Le « build once, run everywhere », un fantasme dans le monde du logiciel libre ?

Dans ce billet coup de gueule – oui, j’ai sorti l’orangina rouge à l’orange sanguine, je voudrai vous parler d’un truc qui me lasse au dernier point : les paquets universels ou cruci-distributions.

Comme Java qui promettait au début du « write once, run everywhere » – écrire une seule fois, lançable partout – le monde du logiciel libre voit arriver deux technologies concurrentes, Snappy poussée par Canonical et FlatPak poussé par RedHat.

Technologies incompatibles entre elles, elles entrent en concurrence avec une troisième technologie, AppImage qui veut elle aussi accomplir le fantasme de l’informatique : compiler une seule fois le code source d’un logiciel, et le lancer tel quel sur toutes les distributions existantes. En gros, reprendre le principe des fichiers images DMG d’Apple. En rajoutant la marotte actuelle en terme de sécurité, le bac à sable.

Dans un article du mois de juin 2016, Canonical faisait entendre que son projet Snappy fonctionnerait indépendamment des distributions cibles.

Un annonce a été récemment faite sur l’arrivée du daemon snapd qui permet d’avoir le support des « paquets » Snaps sur Archlinux. Il y a même une page de wiki pour le logiciel en question.

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Slackware Linux 14.2… Le retour de la vénérable distribution ancestrale.

Ah, la Slackware Linux. Elle a pour moi un goût particulier, celui de la madeleine de Proust. C’est la première distribution GNU/Linux sur laquelle j’ai mis la souris en 1996.

En mars 2016, je faisais un peu mumuse avec la Slackware 14.2rc1. Comme la Slackware 14.2 est enfin sortie, j’ai voulu la tester. Cette fois, et contrairement à l’article précédent, je vais utiliser Xfce. J’aurais très bien utiliser Mate Desktop (en me basant sur le port officiel de l’environnement pour la Slackware Linux), mais j’ai voulu rester aussi proche de l’original que possible.

Après avoir récupéré l’ISO de la version 14.2 en 64 bits, j’ai lancé mon ami VirtualBox avec les réglages habituels : 2 go de mémoire dédiée, 128G de disque, et 2 CPU virtuels.

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Emmabuntüs Debian Edition 1.0, suite :)

Le 28 juin 2016, je faisais un billet concernant la Emmabuntüs Debian Edition 1.0. Dans la vidéo que je consacrais au billet, je constatais quelques problèmes.

Outre le fait que VLC et les logiciels en java ne démarraient pas correctement, j’avais aussi des problèmes avec l’outil de recherches de mises à jour et de gestion de logiciels.

Arpinux, papa des outils en question m’a apporté via deux commentaires des explications. Le premier est lié à la présence d’un compte root actif.

Le deuxième commentaire laisse penser que le problème n’est pas lié à la présence ou non d’un compte root complet ou l’autorisation du compte utilisateur à avoir temporairement des droits root via sudo. Vidéo à l’appui.

J’ai donc voulu tenter la Emmabuntüs Debian Edition dans VirtualBox pour voir si une partie des bugs constatés étaient lié à Qemu, que j’avais été obligé d’utiliser, ayant un problème de stabilité avec le duo VirtualBox 5.0.20/5.0.22 et noyau linux 4.6. La version 5.0.24 de VirtualBox étant de nouveau fonctionnelle.

J’ai aussi décidé de ne pas créer de partition /home séparée cette fois-ci. Peut-être est-elle responsable elle-aussi d’une partie des bugs constatés ?!

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Emmabuntüs Debian Edition 1.0 : à quoi ressemble l’autre Emmabuntüs ?

Dans le billet en vrac’ du 25 juin 2016, je parlais de l’arrivée de la Emmabuntüs Debian Edition. Basée sur la Debian GNU/Linux Jessie, elle est le pendant debianisée de la Emmabuntüs 3 classique basée sur Xubuntu.

Dans les notes de publications, on apprend qu’elle est uniquement en 32 bits pour le moment. Développée en collaboration avec l’équipe de la HandyLinux, elle propose entre autre l’HandySoft (gestionnaire de logiciels), et une logithèque comparable à celle de sa soeur ainée. Le plus simple est de lire l’annonce de publication pour plus de détails. J’ai essayé tant bien que mal d’apporter ma pierre à cette version, mais la vraie vie étant intervenue…

J’ai fait chauffé wget pour récupérer l’ISO multilingue (français, anglais, allemand, italien, portugais et espagnol).

[fred@fredo-arch ISO à tester]$ wget -c http://freefr.dl.sourceforge.net/project/emmabuntus/Emmabuntus%20DE/Images/1.00/emmabuntus-de-i386-jessie-1.00.iso
–2016-06-25 23:11:07– http://freefr.dl.sourceforge.net/project/emmabuntus/Emmabuntus%20DE/Images/1.00/emmabuntus-de-i386-jessie-1.00.iso
Résolution de freefr.dl.sourceforge.net (freefr.dl.sourceforge.net)… 2a01:e0d:1:8:58bf:fa88:0:1, 88.191.250.136
Connexion à freefr.dl.sourceforge.net (freefr.dl.sourceforge.net)|2a01:e0d:1:8:58bf:fa88:0:1|:80… connecté.
requête HTTP transmise, en attente de la réponse… 200 OK
Taille : 3905273856 (3,6G) [application/octet-stream]
Sauvegarde en : « emmabuntus-de-i386-jessie-1.00.iso »

emmabuntus-de-i386- 100%[===================>] 3,64G 3,50MB/s in 20m 57s

2016-06-25 23:32:05 (2,96 MB/s) — « emmabuntus-de-i386-jessie-1.00.iso » sauvegardé [3905273856/3905273856]

Puis j’ai utilisé AQemu – en période de test sur mon Archlinux – pour créer une machine virtuelle avec Qemu. Le temps qu’une version fonctionnelle de VirtualBox débarque 🙂

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Antergos, y a pas comme un os dans l’OS ?

Ah, Antergos… NumixOS comme j’aime à le renommer. Je reviens toujours voir dans quel état il se trouve, même s’il accumule les erreurs de conception les plus basiques, comme un gestionnaire de session aussi léger qu’une dame hippopotame sur le point de devenir maman pour ne citer que l’exemple le plus frappant.

Je m’étais promis je ne sais combien de fois de ne plus en parler, mais la sortie simultanée de deux séries d’images ISO en l’espace de quelques jours (la 2016.06.14 puis la 2016.06.18), et l’annonce comme quoi l’Antergos propose la dernière version en date de Mate Desktop (la 1.14.1 au moment où j’écris cet article car encore indisponible pour Archlinux même si ça avance avec un dépôt github qui sera rétroporté officiellement ?) m’a donné envie de parler de l’Antergos à nouveau.

J’ai donc récupéré via bittorrent l’image ISO de la version 64 bits datée du 18 juin 2016 en version net-install. Étant donné qu’Antergos s’installe en ligne, autant prendre l’ISO la plus légère possible.

anter000

Pour voir à quoi ressemble la version de Mate Desktop 1.14 fournie par Antergos, j’ai décidé de faire capturer en vidéo toute l’installation. J’ai gardé les options par défaut, ne rajoutant que le support d’AUR.

Pour changer et expérimenter, j’ai utilisé AQemu, une interface pour Qemu développée en QT5.

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