Retours sur la gestion des commentaires et la politique des 10 jours d’ouverture.

Note préliminaire : j’écris cet article en écoutant l’album « Watershed » d’un groupe scandinave peu connu, Opeth. Ne vous étonnez pas si le contenu a tendance à devenir un peu saignant dans les lignes qui suivent. Des morceaux comme « Heir Apparent » ou encore « The Lotus Eaters » y sont pour quelque chose.

Dans six semaines (du moins au moment où je rédige cet article, à savoir le 16 août 2015), le blog aura soufflé sa dixième bougie. Dix ans que je tiens en vie ce modeste blog qui arrive patiemment à un gros millier de pages vues quotidiennement, même si j’ai parfois quelques exceptions, comme une pointe à plus de 6000 visites. Une fois en 10 ans. Merci au papa de la HandyLinux pour m’avoir rappellé cet événement.

Durant des années, en gros de septembre 2005 à novembre 2014, j’ai appliqué une règle simple. Les commentaires étaient fermés au bout de 7 jours. Malgré l’ajout d’un captcha, il y a toujours eu des visiteurs malintentionnés pour polluer les commentaires, dans le but de promouvoir des petites pilules bleues agrandisseuses et affermisseuses d’organe pendouillant et viril, et autres cochoncetés de ce style.

À la mi-novembre 2014, je rédigeais un article sur la politique concernant l’ouverture ou la fermeture des commentaires. Dans les commentaires de l’article, il m’a été suggéré de passer à une durée plus longue, 10 jours. Depuis 9 mois, j’applique cette politique. Avec une modération a priori, cela me permet de conserver la main.

Je pars d’un principe constitutionnel en France qui est le suivant, défini par deux articles de la Déclaration des Droits de l’Homme et du Citoyen du 26 août 1789 (appellation un brin mysogine dans l’appellation au passage comme le montrera une certaine Olympe de Gouges en 1791, deux ans avant d’être exécutée au nom de la République Française)

Article 10 : Nul ne doit être inquiété pour ses opinions, même religieuses, pourvu que leur manifestation ne trouble pas l’ordre public établi par la loi.

Article 11 : La libre communication des pensées et des opinions est un des droits les plus précieux de l’homme : tout citoyen peut donc parler, écrire, imprimer librement, sauf à répondre à l’abus de cette liberté dans les cas déterminés par la Loi.

Il y a cependant certaines limites imposées par le droit positif, comme les propos liés à l’insulte du genre : Untel(le) est un(e) con(ne).

Ou encore la diffamation, les propos haineux (à cause de la confession, de la nationalité, de la couleur de peau, de l’orientation sexuelle ou du sexe biologique d’une personne) pour rester dans les grands classiques. Autant dire que je laisse passer 99,9% des commentaires déposés.

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Le captcha : gadget inutile ?

Trouvé via le blog de Matt Mullenweg, un des codeurs principaux de WordPress, la version en ligne du Guardian a rédigé un article qui taille en pièce les captchas.

Qu’est-ce qu’un captcha ?

Un Captcha est une forme de test de Turing permettant de différencier de manière automatisée un utilisateur humain d’un ordinateur.

Parce que le test est réalisé par un ordinateur, en opposition avec les tests de Turing standard réalisés par des humains, un Captcha est souvent décrit comme un test de Turing inversé. Ce terme est néanmoins ambigu parce qu’il pourrait aussi signifier que les participants essaient de prouver qu’ils sont des ordinateurs.

En clair ? Un moyen qui pourrait éviter les spams robotisés dans les commentaires, les inscriptions automatiques dans des forums sur la toile, etc… Du moins en théorie.

Car les captchas même s’il s’améliore sont toujours cassés à un moment ou à un autre. GMail en a fait l’expérience en début d’année.

Il reste bien entendu des solutions listée l’article du Guardian : un système comme OpenID pourrait limiter la casse. Mais c’est surtout la conclusion de l’article qui est intéressante et qui résume bien le noeud du problème :

« Ultimately Captchas are useless for spam because they’re designed to tell you if someone is ‘human’ or not, but not whether something is spam or not. Just because something came from a real human being doesn’t mean it isn’t spam, which is why content-based solutions like Akismet are the only long-term solution to the spam problem. »

Ce qu’on peut traduire par :

Dans l’absolu, les captchas sont inutiles contre le spam car ils sont conçus pour vous dire si quelqu’un est « humain » ou pas, mais pas pour vous dire si c’est du spam ou pas. Ce n’est pas parce que quelque chose vient d’un vrai être humain que ce n’est pas du spam, ce qui implique pourquoi des solutions d’analyse de contenu comme Akismet sont les seules solutions sur le long terme en ce qui concerne le problème du spam

J’ai mis en gras le morceau important. Après, libre aux fervents adeptes des captchas de continuer à croire en leur puissance. Il faut bien respecter les opinions, même si parfois on est en désaccord avec elles.

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