Vieux Geek, épisode 25 : 9 novembre 2004, sortie de Mozilla Firefox 1.0

10 ans déjà. 10 ans que le navigateur léger de la Mozilla Foundation sortait en version 1.0 finale, plus de 2 ans après sa première version, qui s’appellait à l’époque Phoenix 0.1.

Souvenons-nous de l’internet il y a 10 ans. Microsoft Windows XP était encore un fringant OS, et on parlait de Longhorn qui prenait du retard. Le même Longhorn sortira en 2006 sous le nom de Microsoft Windows Vista.

MacOS-X s’appellait alors Panther. La première version d’une jeune distribution voulant simplifier l’accès à la Debian GNU/Linux sortait, c’était la Ubuntu Warty Warthog.

Toujours dans les distributions GNU/Linux, la Fedora Core 2 était celle que j’utilisais pour m’affranchir de MS-Windows XP. A l’époque, les distributions 64 bits étaient encore de la science-fiction. La Slackware Linux était en version 10.0, et Debian GNU/Linux ? Les développeurs se battaient pour sortir Sarge, alias Debian GNU/Linux 3.1.

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Vieux Geek, épisode 24 : L’épopée de DesktopBSD (2006-2009)

Depuis une dizaine d’années, il y a eu plusieurs projets pour proposer des environnements prêts à l’emploi se basant sur FreeBSD, principal et plus connu des BSDs libre.

Parmi eux, il y a des projets comme GhostBSD ou encore le très lourd PC-BSD. Cependant, entre 2006 et 2009, il y a eu un projet qui portait le nom de DesktopBSD.

Son ultime version, sortie en 2009, proposait un environnement basé sur KDE 3.5.10, et les outils de l’époque.

Le projet ayant été repris, mais à l’évolution très lente (jusqu’au prochain abandon ?), j’ai voulu récupérer l’ISO de l’époque, et l’installer pour vous montrer l’ancêtre honorable de projets comme GhostBSD et PC-BSD.

Désolé pour le son qui craque un peu, j’ai mal réglé mon microphone.

Alors, ça fait quoi de revenir en 2009… Sacrée claque, non ? 😀

Vieux Geek, épisode 23 : la grande époque des overdrives.

Alors que le révolutionnaire MS-Windows 95 approche rapidement de son vingtième anniversaire (cf cet épisode de la série « Vieux Geek » vieux de deux ans) je me suis souvenu d’une technologie de l’époque qui permettait de rallonger la durée de vie des ordinateurs de l’époque qui étaient équipés de microprocesseurs monstrueux qui annonçaient des fréquences de 33 à 100 Mhz (pour les plus puissants).

En 1995, j’ai eu mon premier PC, un gros boitier grisâtre, royalement équipé : Cyrix 486DX2 à 66 Mhz, 4 Mo de mémoire vive, disque dur de 400 Mo, avec un lecteur de disquette 3,5 pouces et un fringant MS-Windows 3.1. Le tout pour environ 4000 francs à l’époque, soit environ 705 € en comptant l’inflation intervenu entre temps.

Autant dire largement moins puissant que mon smartphone Wiko acheté en 2013, payé 120 €. En 1995, il fallait compter 10 à 12000 francs, soit entre 2015 et 2418 €, pour un PC suffisamment bien équipé pour faire fonctionner MS-Windows 95, du genre Pentium 100 Mhz, 4 Go de disque dur et 16 Mo de mémoire vive.

Je remercie au passage l’INSEE pour son outil bien pratique de calcul de conversion de prix.

Cependant, pour aider à maintenir en vie les ordinateurs de l’époque (que l’on pouvait garder parfois jusqu’à 5 ou 6 ans), Intel (et les autres fondeurs de l’époque) proposèrent des kits pour donner un coup de fouet aux ordinateurs, les overdrives.

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Vieux Geek, épisode 22 : Mediabarre et Oreka, où quand le miroir aux alouettes publicitaires jouait à plein. Ah, la grande époque du surf rémunéré :)

Dans un article récent, je parlais de la bande passante consommée pour charger le contenu non-informatif de certains sites, qui est parfois énorme. Mais à une époque pas si reculée que cela sur le plan humain, il y a une quinzaine d’années, donc entre 1999-2001, la publicité était utilisée tel un miroir aux alouettes pour séduire les internautes.

Pour mémoire, un miroir aux alouettes est définit comme étant un : « Piège, leurre, dispositif trompeur. »

Il faut se souvenir que l’ADSL n’a commencé à se démocratiser que vers 2001-2002 en France, pour ne prendre son élan que vers 2003-2004. Donc jusqu’en 2004, les connexions à très bas débit, celle qui nécessitait d’accrocher la porteuse était la norme.

Les abonnements pour 10, 20 voire 50 heures mensuelles coutaient assez cher. D’ailleurs, le troublion de l’internet français fera très mal à la concurrence en annonçant son accès ADSL à 30€ par mois, alors que les autres FAI faisait payer 45 voire 60 € par mois.

Je ne me lasse pas de voir Stéphane Treppoz, PDG d’AOL à l’époque apprendre la mise à mort de son abonnement à 45€.

Mais revenons donc à notre miroir aux alouettes. Donc, pour aider les internautes à faire baisser les coûts de leur accès à Internet, deux idées sont proposées.

La première, un abonnement gratuit de 18 heures mensuelles mais à une seule condition : avoir une barre publicitaire qu’il faut cliquer régulièrement, activité se surveillant par le mouvement de la souris. C’est le modèle proposé par Oreka.

Des personnes finirent par développer un outil qui cliquait automatiquement sur les bannières publicitaires, ce qui mettait à mal le modèle économique. L’offre fut rapidement abandonnée, et Oreka décèdera en 2005. Je vous renvoie à ce vieil article de mai 2005 de NextInpact (qui s’appelait PCInpact à l’époque).

Mais il y avait un autre outil, la barre publicitaire classique. Ce fut le modèle de la plus célèbre d’entre elles, Mediabarre.

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Vieux Geek, épisode 21 : Quake premier du nom entre niveaux tiers et vraie difficulté de jeu, toute une époque révolue.

Pour ce 21ième épisode, après 8 mois d’absence, j’ai envie de parler d’un jeu qui a marqué ma vingtaine naissante, Quake d’id Software.

Sorti en 1996, ce fut le premier jeu de tir à la première personne véritablement en 3D, et non pas en pseudo 3D comme tous ses prédécesseurs. Oui, c’est le genre de jeu qu’on a envie de sortir le soir, après une journée bien pourrie au travail.

Autant se défouler les nerfs sur des paquets de pixels que sur des écureuils ou des humains, non ?

A l’époque, les cartes d’accélérations graphiques sont inexistantes, et il faut le dire, le premier Quake quand il est sorti en 1996 est visuellement moche. Je vous renvoie ici à l’épisode 11 de la série Vieux Geek.

Depuis, le code source de Quake a été libéré en 1999, et des dizaines de versions améliorant le jeu sont sorties. Bref, 15 ans après la libération du code source, le développement est toujours actif. Un des points forts du jeu était d’être modulable côté difficulté (Facile, Normal, Dur) et d’avoir un niveau de difficulté caché, « nightmare » ou cauchemard en bon français.

D’ailleurs, une vidéo parodique existe et montre ce qu’aurait donné Quake s’il était sorti de nos jours. C’est assez hilarant… Et criant de vérité.

La différence avec nombre de jeux de l’époque (et depuis ?), est que l’on pouvait accéder à l’ultime niveau de difficulté que si on le cherchait bien. Quand des personnes se sont mises à la création d’épisodes entiers, que ce soit pour les extensions officielles ou pas, cacher l’accès au niveau de difficulté ultime devint un art. Même si id Software ne planqua pas très bien celui du jeu d’origine.

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