Compilons la version améliorée de Mozilla Firefox 4.0 pré-beta 6…

Ayant lu un article sur OSNews sur Mozilla qui a annoncé la disponibilité d’une version de test avec le moteur de compilation à la volée de Javascript, j’ai voulu faire compiler la version par moi-même, j’ai récupéré le code source correspondant :

[fred@fredo-arch fox]$ hg clone http://hg.mozilla.org/tracemonkey/ src/

Et ensuite, j’ai utilisé le .mozconfig suivant :

#
# See http://www.mozilla.org/build/ for build instructions.
#

export AUTOCONF=autoconf-2.13

. $topsrcdir/browser/config/mozconfig

mk_add_options MOZ_OBJDIR=@TOPSRCDIR@/../objdir-fx

# Options for ‘configure’ (same as command-line options).
ac_add_options –enable-optimize
ac_add_options –disable-debug
ac_add_options –disable-tests
ac_add_options –with-ccache

Une fois la version disponible, j’ai comparé la version « classique » compilé ce matin, et la nouvelle version disponible.

Version classique : 1153 points

1153 points dans v8 avec Firefox "classique"

Version expérimentale : 1723 points soit 49,43% de plus.

1723 points dans v8 avec Firefox le compilateur JIT activé

Evidemment, on est loin de Google Chrome qui dépasse largement ce score – 5289 points environ – mais il y a du progrès 🙂

5289 points dans v8 sous chromium

La suite au prochain épisode 😉

Pino 0.3 : Le duke nukem for ever des clients twitter / identi.ca ?

Derrière ce titre volontairement provocateur, je ne fais qu’exprimer le sentiment que j’éprouve envers le coté « moribond » de ce projet. Alors que j’ai encensé de nombreuses fois ce logiciel, l’utilisant dès février 2010 – et m’occupant de la traduction sur de nombreuses versions 0.2.x

Cependant, tous les éléments qui font penser que la version 0.3.x sera – jusqu’à preuve du contraire – un vaporware :

C’est quand même dommage de voir un si bon outil devenir un vaporware… Oui, je sais, je n’ai pas le niveau de perfection dans la capacité de mettre le doigt où cela fait mal d’un certain Cyrille

L’Opale Noire de Lisa Gerrard… Un bijou.

J’ai reçu ce matin, près de 6 semaines après l’avoir commandé en Australie le dernier opus solo de la voix féminine des Dead Can Dance.

L’album, fourni sous la forme d’un digipak contient, en plus du CD, un petit encart cartonné, avec d’un coté un texte, et de l’autre une photo de dos de Lisa Gerrard.

Cet album me fait penser à un mélange de « The Silver Tree » (pour les pistes spirituelles, voire ethérée) et de « Duality » pour les morceaux un peu plus rapides, comme « Tell it from the moutain », « The Crossing » ou encore « Black Forest ».

Rien à jeter, même si je n’en suis qu’à ma première écoute de l’album… 50 minutes de pur bonheur…

J’ai franchement apprécié le mot contenu sur l’encart cartonné :

Thank you for supporting us in our new journey.
Your encouragement goes deeper than our connection to one another. Your integrity had helped continue the movement towards creative independance that can only be achieved through uncensored expression.

My expression to you is my music and I pray that it is a release for you, an awakening to enlightenment and mutual respect for all life forms.

Stay well.

Ce qui donne traduit :

Merci pour votre soutien dans notre nouveau voyage.
Votre encouragement va plus loin que nos interconnexions. Votre intégrité a aidé à la continuation d’un mouvement vers une indépendance créatrice qui ne peut être atteinte qu’au travers de l’expression non censurée.

Mon expression envers vous est la musique et je prie pour que ce soit une libération pour vous, un éveil à la lumière et au respect mutuel de toute forme de vie.

Portez-vous bien.

Cela fait chaud au coeur, et cela change des insultes habituels des « artistes » qui conchient les auditeurs qui n’ont pas acheté leur dernières galettes. Pour finir, quelques photos.

Désolé, mais la qualité n’est plus trop au rendez-vous… Et acheter un appareil photo numérique neuf, ce n’est pas au summum de mes priorités actuellement.

Et si un voie de sortie de la crise de la musique enregistrée était l’autoproduction ?

De plus en plus d’artistes – plus ou moins connu – ont décidé de se débarrasser de l’intermédiaire qu’est le producteur de disque pour vendre directement au consommateur.

Quelques exemples :

  • Lisa Gerrard, la chanteuse du groupe Dead Can Dance qui propose ses dernières créations uniquement depuis son site internet et du magasin en ligne lié. J’ai d’ailleurs acheté « The Black Opal » (5 semaines pour arriver d’Australie) et j’en parlerais dans un prochain article.
  • Trent Reznor, avec les 2 derniers opus du groupe Nine Inch Nails (Ghost I-IV et The Slip), mais aussi avec son nouveau groupe How To Destroy Angels.
  • Alessandro Cortini, claviériste de Nine Inch Nails, qui sous le nom de SonoIo vient de sortir son premier opus.
  • Ilan Rubin, dernier batteur du groupe Nine Inch Nails, qui propose les productions de son groupe « The New Regime« 
  • Metaform, alias Justice Aaron.

Et il doit sûrement en y avoir d’autres. En tout cas, que ce nombre croît ne serait pas étonnant, surtout si les artistes veulent controler la vente de la copie de leur oeuvre.

gImageReader : une interface légère pour Tesseract.

Il est parfois utile d’avoir un outil d’OCR. Il existe le très bon et très puissant moteur tesseract.

Cependant, toute sa puissance est exploitable uniquement en ligne de commande :(. Il y a bien un outil comme gscan2pdf, mais il demande un nombre assez important de dépendances lié à Perl.

Même si à une époque lointaine, je l’avais encensé 🙂

En faisant quelques recherches, je suis tombé sur gImageReader, un outil en python, n’ayant que peu de dépendances, en dehors de python et de tesseract :

imagemagick pycairo pygtk python-gtkspell

En m’inspirant de PKGBUILDs déjà existants pour contourner un problème de compilation, j’ai créé un paquet disponible sur AUR : gimagereader.

Le seul hic, c’est qu’il faut définir le chemin pour accéder aux dictionnaires de tesseract. Sur mon archlinux, ces derniers sont à l’endroit suivant :

/usr/share/tessdata

Configuration de gImageReader 0.6

Bien que ce ne soit qu’une version 0.6, l’interaction avec le moteur de tesseract est simple et le résultat (pour peu qu’on ait une image numérisée de qualité – minimum 300 ppp) donne de très bons résultats.

gImageReader 0.6 en action

Un bug cosmétique, c’est que le logiciel ne semble pas apprécier un système en UTF-8 🙂

En tout cas, c’est un logiciel sympa, le genre d’outil dont on a besoin de temps à autres et dont on est content d’avoir sous la souris 😉

Petit message pour Devil505 : libre à toi de t’inspirer de mon PKGBUILD pour faire un Frugalbuild 😉