Après une Trisquel GNU/Linux décevante, voyons où en est la Parabola GNU/Linux.

Hier, je parlais de la Trisquel GNU/Linux 6.0, qui m’a vraiment déçue. J’ai donc voulu voir où en était la Parabola GNU/Linux. La première que j’en avais parlé, c’était en janvier 2012, puis de nouveau en octobre 2012, lors du deuxième volet d’un article en 3 parties.

Même si l’on peut migrer d’une ArchLinux vers une Parabola GNU/Linux, j’ai trouvé qu’il était plus « propre » et plus simple d’installer directement la Parabola GNU/Linux en utilisant la dernière ISO disponible. Sachant que l’installation se fait en ligne, on est tout de suite certain d’avoir une Parabola GNU/Linux à jour.

J’ai donc récupéré l’ISO d’octobre 2012, qui permet d’installer soit une version 32 bits, soit une version 64 bits de la distribution.

[fred@fredo-arch ISO à tester]$ wget -c http://m.tiddles.me/parabola-2012.10.17-dual.iso
–2013-03-13 11:42:13– http://m.tiddles.me/parabola-2012.10.17-dual.iso
Résolution de m.tiddles.me (m.tiddles.me)… 2400:8900::f03c:91ff:fedf:65b4, 106.186.21.31
Connexion vers m.tiddles.me (m.tiddles.me)|2400:8900::f03c:91ff:fedf:65b4|:80…échec: Connexion refusée.
Connexion vers m.tiddles.me (m.tiddles.me)|106.186.21.31|:80…connecté.
requête HTTP transmise, en attente de la réponse…200 OK
Longueur: 385875968 (368M) [application/octet-stream]
Sauvegarde en : «parabola-2012.10.17-dual.iso»

100%[======================================>] 385 875 968 581KB/s ds 8m 32s

2013-03-13 11:50:45 (736 KB/s) – «parabola-2012.10.17-dual.iso» sauvegardé [385875968/385875968]

Et j’ai lancé ma machine virtuelle habituelle, qemu avec un disque virtuel de 128 Go et 2 Go de mémoire vive.

[fred@fredo-arch ISO à tester]$ qemu-img create -f qed disk.img 128G
Formatting 'disk.img', fmt=qed size=137438953472 cluster_size=65536 table_size=0
[fred@fredo-arch ISO à tester]$ kvm64 -hda disk.img -cdrom parabola-2012.10.17-dual.iso -boot order=cd &

La procédure d’installation est identique à 99,9% la même que celle que j’ai décrit dans un article précédent.

Ce qui est bien avec les installations en ligne, c’est le changement de génération de noyau en toute transparence. On démarre avec un noyau linux-libre 3.6.2.

Et on installe un noyau linux-libre 3.8.2 😀

La seule différence notable au niveau de l’installation, c’est que le noyau à générer utilise la commande :

mkinitcpio -p linux-libre

au lieu de :

mkinitcpio -p linux

Pour des raisons que je n’ai pas réussi à identifier, je n’ai pas réussi à faire démarrer GDM et donc Gnome-Shell dans une Parabola GNU/Linux. Je me suis donc replié sur Xfce 4.10.

L’installation de Xfce s’est déroulée ainsi. Dans un premier temps, après avoir installé la base et Xorg, comme décrit dans le « mini-tutoriel », j’ai rajouté Xfce avec la ligne de commande suivante :

yaourt -S xfce4 xfce4-goodies gamin gvfs lxdm midori parole

Pour le gestionnaire de connexion, j’ai utilisé lxdm et je l’ai activé pour qu’il se charge au démarrage.

systemctl enable lxdm.service

A noter qu’un bug se présente dans Xfce au niveau de la gestion de l’audio si on veut régler le niveau sonore.

Pour le contourner, il faut rajouter à son compte utiliser l’accès au groupe audio. En ligne de commande, cela donne ceci :

sudo gpasswd -a nom-de-l'utilisateur audio

Pour la navigation ? J’ai installé en plus IceWeasel, le Mozilla Firefox à la sauce Debian GNU/Linux, avec son compère IceDove pour le courrier électronique. Et pour le support de flash, car il faut bien le rajouter, j’ai pris le paquet AUR que je maintiens, gnash-trunk-git, plus avancé que la dernière version stable :

sudo pacman -S iceweasel-l10n-fr icedove-l10n-fr

Et pourquoi ne pas montrer la distribution en action ?

Il est évident que la Parabola GNU/Linux n’est pas aussi simple d’accès et d’installation que la Trisquel GNU/Linux, mais elle a un avantage non négligeable : une fraicheur plus prononcée, et mis à part l’horrible mais indispensable Adobe Flash, elle reste parfaitement utilisable.

J’arrive même à faire lire ma musicothèque au format mp3 320. Oui, je sais, j’aurais du mettre du ogg à la place ! Quand les baladeurs numériques liront tous les fichiers en ogg, je convertirais ma musicothèque.

Sans vouloir précher pour ma propre paroisse, si on veut une distribution 100% libre assez rapide à installer, à maintenir à jour, et assez fraiche, mis à part une Debian GNU/Linux unstable, en dehors des périodes de freeze qui prépare la sortie d’une nouvelle version stable, il ne reste plus que la Parabola GNU/linux.

Il y a bien entendu aussi l’option de passer par des distributions comme Gentoo Linux en recompilant les sources du noyau linux-libre, mais c’est déjà plus long à administrer 😉

La distribution GNU/Linux  100% libre (au sens de la Free Software Foundation) est vraiment un truc de barbus, et tant qu’une implémentation libre d’Adobe Flash ne sera pas vraiment à la hauteur, cela restera vraiment une option très difficile à gérer.

4 réflexions sur « Après une Trisquel GNU/Linux décevante, voyons où en est la Parabola GNU/Linux. »

  1. « La distribution GNU/Linux 100% libre (au sens de la Free Software Foundation) est vraiment un truc de barbus, et tant qu’une implémentation libre d’Adobe Flash ne sera pas vraiment à la hauteur, cela restera vraiment une option très difficile à gérer. »

    et c’est bien dommage… C’est si dur que ça à faire un petit programme qui remplace Flash? Bon, je dis ça, à part taper trois commandes, je ne suis pas développeur.

    « mis à part une Debian GNU/Linux unstable… »… Debian, une fois de plus, le vénérable ancêtre. J’ai beau chercher ailleurs, je finis toujours par retomber dessus… pour en repartir… voir plus « simple »… mais finalement constater que « l’esprit Debian », c’est vraiment pas mal!…

    1. et c’est bien dommage… C’est si dur que ça à faire un petit programme qui remplace Flash? Bon, je dis ça, à part taper trois commandes, je ne suis pas développeur.

      Va jeter un oeil sur le projet Gnash et tu comprendras la lourdeur de la tache.

      « mis à part une Debian GNU/Linux unstable… »… Debian, une fois de plus, le vénérable ancêtre. J’ai beau chercher ailleurs, je finis toujours par retomber dessus… pour en repartir… voir plus « simple »… mais finalement constater que « l’esprit Debian », c’est vraiment pas mal!…

      Dommage que les versions stables soient parfois remplis de logiciels en voie d’obsolescence avancés 🙁

  2. Toujours le fameux mythe de la distro libre !
    Concernant gentoo il y a des package non libres dans les repos genre flash et il y a des version binaires de gentoo (sabayon) pour ceux qui veulent pas compiler.
    Arch aussi propose nvidia ou flash (donc non libre).
    Fedora par contre est 100% libre par défaut si je me souviens bien.
    A noter que Gentoo (et donc sabayon) permet de choisir les packages à installer en fonction de la license ce qui est un bon compromis.
    Exemple :
    root@gentoox64 ~ # grep LIC /etc/make.conf
    ACCEPT_LICENSE= »${ACCEPT_LICENSE} PUEL Oracle-BCLA-JavaSE »
    root@gentoox64 ~ # emerge -qav adobe-flash
    [ebuild N ] www-plugins/adobe-flash-11.2.202.273 USE= »64bit kde (multilib) sse2check -32bit (-selinux) -vdpau »

    The following license changes are necessary to proceed:
    (see « package.license » in the portage(5) man page for more details)
    #required by adobe-flash (argument)
    >=www-plugins/adobe-flash-11.2.202.273 AdobeFlash-11.x

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