Sidux 2010-01 « Hypnos » version Xfce : un petit aperçu de la version allégée.

J’ai déjà parlé de la Sidux 2010 en début de mois, mais c’était à l’époque une preview 1, et j’avais envie d’utiliser une autre « saveur » de la distribution, à savoir celle qui propose xfce.

J’ai donc récupéré l’image ISO correspondante.

[fred@fredo-arch ISO à tester]$ wget -c ftp://ftp.spline.de/pub/sidux/release/sidux-2010-01-hypnos-xfce-amd64-201006131622.iso
–2010-06-18 10:54:14– ftp://ftp.spline.de/pub/sidux/release/sidux-2010-01-hypnos-xfce-amd64-201006131622.iso
=> «sidux-2010-01-hypnos-xfce-amd64-201006131622.iso»
Résolution de ftp.spline.de… 130.133.110.66
Connexion vers ftp.spline.de|130.133.110.66|:21…connecté.
Ouverture de session en anonymous…Session établie!
==> SYST … complété. ==> PWD … complété.
==> TYPE I … complété. ==> CWD (1) /pub/sidux/release … complété.
==> SIZE sidux-2010-01-hypnos-xfce-amd64-201006131622.iso … 544210944
==> PASV … complété. ==> RETR sidux-2010-01-hypnos-xfce-amd64-201006131622.iso … complété.
Longueur: 544210944 (519M) (non certifiée)

100%[======================================>] 544 210 944 719K/s ds 11m 57s

2010-06-18 11:06:12 (741 KB/s) – «sidux-2010-01-hypnos-xfce-amd64-201006131622.iso» sauvegardé [544210944]

Et je l’ai lancé ensuite dans l’environnement de test habituel.


[fred@fredo-arch ISO à tester]$ qemu-img create -f raw disk.img 32G
Formatting 'disk.img', fmt=raw size=34359738368
[fred@fredo-arch ISO à tester]$ kvm64 -hda disk.img -cdrom sidux-2010-01-hypnos-xfce-amd64-201006131622.iso -boot d &

Je passerais les détails concernant l’installation, car c’est la même chose que pour la préversion jadis testée.

Le plus intéressant, c’est le démarrage de la session à partir de l’écran de connexion… Plutôt rapide, jugez-en par vous-même.

Après l’installation, j’ai effectué les mises à jour, puis j’ai activé, en suivant les infos du manuel, les dépots pour pouvoir accéder aux formats « non-libres », tel que le mp3.

Cependant, désirant avoir une expérience aussi « xfce« -ienne que possible, j’ai remplacé IceWeasel par Midori. J’en ai aussi profité pour rajouter Quodlibet pour lire les musiques.

Pour avoir une résolution écran suffisante, j’ai copié le xorg.conf suivant dans le répertoire /etc/X11/

Section « Device »
Identifier « Configured Video Device »
Driver « cirrus »
EndSection

Section « Monitor »
Identifier « Configured Monitor »
HorizSync 30-70
VertRefresh 50-160
EndSection

Section « Screen »
Identifier « Default Screen »
Monitor « Configured Monitor »
Device « Configured Video Device »
DefaultDepth 24
SubSection « Display »
Depth 24
Modes « 1280×800 » « 1152×768 » « 1024×768 » « 800×600 » « 640×480 »
EndSubSection
EndSection

Le dernier point a été l’installation de Gnash pour pouvoir lire les vidéos sur youtube par exemple. Pour ce point précis, j’ai utilisé le « tutoriel » que j’ai développé dans un autre article.

Une vidéo en flash en action sur Sidux avec Gnash

Coté logiciel, la bureautique est assurée par le duo Abiword / Gnumeric qui sont deux petits logiciels qui suffisent largement pour une utilisation bureautique basique.

Les outils bureautique de la Sidux Xfce

J’avoue que j’ai été séduit par la légèreté de cette version de la Sidux. Autant dire qu’elle conviendra très bien pour des machines assez légère en mémoire vive, comme des Pentium 3 ou 4 avec 256 Mo de mémoire vive.

Adieu flashplugin, bienvenu à… Gnash ;)

Avec la sortie de la version 10.1 de Flash Plugin, le port 64 bits qui avait été l’apanage de Linux 64 bits n’est plus maintenu.

C’est donc avec un petit peu d’appréhension que j’ai installé le plugin gnash, avec le support du ffmpeg dans gstreamer… Pourquoi ? Sinon, la moindre vidéo sur youtube (mon fournisseur principal de vidéo, Dailymotion refusant décidément de fonctionner avec Gnash)  ne fonctionne pas.

Sur mon Archlinux – à adapter selon votre distribution, cela s’est résumé à la ligne de commande suivante :

yaourt -S gstreamer0.10-ffpmeg gnash-gtk

Pour faire reconnaitre le plugin gnash dans mon Mozilla Firefox de développement, il m’a fallu faire un lien symbolique depuis /usr/lib/mozilla/plugins/libgnashplugin.so vers ~/.mozilla/plugins…

Et cela fonctionne… La preuve en image 😉

gnash 0.8.7 sur Youtube ;)

A propos, pour Youtube, si on ne bloque pas le cookie (via Edition / Préférences / Vie Privée), les vidéos ne sont pas affichées !

réglage pour les cookies ;)

OpenSuSE 11.3rc1… Au moins c’est une vraie RC1 :)

Après avoir récupéré via bittorrent l’image ISO live Gnome 64 bits de la OpenSuSE 11.3rc1, j’ai voulu voir ce qu’elle donnait dans une machine virtuelle KVM.

Au menu : xorg-server 1.8.0, un noyau linux 2.6.34, Gnome 2.30 et plein d’autres bonnes choses 😉

Mais passons à l’émulation proprement dite dans l’environnement de test habituel :


[fred@fredo-arch ISO à tester]$ qemu-img create -f raw disk.img 32G
Formatting 'disk.img', fmt=raw size=34359738368
[fred@fredo-arch ISO à tester]$ kvm64 -hda disk.img -cdrom openSUSE-GNOME-LiveCD-Build0676-x86_64.iso -boot d &

Bien que la résolution de départ soit en 800×600 (bien qu’ayant demandé du 1024×768), elle reste utilisable et lisible. L’installateur est classique.

Après la configuration de l’heure, le partitionnement propose directement l’existence d’une partition /home. Ce qui est essentiel en cas de problème 😉

Continuer la lecture de « OpenSuSE 11.3rc1… Au moins c’est une vraie RC1 🙂 »

Nutyx 2010 rc1 : où quand on confond rc1 et alpha1.

J’ai pu lire sur distrowatch la disponibilité de la première RC de la NutyX 2010. Ayant déjà testé cette distribution il y a quelques mois, j’ai voulu voir où en était la distribution.

J’ai donc lancé mon environnement habituel de test, après avoir récupéré l’image iso via Bittorrent.

[fred@fredo-arch ISO à tester]$ qemu-img create -f raw disk.img 32G

Formatting ‘disk.img’, fmt=raw size=34359738368

[fred@fredo-arch ISO à tester]$ kvm64 -hda disk.img -cdrom NuTyX_i686-2010-rc1-KDE.iso -boot d &

Après un démarrage automatique, on peut facilement configurer le clavier, la date et l’heure. Le partionnement est manuel, cependant.

Après avoir formaté le disque, on choisit l’espace d’installation, et la copie des paquets commence. Sans autre forme de confirmation.

Une fois la base copiée, on passe à la création de mot de passe pour le compte root, puis le reste est installé, toujours en mode automatique.

Ce qui est pratique, mais ce qui laisse moins de souplesse à l’utilisateur final.

Une fois cette seconde copie terminée, on passe à la création d’un utilisateur classique avec son mot de passe.

L’ultime étape étant la copie des ports de logiciels. Opération longue, très longue. Après l’installation de grub, la distribution démarre directement, et on est accueilli par l’écran de connexion.

Et Kwin me claque entre les doigts. Après un redémarrage sauvage, j’ai droit à une résolution illisible…

Autant dire que cela ne donne pas envie de prolonger le test plus loin. Et qu’il semble assez ennuyeux, pour ne pas dire très dur de modifier la résolution écran pour avoir quelque chose de convenable.

Donc, j’avoue que malgré mon titre provocateur, c’est vraiment pour moi une version qui est TOUT sauf une release candidate, à moins de galvauder le terme.

Je terminerais avec plusieurs regrets :

J’ai horreur de casser une distribution, mais quand il faut mettre les pieds dans le plat, y a pas d’autre choix.

Et si le modèle du logiciel libre et open-source était plus capitaliste que celui du logiciel privateur ?

Un des angles d’attaques préférés de Microsoft (et d’autres ténors du logiciel privatif) est de dire que le logiciel libre – opensource est communiste. Tout cela à cause des diverses communautés liés aux différents logiciels.

Quand les néo-classiques mirent au point leur théorie en réaction au marxisme, ils ont mis au point un marché idéal, celui de la Concurrence pure et parfaite.

Il y a 3 points principaux abordés dans cette vision du marché.

  • atomicité des acteurs : en clair, un acteur seul ne doit pas pouvoir vérouiller le marché par sa propre volonté.
  • homogénéité des produits : les produits doivent être de qualités proches et peuvent être interchangés sans perte par le consommateur.
  • transparence de l’information : l’information doit pouvoir être disponible sans entrave.

Deux autres points sont plus dirigés vers la relation entre les marchés (libre circulation des facteurs de productions et libre entrée et sortie sur le marché).

Or, si on regarde les 3 premiers points, le modèle du logiciel libre et opensource colle vraiment.

Aucun acteur, quelque soit le domaine concerné n’est assez puissant pour vérouiller le marché dans sa spécialité : cf le nombre de navigateurs internet, l’existence d’alternatives viable à Apache (cf Cheerokee par exemple, ou encore lighthttpd), le nombre de distributions linux, le nombre de types d’OS libre (linux, BSDs libres, Haiku, etc…)

En ce qui concerne l’échange des produits, cela n’est pas complètement vrai, mais on peut trouver des logiciels dans certains domaines qu’on peut échanger modulo un léger temps d’adaptation (pino, choqok, gwibber dans le domaine du micro-blogging par exemple), les environnements de bureau, etc…

Le dernier point, avec la disponibilité du code source de chaque logiciel, donc des informations nécessaires à son fonctionnement / amélioration, on peut dire que ce point est plus que rempli.

Bien entendu, cet article n’est qu’un jus de cerveau rapide, mais qui au moins, essaye de tordre le coup à l’idée reçue : « logiciel libre / opensource = communisme ».

Il est vrai que sur le monde du logiciel privatif, MS-Windows n’est pas en situation de quasi-monopole, ni MS-Office, ni MS-Internet Explorer entre 2000 et 2004 🙂