Les aléas du dépot « proposed ».

Si utiliser le dépot « proposed » d’une distribution Ubuntu Linux est souvent intéressant, il y a parfois quelques effets de bords qui sont plus ou moins génants.

Si, en gros, 99% du temps, une mise à jour ne pose quasiment aucun problème, le dernier pourcent restant peut être ennuyeux, pour ne pas dire qu’il facilite franchement le transit intestinal.

Ce matin, les dépots proposed ont installés une mise à jour 3.0.1 pour un certain Firefox 3, ce qui :

  1. Laisse penser que Firefox 3.0.1 ne va pas tarder
  2. Que les équipes de veille d’Ubuntu Linux ont vraiment l’oeil à tout

Voici ce que l’on pouvait voir :

Firefox 3.0.1 dans Hardy Proposed

Bref, une mise à jour classique. Classique, pas franchement. Car désormais, les extensions sont vérifiées à chaque démarrage – en mode silencieux. Et manque de pot, les traductions ne sont pas « compatibles ». Voici le message d’erreur qu’on peut avoir :

Extensions incompatibles ?!

Moralité ? Le firefox disponible démarre alors en anglais. Voir le bogue 247494 en ce qui concerne le problème. Cela ne me dérange pas outre mesure, n’utilisant pas la version 3.0, et encore moins la traduction française qui souffre – selon moi – d’une mauvaise traduction du terme « bookmarks » en marque-pages alors que le terme de signets était utilisé auparavant.

Bref, il faudra attendre une mise à jour du paquet language-pack-gnome-fr-base qui contient les fichiers de traduction de Firefox et du xulrunner désactivé par sécurité. Quelques jours d’attente, donc, pas de quoi casser 3 pattes à un canard 😉

Et de 81 tests passés par Shiretoko ;)

Shiretoko, nom de code de Firefox 3.1 vient de passer à 81 tests validés pour l’ensemble qu’est Acid3. Soit pile 10 tests de plus que Firefox 3.0.

81 / 100 à Acid3 sur Shiretoko pre-alpha1

La fermeture du bogue 199959 permet de grapiller un point de plus à l’Acid3. Pour suivre le support du dit test, il suffit de se reporter au bogue 410460.

Bref, maintenant, en attendant la version alpha qui devrait sortir mi-juillet théoriquement, mais on peut plutôt tabler sur début août, on peut se dire que cette version 3.1 de Firefox ne sera pas qu’un simple replâtrage de Firefox 3.0 🙂

Hadopi : mais qu’est-ce qu’on se marre ;)

Devant l’aveuglement et la volonté d’imposer une « dictature » culturelle dominée par les majors du disque, la Sacem ou encore le SNEP.

Sur le site de propagande DemainLaMusique, le directeur du SNEP nous sort sans la moindre mauvaise foi (hum), que je cite :

Le fait que des artistes aient publié dans le JDD du 22 juin un texte pour soutenir le projet de loi « Création et internet » a déclenché chez des internautes des messages inacceptables qu’on a pu lire sur le Monde.fr ou sur Libération.fr

Quel est ce débat dans lequel certains internautes tellement courageux qu’ils sont anonymes appellent à boycotter les artistes qui ont osé manifester une position favorable au texte ?

Il est vrai qu’il est interdit sur l’Internet d’exprimer un point de vue divergent, qui explique que des lois inapplicables ne changeront rien à un fait de base : le pouvoir d’achat s’érode à grande vitesse.

Ni à un autre fait : les albums sont remplis de titres de merde – appellons un chat un chat – à hauteur de 80% en moyenne. Où sont passés des bijous du style « Led Zeppelin II / III / IV », les « Sergent’s Pepper », « Transformer » (Lou Reed avec le sublime « Walk on the wild side »), etc…

Que les artistes listés dans la pétition – qui est sûrement télécommandé par les lobbys de vendeurs de galettes plastifiées – sont tous assez friqués, et dont certains se sont planqués dans des paradis fiscaux comme la Suisse, la Belgique ou encore Monaco pour éviter de payer des impôts.

Bref, comme jadis avec des sites de propagande comme lestelechargements.com, on ne changera pas la réalité que les directeurs aveugles ou autistes – et encore on insulte les victimes de cette maladie en employant ce terme – ne veulent pas admettre :

  • Pouvoir d’achat rogné par l’explosion du prix des matières premières
  • CDs illisibles car rendu foireux par d’inutiles protections, cf le célèbrissime X&Y d’un groupe du nom de Coldplay
  • La loi DADVSI n’a rien changé à la donne, comme ses détracteurs l’affirmaient, car les ventes de galettes sont sur une pente descendante.
  • Les vrais talents ne passent plus que rarement par les requins… majors du disque.
  • Si j’ai 20 € à dépenser par semaine, je préfère les dépenser en nourriture que dans une galette que j’écouterais une ou deux fois dans le meilleur des cas.
  • Que les artistes qui hurlent contre « les méchants pirates » sont celles qui touchent des revenus énormes chaque année.
  • Que l’industrie du disque est née après l’arrivée de la musique, et que la musique survivra à la disparition de ces dinosaures.
  • Qu’à force de taper sur les internautes en les considérant comme coupable par défaut, ils finiront de scier la branche sur laquelles ils sont assis.

A force de tirer sur la corde, elle finit par casser. Sur la liste des artistes pro-hadopi, je n’ai quasiment aucun album d’eux. Et cela me ferait mal au postérieur de donner de l’argent à ce genre d’artistes.

Bref, qu’ils soient boycottés leur fera le plus grand bien. D’ailleurs, je dois avouer que mes goûts musicaux ne comptent presque aucun d’eux dans ma liste. Je suis resté à une musique de qualité, le rock anglais des années 1960 à 1985. Bref, pas la soupe que les dits artistes nous proposent à intervalles réguliers.

Vous voulez découvrir des artistes sans passer par le racket des majors ? Des sites – liste non exhaustive – comme Jamendo, Airtist vous feront découvrir de nouvelles voix. Et ce n’est pas un mal !

Y a pas à dire, c’est de l’alpha !

Alors que ma cafetière moka – ou cafetière à l’italienne – est en train de chauffer pour remplir mon mug de geek « homo informaticus« , j’ai eu l’idée de vouloir voir à quoi ressemble actuellement la future distribution Ubuntu Linux Intrepid Ibex Alpha 2. Pré-alpha2, car la version alpha2 de cette distribution devrait sortir aux alentours du 10 juillet.

Le tout avec comme musique de fond le double album « Tommy » des Who, sorti en 1969. Une ambiance tout ce qu’il y a plus de geek 🙂

J’ai donc récupéré une iso de l’alpha1, les versions nocturnes de test étant légèrement « obèse », ou pour être plus informatiquement correct, « oversized ».

Bref, avec la machine virtuelle habituelle, j’ai lancé l’installation de la version alpha1 d’Ubuntu Linux Intrepid Ibex.

Pour la petite histoire, kvm a du mettre mis à jour, à cause d’une incompatibilité avec la pré-version du noyau linux 2.6.26 utilisé par les versions de développement d’Intrepid Ibex.

Cf le bogue 243677 pour plus d’informations.

La version alpha1 est fournie avec gnome 2.23.3. En tout cas, les dégradés de gris sont agréables, et change un peu des couleurs orangées et marrons des précédentes incarnations d’ubuntu. Reste à savoir si le thème changera complètement ou pas.

Gnome 2.23.3 sous Ubuntu Intrepid Ibex Alpha1

Quand j’ai voulu lancer l’outil de mise à jour, une mise à jour partielle m’est annoncée.

Mises à jour partielles d'ubuntu Intrepid Ibex

Après avoir modifié la source des dépots, et lancé une mise à jour en ligne de commande, j’ai pu voir que certains de paquets annoncés comme non disponible l’était finalement.

Parmis eux, un paquet étiquetté comme Xorg 7.4, alors que ce dernier n’est toujours pas sorti. Une autre préversion… En espérant que d’ici septembre prochain, Xorg 7.4 soit d’actualité 😉

xorg 7.4 ?!

Parmis les nouveautés, dans les options de démarrage disponible quand on appuie sur la touche échap (ou esc), c’est un mode qui permet de démarrer en utilisant la dernière configuration connue comme fonctionnelle. Une fonctionnalité qui doit remonter aux alentours de Windows 2000 dans le doux monde de Microsoft 😉

Options de démarrage d'Ubuntu Intrepid Ibex

Cependant, il m’est impossible de démarrer l’interface graphique. Surement un bogue lié au nouveau Xorg, ou au bogue 246269 ?

Bref, attendons pour voir la suite. Et comme la distribution ne sort qu’en octobre prochain, le problème sera corrigé d’ici là ! 🙂

Juste une mise au point…

Sur un billet que j’ai décidé de détruire car les commentaires tournaient – par moment – purement et simplement au lynchage, j’annonçais que j’arrêterais de parler du logiciel libre.

Plusieurs heures de réflexion, des remarques sensées – entre autres – d’un certain Sébastien, mainteneur d’un certain planet m’ont fait réfléchir et décider de pousser ce coup de gueule qui sera aussi une mise au point.

Tout avait commencé sur le test dans une machine virtuelle – hérésie pour certaines personnes, outil bien pratique pour d’autres personnes – d’une distribution linux qui souffrait d’un bogue majeur et franchement critique : l’installateur sensé simplifier la tache des personnes voulant découvrir cette distribution aux bases assez intéressantes se vautrait malencontreusement.

Certaines personnes me tombèrent alors dessus, prétendant que le bogue venait de l’interface clavier / chaise – en clair l’utilisateur – et non du logiciel comme cela fut prouver quelques heures plus tard par la sortie d’une image ISO corrigée.

Certains « pontes » de la communauté du logiciel libre se mirent alors à augmenter des critiques sur des billets différents, qui se basait sur des données vérifiables, bien que l’intérêt des dits-billets ne fut pas transcendant, ce que j’admets sans aucun problème avec le recul.

Si une distro est mal fagotée, il faut le dire, et ne pas s’enfoncer la tête dans le sable telle une autruche en attendant que la tempête soit passée.

Autre point : j’avais pour politique une modération minimale des commentaires, voulant prévilégier la liberté d’expression. Désormais, je compte faire une modération plus forte, même si cela m’emmerde prodigieusement. Car cela a valu des « flamewars » sur les commentaires.

Troisième point : mon site est un blog, pas un webzine. Je ne suis pas un journaliste, mais un blogueur. Donc, si j’ai envie de dire une chose, je la dirais. Si j’ai envie de dire : tel logiciel plante à mort, je le dirais.

Parler d’un logiciel ce n’est pas lui « lécher le cul ».

Bien que je n’ai jamais lu l’Hebdogiciel, je revendique l’esprit de cette époque. Celui qui voulait une informatique à visage humain, avec des gueulantes quand cela était nécessaire. Bref, un article ne se résume pas à une recopie « bête et méchante » de communiqué de presse.

D’ailleurs, mes premières lectures informatiques sont celle d’un certain « Amstrad 100% » qui n’hésitait pas à descendre en flamme un jeu pourri quand il était testé.

Quatrième point : cela fait des années que je suis un passionné – au sens noble du terme – du logiciel libre, n’hésitant pas à critiquer des logiciels libres quand c’était nécessaire. Le libre, comme le logiciel propriétaire – même si certains préfère le terme privateur – n’est pas parfait.

C’est un fait indéniable. Autant l’admettre. Les personnes – devrait-on dire – les prosélytes du logiciel libre vont en dénaturer l’esprit.
Pour moi, ces personnes veulent faire de l’informatique basée sur du logiciel libre un monde de « costard-cravates », le petit doigt sur la braguette, les cheveux coupés en brosse.

Désolé, mais quand je vois les principaux membres actifs de la communauté du libre, que ce soit Saint Ignucius, Linus Benedict Torvalds, John Maddog Hall, Bruce Perrens, c’est souvent en chemisette ou en tee-shirt, les cheveux dans le vent.

L’informatique libre, telle que je l’aime et que je veux la voir continuer d’exister, c’est une informatique à visage humain, qui admet ses erreurs. Pas une qui la nie.

Pour finir cette gueulante, je tiens à remercier – liste non exhaustive, désolé pour les oublis !!! : Ricard, Afby, The_Glu, utodeb, Shaffe, Costalfy, Moloko, Ghost of Kendo, Marco, 3po, Antistress, Prometee, Insomniaque, Djib et  Thierry Andriamirado pour leurs commentaires constructifs qui m’ont permis de réfléchir à la rédaction de ce billet.

J’ai tellement donné au libre – traductions, rédaction de pages wiki, rapports de bogue, évangélisme et il m’a tellement donné en retour qu’un départ à la cloche de bois aurait été stupide.

Pour les personnes qui ne peuvent pas supporter mes billets : la toile est assez grande pour trouver des billets uniquement « laudateur » sur le logiciel libre sans que vous veniez me faciliter le transit intestinal.

Certaines personnes considèreront cette remarque comme une forme d’insulte, je dirais simplement que c’est mon franc-parler.

Car comme a dit Prometee sur son commentaire :

« Enfin, je rappelle à tout ceux qui critique ouvertement et avec rage les billets de ce blog que avoir un esprit libre c’est aussi accepter la différence. »

Maintenant, retour aux choses sérieuses 😉