux, bien chargé en 23 années d’existence.

Apparemment, Charles Darwin a dû se tromper sur une partie de sa théorie sur la sélection naturelle. Étant curieux, j’ai voulu voir si l’ancienne CinnArch a su corriger certains problèmes comme la lenteur d’installation, Gnome installé à moitié, et voir si le thème Numix n’est pas uniquement peu esthétique et n’est pas générateur d’artefacts disgracieux.

Pour ce faire, j’ai récupéré via Bittorrent la dernière image ISO en date, en prenant la version minimale. Quand j’écris l’article, le 21 février 2016, l’ISO s’appelle « antergos-minimal-2016.02.21-x86_64″… On peut en déduire que c’est de l’ultra-récent.

antergos

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