En vrac’ de milieu de semaine…

Petit en vrac’ en ce deuxième mercredi d’août 2024.

Côté logiciel libre, informatique et internet.

  • Si vous voulez naviguer en toute tranquillité, la version 6.6 de Tails est pour vous.
  • La DGLFI de la semaine. Une base Beyond Linux From Scratch avec son installateur de paquets dédié. J’ai nommé la Quieux Linux.
  • Dans la série « La distribution GNU/Linux basée sur Archlinux de la semaine », je demande la BredOS. Elle est orientée ARM avec les ordinateurs de la taille d’une carte de crédit comme le Raspberry Pi par exemple, même s’il n’y a pas de support pour celui-ci.
  • Il y a parfois des jeux hommages à d’autres. C’est le cas avec « Color Water Sort » pour le Commodore 64 qui est un hommage au très difficile « Huestack 2 ».
  • Du nouveau dans le petit monde des émulateurs Amstrad CPC. Le projet Xcpc (qui est orienté Linux / BSD) vient de sortir en version 0.52.0 avec pas mal de bonnes choses dans les tripes 🙂
  • Pas franchement orienté informatique, mais c’est un appel à l’aide que je relaye ici. La petite entreprise qu’est l’Âne à Nath a lancé une collecte de fonds pour aider un ânon dont la mère n’a pas franchement la fibre maternelle. Même si vous ne pouvez pas donner, faite toujours circuler l’information, ça aidera !

Côté culture ?

Rappel : Robin and The Woods dont j’avais parlé en avril 2021 a lancé la précommande de son deuxième album, « A Lack of Insight » sur Hello Asso. La précommande se terminera le 30 septembre 2024. Ne ratez pas l’occasion !

Pour finir, une vidéo de « Color Water  Sort » pour le Commodore 64. Pas mal pour un jeu écrit en Basic 🙂

Sur ce, bonne fin de semaine !

Cosmic Desktop : même pour une première alpha, ça envoie du lourd.

J’ai suivi d’un œil distrait le projet développé par les codeurs du projet Pop!_OS pour avoir leur propre environnement de bureau. C’est un environnement basé sur Wayland et écrit en langage rust. Une des promesses de l’environnement, c’est qu’il ne dépend pas d’une distribution donnée. En effet, sur le github du projet, on peut lire ceci :

Installing via the preferred AUR helper is possible the usual way, e.g.: paru -S cosmic-session-git or yay -S cosmic-session-git

Pas besoin de traduire je pense. D’ailleurs, juste après, il y a le mode d’emploi pour installer l’ensemble sur une base Fedora. Ça fait plaisir à voir et ça change des environnements encastrés dans une distribution donnée et elle seule.

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EndeavourOS, Archlinux ou pas ?

Dans une vidéo « C’est Trolldi, c’est permis » – du moins au moment où je rédige cet article, le 5 juillet 2024 – je montrais comment on pouvait Archlinuxiser une EndeavourOS.

On m’a fait très gentiment fait la remarque – et c’est appréciable – que ce n’était pas une vraie Archlinux, à cause de l’utilisation de Dracut pour générer les images noyaux en lieu et place de mkinitcpio.

On pourrait rajouter le fait qu’il y a un dépôt tiers qui en dehors de paquets spécifiques propose une poignée de paquets en provenance d’AUR. Si mes souvenirs sont bons, on tourne dans les 3 ou 4 paquets, dont un critique, car c’est en relation avec Dracut.

Il y a aussi systemd-boot en lieu et place de Grub. Mais sauf erreur de ma part, archinstall, l’installateur officiel propose aussi systemd-boot par défaut. Vous me corrigerez en commentaire si je me trompe.

Pour moi, mis à part ces deux points, EndeavourOS propose une Archlinux personnalisée qu’il est ultra simple et rapide à archlinuxiser.

C’était pour cette raison que j’ai participé durant les premières années au projet avant de le quitter, n’ayant plus le temps ni le courage de m’y investir à nouveau.

Si dans le futur je dois réinstaller un e Archlinux, je pense que je pourrais envisager EndeavourOS, modulo le fait que j’utiliserai Grub et que je me débrouillerai pour remplacer Dracut par mkinitcpio.

J’espère simplement que ce sera le plus tard possible, car j’ai pas envie de réinstaller aussi rapidement. Mon installation actuelle n’a bien que 6 ans et demi 🙂

Quoi de neuf chez ArchCraftsMan ?

Début mai 2024, je faisais un article bilan sur les installateurs pour Archlinux. Dans l’article, je parlais du projet ArchCraftsMan. À l’origine écrit en Bash, le projet a été réécrit en python pour être plus facilement maintenable.

Cela faisait des mois que je n’étais plus allé sur la page github du projet.

J’avais noté des blocages lors de l’utilisation dans VirtMachineManager. Donc cette fois, je suis parti sur VMWare Workstation qui même si elle ne connait pas Archlinux est suffisamment versatile pour l’émuler tranquillement.

J’ai donc fait chauffer mon exemplaire de VMWare Workstation pour montrer le fonctionnement de l’installateur en « temps réel ». Restez jusqu’à la fin de la vidéo, cela en vaut la peine !

Il est vrai que comparé à l’outil officiel Archinstall, le projet ArchCraftsman est limité : pour le moment le support des environnements est limité au trio Gnome, Plasma et Xfce. Néanmoins l’ensemble proposé est d’assez bonne qualité et on peut dire que le boulot d’installation est fait ainsi à hauteur de 80-85%.

Mis à part le bug étrange du son dans VMWare, je n’ai rien à reprocher au projet qui est de bonne facture. Peut-être que rajouter un ou deux environnements de bureau comme LXQt ou encore Cinnamon serait profitable au projet.

Ajout le 23 juin à 16 h 30 :

Une vidéo complémentaire sur ArchCraftsMan et un mea culpa pour une fausse manipulation de ma part.

Suis-je trop formaté pour envisager à long terme un changement de distribution ?

Je suis sur PC depuis 1995 et j’ai connu plusieurs grandes périodes, mis à part un an avec le premier Mac Mini entre 2004 et 2005.

  1. La période MS-Windows entre 1995 et 2006 : MS-Windows 3.1, 95, 98 et 98SE, 2000 et XP. Oui, j’ai échappé à Millenium 🙂
  2. Une période Ubuntu de mi 2006 à mi 2009
  3. Une période Archlinux depuis 2009 sans quasiment aucune interruption, mis à part un court passage sur la regrettée Frugalware Linux

Il y a 6 mois – au moment où je rédige cet article, le 9 mai 2024 – je rédigeais un court billet sur mon choix en cas de décès d’Archlinux. Sans grande surprise, c’est la Fedora Linux classique qui a emporté mon choix.

Moins d’une semaine plus tard, je faisais un billet où je parlais de mes expérimentations avec la Fedora Linux 39 à l’époque.

Rien n’a bien changé depuis, modulo la version stable de la Fedora Linux. Cependant, je me demande presque si au décès d’Archlinux, je ne serai pas en pleine saturation linuxienne, quitte à quitter le doux – hum ! – monde du libre pour le monde Microsoftien, en ayant ma dose de linux avec WSL.

Mais vu la vivacité d’Archlinux, son AUR toujours plus rempli et dans lequel il devient difficile de s’y retrouver sans perdre cinq bonnes minutes pour certains logiciels, la question risque de ne pas se poser avant longtemps.

Je peux dire en ce mois du quinzième anniversaire en tant qu’Archlinuxien, « BTW, I use Arch! » 🙂