« Sonra » de Birtawil, un premier album de qualité.

J’ai connu Birtawil via un message du label Watts Next? qui m’avait parlé du premier extrait du deuxième album « Dua Min » dont la date de sortie est le 27 février 2026. Je reviendrai plus tard sur cet album, mais j’ai eu envie de connaître la première période de Birtawil, étant donné que « Dua Min » est plus centré sur une évolution stylistique.

Et je dois dire que j’ai été agréablement surpris.

L’album dure 38 minutes avec 7 pistes au compteur. Ce qui fait des pistes d’environ 5 à 6 minutes pièce. Dans ce premier opus, on est marqué par le minimalisme des pistes. Les cordes sont très présentes, harmonieuses, légères. On a parfois l’impression de se retrouver avec certaines pistes du classique de Nine Inch Nails « Ghosts I-IV ».

Ce qui est bien, c’est que le changement de piste est quasi-inaudible. On a l’impression d’être devant une seule pièce musicale divisée en différents mouvements.

C’est une œuvre reposante, méditative. Du très bon donc. Aussi bon que la suite sur laquelle je reviendrai pour la fin février 2026.

« Qu4rtus », le retour d’In Limbo.

In Limbo, c’est un groupe de rock progressig français qui existe depuis 2002, avec son premier album « Somnebuleux » en 2008. Vous pouvez écouter l’album en question sur Altermusique.org.

La dernière fois que j’avais parlé du groupe, c’était en février 2016, avec « Allegories ».

Depuis plus rien. Le groupe semblait avoir disparu. C’est ainsi que j’ai été surpris d’apprendre la sortie de « Qu4rtus » via une alerte de Bandcamp.

Comme son nom peut le laisser penser, c’est le quatrième album du groupe. Comme les autres albums et EP du groupe, on est sur du « copieux » : près de 48 minutes pour 6 pistes. Toutes les pistes font entre 4 et 5 minutes, mis à part deux plus longues de 12 et 13 minutes respectivement.

Le groupe ne se renie pas et nous propose un rock progressif qui aurait pu trouver sa place aisément à cette époque bénie de la musique où l’auto-tune tenait de la science fiction.

Le mixage est propre, on peut dire même meilleur que sur l’album précédent. La deuxième piste « Chaos » me fait penser à la première période de King Crimson dans sa composition et son ressenti. L’influence crimsonniene se fait aussi entendre sur la piste « L’entrave [The Hindrance] ».

Comme pour l’album précédent, les pistes s’enchaînent les unes après les autres sans trop de difficulté. On a au final l’impression d’avoir une seule piste de 48 minutes, découpée en sous-pistes. Cela me fait un peu penser à l’album « Tales from Topographic Oceans » de Yes avec une piste par face de disque vinyle.

Quant à la piste la plus longue de l’album, « K.O. », je ressens des influences floydiennes dans sa mélodie.

L’album aura pris son temps à arriver, mais il en vaut largement l’écoute. De plus, il est en téléchargement à prix libre sur Bandcamp, autant se faire plaisir !

« Maëlstrom » d’Onde : quand le rock progressif rencontre le violon et la musique celtique, c’est bon !

Note: j’ai été contacté par un membre du groupe qui m’a précisé que le « Modern Celtic » (que l’on trouve sur la page bandcamp entre autre ou leur site officiel) avait été rajouté pour des raisons purement pratiques de recherches sur la toile pour éviter de tomber sur un groupe ayant le même nom.

C’est un groupe d’origine bordelaise que j’ai découvert à la fête de la musique en 2018 quand j’habitais à Biganos. Il s’était produit avec son ancien batteur en concert.

Ce que j’avais franchement apprécié, c’était le fait que cela changeait des traditionnels et plus que lassantes bandas du Sud-Ouest qui sont omniprésentes.

Fin avril 2019, le groupe a sorti son premier EP, intitulé « Maëlstrom », dont j’ai eu connaissance via un courrier électronique en ce début 2020.

L’EP dure près de 28 minutes pour un total de 5 pistes, ce qui est assez classique. Le rock progressif est un genre qui est assez malléable pour accepter nombre de variantes et plaire à des sensibilités différentes. Il y a bien sûr le jazz pour Yes ou l’utilisation de la flute traversière pour Jethro Tull.

Dans le cas d’Onde, c’est l’utilisation du violon et des influences celtiques. Il faut dire que cela fait plaisir de ne pas tomber sur les bonnes vieilles guitares comme instrument à corde principal, même s’il y en a pour respecter un des canons du rock progressif 🙂

Le début de la première piste « Rise your bones » met le violon en avant et c’est lui qui donne la mesure. Ce qui n’empêche pas d’avoir une conclusion qui donne envie de se trémousser.

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« The Round Dimension » de Roger Subirana : l’attente en valait vraiment la peine !

L’arrivée d’un nouvel album de Roger Subirana, c’est toujours un plaisir pour les oreilles, surtout quand plusieurs années sont passées depuis le précédent opus. Je suis un grand fan du compositeur espagnol depuis… un certain nombre d’années. Je dirai que ça doit remonter à 2008 ou 2009. À peu de choses près.

J’avais déjà parlé de certains de ses albums récents sur le blog :

Quatre longues années sont passées, et le 25 janvier 2017 (soit d’ici une grosse semaine au moment où je rédige cet article), le neuvième album sortira officiellement. Pour le moment, il est en écoute libre sur la page Bandcamp de Roger Subirana.

Le premier constat, c’est que l’attente en valait la peine : 17 pistes (dont 4 bonus), le tout pour presque 70 minutes. Autant dire que Roger Subirana a mis le paquet 🙂

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Confession d’un amateur de musique, épisode 4 : ma découverte de la musique libre avec Tryad…

Quatrième épisode de cette série, il sera plus fourre-tout que les précédents, car il ne concerne pas un genre en particulier. Mais une méthode de publication, la musique libre.

C’est vers 2006 ou 2007 que je découvre Jamendo, ainsi que des sites comme Altermusique ou dogmazic. Je ne sais plus par quel moyen j’entends parler d’un mouvement que je trouve bizarre : la musique sous licences libres. De la musique qu’on pouvait récupérer gratuitement et légalement, comme je l’avais fait pour mon système d’exploitation.

Un des albums qui cartonnait à l’époque, c’était « Listen » de Tryad. Je sortais d’une époque où je récupérais illicitement un peu de musique commerciale sur des réseaux comme Kazam ou encore sur Limewire… Toute une époque 🙂

J’étais déjà utilisateur de logiciels libres, mais de la musique sous licence libre, je me suis dit « Quoiiiiiiii ? »

J’ai donc lancé la lecture de l’album, m’attendant au pire, et une fois passé la première piste, je tombe sur « Breathe ». Et c’est le coup de coeur.

Je me suis alors mis à fouiller frénétiquement les sites de musique libre, et comme pour la musique commerciale, j’ai trouvé à boire et à manger.

Mais surtout des artistes que j’ai continué de suivre par la suite : Ehma, Roger Subirana (dont je reparlerai dans un futur billet), Zero Project, Strange Zero, In Limbo, Marker Beacon ou plus récemment Lily Anne Jutton. J’ai dû en oublier une tripotée ou deux, mais cela m’a permis de m’ouvrir à des univers musicaux que j’aurais boudé autrement…