Quand maître Cyrille décide de tailler une croupière aux distributions rolling release…

Dans son article du samedi 4 décembre, notre bon maître hulk Cyrille Borne, après avoir rebondi sur mon article parlant du dépot rolling release d’OpenSuSE, et après avoir fusillé les dépots backports, a décidé de descendre en flamme les rolling releases.

Je crois qu’on fait une confusion entre la mise à jour de chaque paquet et la mise à jour des applications majeures,

Le terme d’application majeure est relative à l’utilisateur. Pour certains, une mise à jour de leur shell sera une application majeure. Pour d’autre, ce sera le compilateur, voire même le lecteur de musique…

je pense que le grand public veut les grandes applications sans réellement se poser de questions sur le reste.

Soit. Le grand public, ce qui est inexistant pour linux ? 😉

Le même Frédéric s’est retrouvé planté plusieurs fois sur Arch (les prétentieux) ou Frugalware (copains !!!)

Il est vrai que les utilisateurs d’ArchLinux se prennent pour le centre du monde linuxien… A moins que ce ne soit les utilisateurs d’une distribution qui signifie en zoulou : « je ne sais pas configurer Debian » ? 😉

Cependant, mis à part ma crise concernant Python 3, je n’ai jamais été planté très longtemps. Et ce sont de nos échecs que l’on progresse le plus, pas de nos réussites.

parce qu’on a fait monter dans des versions supérieures des paquets qui n’étaient peut être pas réellement nécessaires pour monsieur tout le monde.

Parfois même un correctif de bug peut avoir des conséquences inattendues. Je me souviens d’un bug qui tuait X.org à l’époque de la ubuntu 6.06… Après la sortie de la version finale, soit dit en passant.

Quand on voit parfois le manque de réactivité au niveau d’Ubuntu pour corriger un bug majeur alors que le planning de sortie de tous les 6 mois est déjà considéré comme serré, on peut facilement imaginer ce qui peut se produire quand on va accélérer la cadence, je peux déjà vous donner le prochain nom de la distribution phare « The Millenium Vista Edition ».

Le problème d’ubuntu, c’est une trop grande modification des logiciels d’origine. Il suffit de comparer un gnome installé sur une archlinux ou une debian et la version pour ubuntu… Des distributions qui restent plus proche du code source d’origine seront plus réactives, et s’adapteront mieux au rolling.

Alors que Linux évolue encore et encore pour preuve l’abandon de X par Fedora et Ubuntu, la production d’instabilité du moment n’est pas nécessairement rassurante.

Xorg est encore loin d’être moribond… Attendons déjà une version stable de Wayland et on verra !

Allez, c’est pour quand ton prochain round de « après avoir cassé mandriva, je casse du rolling release » ? 😉

OpenMamba : encore une distribution GNU / Linux à destination des débutants ?

Dans le créneau des distributions GNU / Linux pour débutants (dans le sens : tout fonctionne « out-of-the-box »), une certaine distribution dérivée de la Debian GNU / Linux règne presque en maitre absolu, ne laissant que des miettes à des distributions historiques comme  ( ce qui reste de ) Mandriva.

OpenMamba est une distribution italienne dérivée d’une certaine QiLinux (que je ne connaissais ni d’Eve ni d’Adam), basée sur l’outil apt-rpm (oui, l’outil de gestion de paquet deb mais pour le format de paquets mis au point par RedHat pour sa distribution GNU / linux.

L’ensemble propose une interface basée sur KDE. Ma curiosité a été piquée au vif, j’ai donc décidé de lui consacré un article de test, qui permet de découvrir cette distribution.

La sortie de la 3ième préversion de la OpenMamba 2.2 a été l’occasion de le faire. J’ai donc récupéré via BitTorrent l’image ISO du DVD (uniquement en 32 bits), puis j’ai créé l’ensemble de test habituel :


[fred@fredo-arch ISO à tester]$ qemu-img create -f raw disk.img 32GFormatting 'disk.img', fmt=raw size=34359738368
[fred@fredo-arch ISO à tester]$ kvm32 -hda disk.img -cdrom openmamba-livedvd-en-milestone2-2.0pre3.i586.iso -boot cd &

Pour avoir un affichage correct, j’ai choisi l’option en « VGA 1024×768 (no modeset) »

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Soyons fou : essayons de monter une station « multimédia » libre avec OpenBSD 4.8 sous Gnome.

J’ai eu une idée folle, et un peu carrément inutile. Faire une station multimédia libre avec OpenBSD 4.8, le tout avec Gnome. Et voir surtout le résultat obtenu 😉

J’avais utilisé OpenBSD 4.7 pour faire une station bureautique avec xfce.

J’ai donc récupéré l’image ISO de la version 4.8 pour amd64, puis j’ai lancé la machine virtuelle habituelle : 32 GiO de disque et 1,5 GiO de mémoire vive.


[fred@fredo-arch ISO à tester]$ qemu-img create -f raw disk.img 32G
Formatting 'disk.img', fmt=raw size=34359738368
[fred@fredo-arch ISO à tester]$ kvm64 -hda disk.img -cdrom install48.iso -boot cd &

Je passe sur les détails d’installation (dont j’ai déjà parlé dans le précédent billet et qui n’ont pas évolué depuis). D’ailleurs, j’ai choisi les options par défaut avec le clavier français. J’ai aussi créé lors de l’installation un compte utilisateur classique.

Lors de l’activation du ntp (que j’ai demandé), j’ai utilisé le serveur suivant :

fr.pool.ntp.org

Cependant, au vu des problèmes lors de l’installation des paquets, j’ai du de nouveau utiliser VirtualBox. Apparemment, plus adapté que kvm pour les BSD libres 🙁

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Bluegriffon… Evolution rapide…

Sur le blog de BlueGriffon, Daniel Glazman annonce les avancées. Le 23 novembre, l’éditeur CSS devient franchement « intelligent » et intègre une option pour ajouter les préfixes aux CSS en fonction du navigateur. La vidéo est bluffante, et le résultat sympa.

Et aujourd’hui, Daniel annonce l’arrivée de la version française… Qui est disponible depuis la révision 398 du code de BlueGriffon. Quelques captures d’écran… Daniel, pitié, ne m’incendie pas pour les captures d’écran qui suivent…

Choix de la langue dans BlueGriffon

Les crédits et l'interface en français

L'éditeur de CSS en français

Pour tout dire, BlueGriffon est un outil qui est en train de me réconcilier avec la création de pages en HTML… Et c’était pas gagné d’avance, étant donné que j’utilise la plupart du temps des CMS comme WordPress.

Pas besoin d’être un codeur pour contribuer au logiciel libre…

Daniel Glazman a publié la version 0.7 de BlueGriffon, et en jettant un oeil sur les crédits, j’ai eu ma minute de gloire : en effet, j’ai eu droit à être cité dans les crédits car j’ai proposé une compilation pour Linux 64 bits de BlueGriffon 0.6

Crédits de BlueGriffon 0.7

Je pense que la version 0.7 en linux 64 bits sera aussi bientôt disponible, grâce à la compilation terminée il y a un gros quart d’heure, et que j’ai mis en ligne pour que Daniel Glazman la récupère. Et si Daniel me lit, qu’il sache que jusqu’à la 1.0, je ferais tout pour l’appuyer avec des compilations linux en 64 bits 😉

Comme quoi, il suffit de pas grand chose souvent pour participer au logiciel libre…