Calculate Linux : l’autre Gentoo Linux pour être humain ?

Gentoo Linux, la distribution où la compilation est reine – je reste circonspect sur le gain réel de vitesse des logiciels compilés maison contre les pré-compilés – est réputée pour son coté austère, pour ne pas dire imbuvable par endroit.

Il y a des projets pour rendre la distribution plus utilisable par une personne lambda, Sabayon GNU/Linux étant le plus célèbre. Cependant, il existe un projet d’origine russe, Calculate Linux. La version 12.0 étant sortie récemment, j’ai eu envie de voir ce que donnait cette dérivée de Gentoo Linux.

Dans l’annonce de publication, on peut voir qu’il existe 3 versions principales : une basée sur Gnome (version 3.2, alors que la version 3.4 est sorti il y a environ 3 mois), une basée sur KDE (4.8.4) et une dernière sur Xfce (4.10). Les 3 étant disponible en versions 32 et 64 bits.

J’ai donc lancé mon client bittorrent en bon tipiak, et j’ai attendu que les 1,9 Go de l’image ISO du DVD de la version xfce 64 bits soient récupérés. Une fois le long démarrage terminé, on se retrouve dans un environnement Xfce simplifié. Tout se règle via un menu déroulant.

L’installateur est ultra simplifié, et se résume à : remplir des champs quand c’est demandé, cocher une ou deux options, et puis cliquer sur suivant et patienter. Loin d’une installation aride à la Fentoo Linux qui demande de rentrer des commandes « cryptiques » et de connaitre des notions étranges comme le chroot par exemple 😉

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Tuons une légende urbaine du logiciel libre sur MATE.

Une légende urbaine a été propagée sur MATE, dérivé du code source de Gnome 2.32.1. Cette légende urbaine, propagée entre autre par cet article de ManiacGeek, je cite le morceau en question, veut que MATE soit une réalisation de Linux Mint, alors que l’interface maison de Linux Mint, c’est Cinnamon !

« A tel point que les utilisateurs se sont précipités sur MATE, le fork de Gnome 3 développé pour Linux Mint. »

C’est faux ! Archi-faux ! Ultra-faux ! MATE n’est pas né avec son inclusion dans la Linux Mint 12, je cite les notes de publication de Linux Mint 12 :

« MATE is brand new, it’s not completely stable yet, and it’s missing a few parts. It’s being actively maintained and with close collaboration between the MATE developers and Linux Mint. With time the project will gain maturity and provide users with a traditional and solid desktop experience. »

Ce qui donne traduit :

MATE est tout jeune, ce n’est pas encore complètement stable et il manque quelques morceux . Il est activement maintenu avec l’étroite collaboration entre les développeurs de MATE et de Linux Mint. Avec le temps le projet gagnera en maturité et fournira aux utilisateurs une expérience traditionnelle et solide de bureau.

De plus, dès septembre 2011, 3 mois après le lancement du projet, j’avais consacré un article à MATE. soit deux mois avant que la Linux Mint 12 ne sorte.

Enfin, pour tuer cette légende urbaine de manière complète, voici le message posté le 18 juin 2011, annonçant la naissance de MATE, du moins, son introduction :

Hello everyone.
I’ve made a GNOME2 fork. I’ve called it « Mate ».
My english is not so good. And so, maybe I can not give support in English.
Correct me if I’m wrong. Any suggestion is welcome.

…sorry about short description.

MATE Desktop Environment, a non-intuitive and unattractive desktop for users, using traditional computing desktop metaphor. Also known as the GNOME2 fork.

Inutile de traduire, je pense.

Alors, la prochaine fois qu’une personne dira : « MATE, le projet de la Linux Mint ? », il ne restera plus qu’une chose à faire : lui donner une fessée cul-nu, en place publique avec une poignée d’orties bien fraiches !

Baraka : une claque documentaire.

En 1992, Ron Fricke sort un documentaire de 96 minutes, intitulé « Baraka ». Documentaire sans le moindre commentaire, il nous permet de faire un tour de la planète de manière étrange.

Des beautés de la nature (les chutes d’Ignaçu à l’Ayers Rock, mont sacré des Aborigènes, en passant par les volcans hawaïens), des plus majestueux édifices créés par l’humain (Angkor Vat, la pyramide de Khéops entre autre) aux plus macabres (le camp d’Auschwitz au musée de Tuol Sleng sur le génocide cambodgien sous le régime de Pol Pot), du silence pesant des lieux de triste mémoire au silence rempli de sens des édifices religieux.

On passe aussi des populations les plus « primitives » à nos sociétés modernes. Un passage qui m’a vraiment marqué, c’est l’entralecement d’images de la vie de la fourmilière humaine qu’est Tokyo avec celle d’une usine d’élèvage de poulets en batterie. Parallèle frappant…

Un des morceaux les plus marquant est celui qui est sonorisé par « Host of the Seraphim » de Dead Can Dance.

Et dire que ce film documentaire est sorti il y a 20 ans… Qui a dit que le monde change ?

Il me vient à l’esprit une citation attribué à la sagesse populaire amérindienne : « Lorsque le dernier arbre sera abattu, la dernière rivière empoisonnée, le dernier poisson pêché, alors tu découvriras que l’argent ne se mange pas »

Bonne journée 😀

GhostBSD 3 beta 1 : pas trop mal pour une première béta :)

J’ai parlé précédemment dans un « en vrac' » d’une nouvelle version de GhostBSD 3, la stable 1. Une version beta 1 de ce FreeBSD « gnomisé » est sorti officiellement.

J’ai donc récupéré une image ISO, et créé une machine VirtualBox. Cet os est basé sur le code de FreeBSD 9.1 beta1, Gnome 2.32.1, Mozilla Firefox 13 entre autres.

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Cinnamon 1.5.2, état des lieux.

Cinnamon, le gestionnaire de bureaux basé sur Gnome Shell continue son bonhomme de chemin. Il est arrivé récemment en version 1.5.2.

J’ai voulu le tester. J’ai donc créé une machine virtuelle Archlinux dans laquelle j’ai installé Gnome. J’ai ensuite fait recompiler les paquets :

La version du paquet n’étant pas à jour, j’ai été obligé d’appliquer deux modifications au fichier PKGBUILD.

D’abord, virer la ligne appliquant le patch 0001-cinnamon-settings-hack-by-Ner0.patch, puis j’ai modifié les sommes de contrôle pour que la version 1.5.2 soit compilée :

makepkg -g >> PKGBUILD

Je n’ai rien rajouté, même s’il existe un grand nombre de greffons et de thèmes additionnels. J’ai voulu une expérience aussi proche que possible de l’original.

A noter la présence d’un Cinnamon 2D dans les options désormais. J’ai choisi d’utiliser lxdm en lieu et place de GDM à cause d’un crash liant l’utilisation de gdm, de virtualbox et de la fonction de capture vidéo de Gnome. Ca plantait tellement que j’ai du lancer l’enregistrement de la vidéo, une fois cinnamon chargé 🙁

lxdm et les options de Cinnamon 1.5.2

L’ajout de l’option 2D est bienvenue, cela permet d’avoir un environnement qui ne nécessite pas de circuits 3D puissant. Sinon, l’ensemble est rapide, apparemment un peu plus simple à configurer que dans ses versions précédentes.

L’ergonomie est classique, rien à redire là dessus. Si des environnements comme Unity ou Gnome Shell vous sort par les yeux et que vous trouvez xfce trop aride, cette interface complémentaire vous permettra d’avoir les outils de Gnome 3 sans vous poser de question supplémentaire.

Seul hic : dommage que le gestionnaire d’environnement virtuel soit aussi sensible au lancement !