Vieux Geek, épisode 159 : MS-Office 2007, son ruban et son nouveau format de fichiers…

Depuis 1992, Microsoft a une vache à lait, sa suite bureautique. Même si la dernière version en date est la 17.x alias Microsoft Office 2019, et que la version 13.x n’a jamais existé, Microsoft étant passé de MS-Office 12 (alias 2007) à MS-Office 14 (alias 2010), son histoire a été assez mouvementée.

Sorti la plupart du temps l’année même contenue dans le nom, mis à part MS-Office 97 (publié en décembre 1996), MS-Office 2016 (publié en septembre 2015) et MS-Office 2019 (publié en septembre 2018), un grand tournant technique et ergonomique a été celui de la version 12.x alias MS-Office 2007.

Le 30 janvier 2007, Microsoft officialise MS-Office 12 alias 2007 et outre l’ajout d’une palanquée d’options dans les divers composants, les changements les plus visibles sont l’arrivée de l’interface soi-disant intergonomique du ruban et la première version des fichiers en OpenOffice XML, format créé pour concurrencer l’OpenDocument.

C’est à cette époque qu’apparaissent les formats docx, xlsx, pptx, et ainsi de suite. Que Microsoft cherche à verrouiller sa base d’utilisateur dans un nouveau format de fichiers, c’était classique. Mais le ruban, cela l’était moins.

Autant dire qu’à l’époque, la réception fut assez froide, car il fallait oser remplacer les menus déroulants – aussi vieux que les expérimentations de Xerox qui servirent de base à l’interface des Lisa et Mac d’Apple – par des rangements en catégories avec des icones à la place…

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Vieux Geek, épisode 158 : LibreOffice 3.3, la renaissance de la bureautique libre.

Note : cette version est un réenvoi, détruite suite à une fausse manipulation de ma part. Désolé pour les commentaires qui ont disparu en même temps 🙁

Nous sommes en janvier 2011. Depuis des mois, Oracle laisse pourrir sur pied la suite OpenOffice.org suite au rachat de Sun Microsystems. Une dizaine d’années auparavant, c’était Sun Microsystems qui rachetait StarOffice. J’avais parlé dans un billet de juin 2016 de Staroffice 5.0.

En septembre 2010, des développeurs las de voir que le projet OpenOffice.org avance à la vitesse d’une tortue rhumatisante à trois pattes décident de forker le projet – miracle, un fork utile ! – et de créer un fondation pour financer le développer, la Document Foundation qui sera officialisée en 2012.

Entre temps, les développeurs qui ont repris le code décide de le faire survivre, au prix d’un nettoyage qui prendra pas mal de temps, en gros toute l’époque des versions 3.x de LibreOffice, de 2011 à 2013. Quoiqu’un effort largement plus long pour restreindre la dépendance à Java pour sa partie base de données pour s’étendre jusqu’à la génération 5.x de la suite bureautique.

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Vieux Geek, épisode 157 : Jade, le créateur de jeux d’aventures pour Amstrad CPC.

S’il y a bien une chose que j’admire, c’est la vivacité de la scène rétro-informatique que ce soit pour l’Amstrad CPC ou encore l’Amiga. En dehors de l’excellent casse-tête CleverMind pour lequel j’ai été un des bêta-testeurs, il y a des projets parfois anciens qui finissent par arriver à maturité, comme « L’ile au trésor » dont le développement a commencé en 1993…

J’ai parlé aussi le 1er juillet 2019 du relativement court jeu Euclides XXI. Il faut dire que les jeux d’aventure ont toujours été mes chouchous. Quand j’ai travaillé en collaboration avec les éditions Larousse en 2014 pour sortir un livre – point auto-promotion ? Atteint – il y avait une page consacrée aux livres dont vous êtes le héros.

Quand je suis arrivé sur ordinateur, un des premiers jeux que j’ai acheté, c’était Sram 2 d’Ére Informatique sorti en 1987. Un jeu d’aventure avec des graphismes et un analyseur syntaxique. En gros, il fallait tout entrer au clavier, que ce soit les directions ou les ordres. J’ai pu m’initier à la création de jeu d’aventure avec les articles de feu Alain Massoumipour alias Poum.

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Vieux Geek, épisode 156 : La CBS Colecovision, ma première console de jeux en 1983.

Le jeu vidéo est connu pour avoir connu une grande crise fin 1983 début 1984, avant que Nintendo et Sega ne reprennent les choses en main vers 1985. C’est pourtant un peu avant cette grande crise que j’ai eu ma première – et seule ! – console de jeu.

C’était une console qui répondait au nom de CBS Collecovision. J’ai dû l’avoir pour l’anniversaire de mes neuf ans, en 1983. Elle était fournie avec un jeu diabolique, « Donkey Kong » de Nintendo. Jeu dont je n’ai jamais réussi à dépasser le premier niveau malgré tous mes efforts.

Il y a eu aussi nombre de classiques qui ont été portés sur cette console : Zaxxon, Pacman et Miss Pacman, Pitfall pour ne citer que les titres les plus célèbres.

J’avais eu cette console avec un jeu développé par Sega, « Subroc », une espèce de jeu de bataille navale. À l’époque, je n’avais jamais réussi à dépasser le boss du premier niveau, du moins, quand j’y arrivais. La manette était particulièrement mal conçue, du moins, pour les mains d’un enfant de 9 ans.

J’ai été pris d’une crise de nostalgie, et j’ai voulu retrouver les – mauvaises ? – sensations de mon enfance. L’émulation de la CBS Colecovision étant particulièrement chiante, j’ai dû me replier sur Phoenix-Emu Project, un projet russe.

Comme vous avez pu le voir dans la vidéo, je n’ai toujours pas vaincu la malédiction du premier niveau de Donkey Kong, mais celle du premier niveau de Subroc, oui ! Comme quoi, tout peut arriver. C’est vrai les graphismes sont grossiers, moches et limités… Mais c’était le haut du panier pour les consoles de jeux des années 1980-1983… Souvenirs, souvenirs !

Vieux Geek, épisode 155 : Hovertank, le premier FPS d’ID Software.

Si on pense FPS et ID Software, le premier nom qui vient à l’esprit, c’est Wolfenstein 3D sorti en 1992. Mais ce n’était en réalité que le « petit-fils » du premier titre développé par ID Software dans ce domaine.

Dans un article du mois d’avril 2017, j’avais parlé de Catacomb 3D, sorti en novembre 1991. Cependant, quelques mois auparavant en relation avec Softdisk Publishing, le tout jeune ID Software publiait son premier FPS en 3D, Hovertank.

Contrairement à son descendant, Hovertank est des plus austères. Les labyrinthes sont en 3D, mais aucune texture n’est appliquée, que ce soit pour les murs ou les plafonds. C’est juste de la 3D avec des murs à 90° avec des affichages en couleurs pleines.

On pilote un tank qui doit secourir des otages tout en évitant et tuant des méchants ennemis de divers types.

Venir à bout des 20 niveaux du jeu sans avoir une nausée monstrueuse tient de l’exploit, surtout avec le mouvement saccadé de déplacement du tank. Évidemment, c’était plutôt austère, mais il ne faut pas oublier la puissance des ordinateurs en avril 1991… On était loin des monstres multi-coeurs de la plupart des PCs qui fonctionnent de nos jours !