« Sainte Anne » : le dernier bijou de douceur d’Heligoland.

Heligoland, groupe d’origine australienne qui vit en France depuis 2007 a sorti le 28 janvier dernier, un nouvel album, « Sainte Anne ». J’avais déjà parlé en vitesse de l’album « Bethmale » dans un billet de février 2012.

Ce 5ième album, mixé de main de maître par Robin Guthrie – mais si, vous connaissez sur le groupe des Cocteau Twins – est un EP de 5 titres, enregistré en 2011 à Nans-sous-Sainte-Anne.

Le groupe, spécialisé dans une musique douce, planante, mâtinée de mélodies éthérée, nous propose encore un petit bijou. La voix presque fantomatique de Karen Vogt se laisse emporter par les mélodies, comme une feuille morte sur un cours d’eau.

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Y a des chansons qui m’arrachent des larmes…

Oui, je l’avoue, il y a des titres qui m’arrachent des larmes à chaque fois que je les entends, et parmi ceux-ci, le numéro 1, c’est une création de 1974, d’un petit groupe inconnu, Deep Purple à l’époque en « Mark III ».

C’est bien entendu « Soldier Of Fortune ». Il y a bien entendu la version originale de l’album « Stormbringer » (1974) :

La version acoustique de David Coverdale qui a co-écrit le titre avec Ritchie Blackmore, dans l’album « Starkers In Tokyo » (1997) :

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Epilogues, le retour en fanfare.

En juillet dernier, j’abordais le premier EP du groupe anglais Epilogues. Après un EP spécial noël – je ne suis pas franchement très fan de ce genre d’album – voici donc le nouvel album, un LP de 8 titres.

On retrouve ici toute la magie et les ambiances rêveuses qui ont fait le succès du premier EP.

On retrouve le mélange de guitares folk, de mélodies imparables, de textes finement cisélés qui font mouche à chaque fois. Sans oublier les mélodies au piano, comme dans « Atlas, At Last »

Mes coups de coeur à la première écoute ? « The Art of Being A », « Atlas, At Last », « Persephone » et bien entendu, le titre éponyme.

L’album en version physique coute 3£, et sera disponible à partir du 1er février. Inutile de vous dire que j’attends avec impatience de le rajouter à ma collection musicale.

Les Fantomes Courtois : voyages temporels et musicaux à la guitare.

Quand on pense album de musique instrumentale, on retrouve le piano comme instrument de prédilection dans 80% des cas.

La guitare acoustique est moins souvent présente, et c’est dommage. Camille Feral propose un album de ses créations avec d’autres musiciens, à la guitare acoustique comme instrument principal, qui nous plonge vers la fin du 18ième siècle, début du 19ième pour les mélodies, pour une partie des titres.

Avec parfois des bascules plus prononcées dans le temps, aussi bien dans le passé que dans le futur 😉

L’album en question s’appelle « Les Fantomes Courtois » et propose sur sa pochette un tableau sorti de l’époque pré-révolutionnaire pour l’apparence. L’album est sous licence Creative Commons CC-BY-NC-SA.

Dès le premier titre, on est dans cette ambiance d’une époque révolue, douce, classique, et on se demande presque si on ne pourrait pas croiser François-Marie Arouet au coin d’une rue.

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Arkyne : « Ayen Bowen No », un excellent premier opus.

Dans mes presque 500 albums, je n’ai qu’une grosse demi-douzaine de références trip-hop ou apparentés. C’est un domaine musical où je suis horriblement exigeant. Et il faut dire que ce n’est pas un genre non plus très surpeuplé.

Le projet Arkyne, c’est l’univers musical de Patrice Ferlet. On peut suivre l’actualité du projet via sa page Google+, son site officiel ou encore la page Bandcamp. Sa particularité technique est d’avoir été entièrement créé grace à du logiciel libre.

Je connais de longue date cet album, l’ayant entendu pour la première fois sur jamendo il y a 2 ou 3 ans. Et très récemment, suite à une discussion au détour d’un fil avec l’auteur sur Google+, l’album est disponible au téléchargement sur Bandcamp, pour la modique somme (et l’on peut donner plus) de 3 €.

La petite histoire veut que le projet soit tiré d’une nouvelle écrite par l’auteur. Les titres sont basés sur le langage inventé par l’auteur dans le cadre de sa nouvelle.

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