L’idéologie, gangrène du monde du logiciel libre…

Cela fait environ un tiers de siècle que j’utilise des ordinateurs avec la moitié – en arrondissant – passé en mono-démarrage linuxien. En gros, je suis utilisateur de logiciels libre et open-source depuis 2005 à temps plein ou presque dans le cadre privé.

Cependant, j’ai toujours eu des contacts avec le monde non-libre via des connaissances ou diverses prestations où la norme était le MS-Windows de l’époque. Si j’ai pu échappé à MS-Windows Millenium, je n’ai pas coupé à MS-Windows Vista que l’on appellait tourista avec l’animatrice informatique dont j’ai été le bras droit.

Cela n’a pas toujours été très simple. Combien de fois ai-je dû me battre pour faire reconnaitre une imprimante ou une technlogie propriétaire comme la vérole Adobe Flash ? Je pense que les archives du blog seront une bonne source de recherches.

Cependant, quand je suis arrivé dans le doucéreux monde du logiciel libre, ce n’était pas par idéologie. Et si je continue d’utiliser des logiciels libre et open-source, ce n’est toujours pas par idéologie.

J’ai beau être barbu, aimer la pizza – mais il ne faut pas que j’en abuse à mon âge honorable car la perte de poids devient problématique – et pourtant je n’en ai rien à faire de l’idéologie qui sous-tend dans le monde du logiciel libre.

Ce n’est pas l’idéologie qui fait fonctionner les ordinateurs, c’est le logiciel. Et rien d’autre. Dès que je vois un libriste puriste – celui qui traque le moindre logiciel non libre quitte à mettre en danger son matériel, c’est vrai, ça sert à quoi au final d’avoir des micrologiciels pour contrôler le comportement du microprocesseur, hein ? – je change de route.

Je préfère éviter ce genre de personnes qui placent l’idéologie au dela de la vie pratique. Ils sont plus Stallmanniens que Stallman. Mon ordinateur, ce n’est pas le jouet de quelques idéologues rotant leur dernière tranche de pizza et qui s’astiquent intellectuellement car il utilise la dernière distribution 100% libre à la mode.

Quand je suis arrivé dans le monde du logiciel libre, c’est quand je me suis aperçu qu’une informatique alternative à MS-Windows et ses logiciels parfois si castré en version de démonstration qu’on meurt d’envie d’une seule chose… Les pirater.

Je suis arrivé dans le monde du libre car je savais que le problème du piratage ne se poserait plus. Que j’aurai accès à une logithèque énorme sans débourser le moindre centime. Que le code source soit disponible était le cadet de mes soucis.

Ma pensée était à l’époque celle exprimée par Deng Xiao Ping : « Peu importe qu’un chat soit noir ou blanc, s’il attrape la souris, c’est un bon chat »

Depuis 16 ans, la base de mon informatique personnelle, c’est Linux, dans l’acception distribution GNU/Linux. Au fil des années, j’ai pu remplacer les quelques logiciels non libres que j’utilisais par leur équivalent libre, non pas par idéologie, mais parce que l’équivalent libre avait atteint le degré de maturité que je recherchais.

Comme je l’ai dit dans cette vidéo de ma série « Clash of Frédo », je suis désormais un utilisateur qui ne veut qu’une chose… Que ça fonctionne.

Je sais que les bienpensants du monde du logiciel libre vont piquer une colère monstre en lisant mon billet, mais s’il y a bien un phénomène qui répulse les utilisateurs potentiels, c’est vous, les baizuos de l’informatique.

https://fr.wikipedia.org/wiki/Baizuo

Allez, sur ce, bonne journée aux personnes de bonnes volontés… Et aussi aux autres, ne soyons pas méchant !

12 réflexions sur « L’idéologie, gangrène du monde du logiciel libre… »

  1. Il y a deux sortes de personnes parfaitement insupportables selon moi .
    1) le déçu du monde du libre qui aujourd’hui ne lui trouve que des défauts :
    – « Sur « Linux » le son est dégueulasse … gneingneingnein ….ça fait 75 ans que je suis sur « Linux » à temps partiel et sur mon Atari 520 ST je n’ai eu que des problèmes gneingneingnein … quand j’étais sur Slackware je n’ai eu que des emmerdements blablabla … maintenant je suis sur MacOs ce n’est que du bonheur … !! »

    Il est inutile d’essayer d’avoir un début de conversation avec ce genre de boulet d’une mauvaise foi évidente, à moins d’avoir du temps à perdre.

    2)
    Le deuxième tâcheron insupportable est celui qui est capable de dire sans comprendre un mot de son propos:
    – » Gneingeingnein …. de toute façon le logiciel libre sera de toute façon largement supérieur au logiciel qui ne l’est pas.  »
    Pourquoi? Je ne sais pas je n’ai toujours pas eu de réponse !

    Pour résumer une fois de plus les intégristes qu’ils soient dans le pour ou le contre , sont insupportables. Il faut savoir user de nuances et arrêter de voir, de vivre le monde informatique de façon binaire … comme en religion ou/et en politique d’ailleurs !

  2. Effectivement, rien de plus pénible que les idéologistes extrémistes qui s’écoutent parler, échangent entre eux, restent dans leurs bulles et toisent les autres avec dédain. C’est devenu laxatif. Sans eux il est fort possible que le monde GNU/Linux aurait eu une meilleure progression dans le public au fil des années.
    Merci tonton Fred. J’ai enrichi mon vocabulaire d’un mot qui m’est inconnu : Baizuo. J’en rigole d’avance car j’imagine qu’il me sera difficile de placer ce mot dans une de mes prochaines conversations. 😉

  3. Le terme idéologie pouvant avoir différentes acceptions, il aurait été judicieux de le définir
    En gros, selon le Larousse, c’est soit :
    Une doctrine : « Système d’idées générales constituant un corps de doctrine philosophique et politique à la base d’un comportement individuel ou collectif »
    Un rêve, une utopie : « Système spéculatif vague et nébuleux »

    Et comme le souligne jack84, ce n’est pas l’idéologie qui gangrène le monde du libre, mais les extrémistes
    Qui, de mon point de vue, gangrènent à peu près tout, quelque soit le domaine

  4. « s’il n’y avait pas d’idéologie »
    J’ai du mal à saisir le sens de cette phrase
    Les mots en -logie = science, discours
    C’est présent par essence
    Ou alors tu proposes que les gens ne soient plus autoriser à discuter de certains sujets ?

    1. Le suffixe « logie » est utilisé à toutes les sauces, même pour mettre en place des sectes comme celle d’un certain Lafayette Ron Hubbard.

      Je dis simplement que l’idéologie finit par pourrir la technique et faire fuir nombre d’utilisateurs potentiels qui selon les « sachants » devraient rester dans les canons de l’idéologie sous peine d’excommunication.

  5. Je suis arrivé sous Linux après avoir lu des articles dans feu PC Team, et le fait de voir que ça ressemblait à tout sauf à Windows tout en permettant d’utiliser un PC avait attisé ma curiosité. Stallman, la FSF ? Inconnus au bataillon à ce moment-là. Et malgré les galères qu’on pouvait avoir à l’époque, j’ai fini par rester. Le prosélytisme m’a tenté un temps, mais j’ai vite abandonné : ça ne sert à rien et 99,9% des gens s’en battent l’œil, pour ne pas dire les deux.

    Oui, j’ai sûrement des blobs et des logiciel non-libres sur mon système, mais ça marche et ceux que ça emmerde peuvent aller voir sur Vulcain si j’y suis. Le seul domaine dans lequel je suis en partie d’accord avec la FSF, c’est le code public s’il est financé avec de l’argent public. Pour le reste, je les laisse avec leurs concours de barbe…

  6. On est sur la même longueur d’onde car j’écrivais exactement la même chose sur un forum Linuxien il y a seulement quelques jours : « Des tas de personnes mélangent allègrement GNU/Linux et idéologie »

    En plus je constate que je n’ai plus du tout la patience pour trouver des solutions aux petits bugs que je peux trouver ici ou la, que ce soit sous une distribution Linux ou sous Windows d’ailleurs.

    Maintenant je veux que cela fonctionne, point barre.
    Ce n’est pas le cas ? c’est pas grave je vire et j’installe une alternative. Libre ou proprio, rien à battre.

    Pourtant j’ai adoré bricoler pendant des années, mais j’ai l’impression que j’arrive au bout d’un cycle et que je suis passé sur autre chose… un peu comme quand j’ai progressivement abandonné les jeux vidéos il y a déjà quelques années. Je deviens vieux, et certainement de plus en plus con lol !

  7. bref, du bon sens et puis c’est tout… Et vu que le monde Windows devient pire qu’avant, il ne reste plus qu’à espérer que le monde du libre n’essaye pas d’imiter les conneries des logiciels propriétaires. Hum, ça me semble pas toujours bien parti. Parce qu’il ne faut pas se leurrer non plus, la gratuité ne peut s’appliquer partout tout le temps mais quand on paye, on veut que ça fonctionne.

  8. Hé, pour une fois je suis bien d’accord avec ton point de vue. Cependant,
    De par mon expérience pro, et aussi celle des installes sous le manteau, j’ai remarqué plusieurs choses :

    Y’a pas vraiment un type unique d’utilisateur qui va se faire alpaguer pour se faire installer linux. Et le discours idéologique a parfois son petit effet.

    Pendant mes périodes étudiantes, j’avais 2 cas de figures. Un ou Linux est un bon supplétif en double boot, évitant de véroler l’installation windows, les jeux et les sauvegardes avec des softs piratés (généralement les demandes entraient dans les possibilités des softs, on était pas sur du pro pur et dur). Et un autre cas où la personne est assez curieuse. Généralement tu lui sortais le discours stallmanien de base si la personne était militante et c’était gagné. Une entrée de plus dans le grand concours de bite qu’est le nombre d’utilisateurs convertis. Une autre arme de conversion massive (du moins, qui pouvait retenir le moins enjoué sur linux plus d’une semaine), c’était compiz. Une p’tite démo d’une minute et t’avais un agenda de ministre la semaine qui suivait.

    A l’âge adulte, période armée, Linux était le saint grââl de la réparation. Quand un pc arrive rincé jusqu’à l’os, en plein terrain de 4 semaines, une p’tite ubuntu et ça repartait. Alors oui le mec allait pas taper son meilleur skill sur Call of’ pendant les pauses, mais pour du skype avec la famille et la viste réglementaire sur des sites de hamsters en croix avant de faire dodo ça faisait le job, sans sourciller. Point d’idéologie là dedans, c’était par pure raison pratique.

    Actuellement, voguant sur la 30aine, c’est variable. Le discours stallmanien va bien marcher sur des 68ards et autres voulant réveiller une fibre militante en ayant le saint des saints riveté sur le trône attenant à leur bureau, en plus de la quasi gratuité. Pour d’autres, c’est la praticité. Usage basique, navigo web, mail, youtube et quelques sites de replay tv, et windows qui te pète de la notif de partout. Tu les apaises avec un Linux en prise quotidienne, et ta messagerie te dit merci de ne plus recevoir de « hé, dis, j’ai un truc qui merde sur l’ordi ». C’est un peu moi avec les bagnoles. Peu importe la carlingue, tant que je tourne la clé et que ça démarre, c’est ok. T’as cependant, et sûrement de par mon taf dans l’informatique, une petite part de curieux qui voient que malgré ton mode TerminalOS, le thème de ton plasma est pas dégueu et que si t’arrives à passer les essais d’un grand prix de F1 en même temps qu’un cat /var/log/trucàlacon.log qui rendrait Matrix jaloux, c’est que ça doit être bon pour lui aussi.

    Mais au final, je rejoins ta conclusion. Le discours idéologique, c’est loin d’être indispensable. Le mec qui vient la bouche en coeur avec le discours libriste (insérer ici un soyjak.jpg) se mettrait à bégayer en onomatopées grossières si il lisait les sources et voyait le nombre de grosses boites top500 dans les contributions.

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