Le hold up planétaire : 10 ans après – partie 3

Troisième partie de cet article consacré à un bilan du « Hold Up planétaire » de Roberto Di Cosmo.

Continuons avec un sujet motif à facheries, les virus…

Pages 48 et 49 :

« Sans aucun doute. On peut certes, de temps à autre, être victime de virus dans le monde Unix. Mais ils n’ont accès qu’aux fichiers sur lesquels moi, utilisateur, j’ai le droit d’écrire… pas aux données des parents ou collègues avec lesquels je partage la machine ; et en aucun cas aux applications ou composantes sensibles du disque. Donc, sauf s’il existe dans le système une porte d’entrée qui n’avait pas été détectée, ces virus ne peuvent pas causer trop de ravages. Et les défauts de sécurité, dans le monde Unix, sont rapidement corrigés. Du coup, les pirates trouvent beaucoup moins amusant de créer de nouveaux virus…
Par contre, dans le monde DOS/Windows, ainsi d’ailleurs que dans le monde Macintosh, un virus est un programme comme les autres. Il n’exploite pas de bugs ; il se base simplement sur le fait que tout le monde — y compris lui — a le droit de toucher au système d’exploitation. Alors, il peut modifier le système, en sorte que chacune de vos initiatives, par exemple ouvrir un fichier, ait pour effet de réaliser trente-six copies de lui-même. Et, en plus, il peut causer au système des dommages vitaux : modifier vos données, altérer la façon dont fonctionnent vos applications, effacer entièrement votre disque dur, etc. »

Outre le fait que Mac soit maintenant basé sur un unix, le reste de la tirade est toujours aussi vraie. En rajoutant au passage espiogiciels et autres saloperies de ce style.

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Le hold up planétaire : 10 ans après – partie 2

Suite de l’article précédent concernant « Le Hold-Up planétaire » de Roberto Di Cosmo.

Comme pour le précédent article, je cite des morceaux du texte en les éclairant avec 10 ans de recul. Et la suite commence de manière assez « hard »

Page 38 :

« […]Or, Microsoft se contente souvent de vendre la version bêta comme un produit final. Windows 3.0, par exemple, était pratiquement inutilisable : il fallait tout le temps redémarrer — en jargon informatique rebooter — sa machine. Et il était très difficile d’imprimer. Une honte ! Alors, Microsoft a corrigé les bugs et sorti Windows 3.1… que les utilisateurs ont, bien sûr, dû acheter à nouveau. L’éditeur de Seattle utilise ainsi très habilement ses dizaines de millions de clients de par le monde comme autant de bêta-testeurs. Et, en plus, il a l’aplomb de les faire
payer pour ce « privilège » ! D’ailleurs, cela continue : la version bêta de Windows 98, disponible au printemps dernier à certains salons informatiques, coûtait 30 dollars. Qu’on fasse payer une version bêta inutilisable, c’est du jamais vu dans l’industrie du software ![…] »

Doit-on rajouter avec le recul du temps un certain Windows Millenium ou plus récemment un certain Windows Vista et de son bug qui rendait la copie de fichiers atrocement lente ?

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Le hold up planétaire : 10 ans après – partie 1

Je ne prétends pas avoir la culture de Roberto Di Cosmo, mais il me semble intéressant de faire le point sur cette oeuvre phare sur l’informatique personnelle et l’envie de Microsoft d’en faire son jardin. Le texte est récupérable sans aucun problème à cette adresse : http://www.pps.jussieu.fr/~dicosmo/HoldUp/

Je me contenterais de quelques remarques sur quelques points cruciaux évoqués par Roberto Di Cosmo, et de voir les différences 10 ans après. Il faut se souvenir quand le texte est sorti, MS-Windows 98 venait de sortir.

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Y a pas à dire, c’est de l’alpha !

Alors que ma cafetière moka – ou cafetière à l’italienne – est en train de chauffer pour remplir mon mug de geek « homo informaticus« , j’ai eu l’idée de vouloir voir à quoi ressemble actuellement la future distribution Ubuntu Linux Intrepid Ibex Alpha 2. Pré-alpha2, car la version alpha2 de cette distribution devrait sortir aux alentours du 10 juillet.

Le tout avec comme musique de fond le double album « Tommy » des Who, sorti en 1969. Une ambiance tout ce qu’il y a plus de geek 🙂

J’ai donc récupéré une iso de l’alpha1, les versions nocturnes de test étant légèrement « obèse », ou pour être plus informatiquement correct, « oversized ».

Bref, avec la machine virtuelle habituelle, j’ai lancé l’installation de la version alpha1 d’Ubuntu Linux Intrepid Ibex.

Pour la petite histoire, kvm a du mettre mis à jour, à cause d’une incompatibilité avec la pré-version du noyau linux 2.6.26 utilisé par les versions de développement d’Intrepid Ibex.

Cf le bogue 243677 pour plus d’informations.

La version alpha1 est fournie avec gnome 2.23.3. En tout cas, les dégradés de gris sont agréables, et change un peu des couleurs orangées et marrons des précédentes incarnations d’ubuntu. Reste à savoir si le thème changera complètement ou pas.

Gnome 2.23.3 sous Ubuntu Intrepid Ibex Alpha1

Quand j’ai voulu lancer l’outil de mise à jour, une mise à jour partielle m’est annoncée.

Mises à jour partielles d'ubuntu Intrepid Ibex

Après avoir modifié la source des dépots, et lancé une mise à jour en ligne de commande, j’ai pu voir que certains de paquets annoncés comme non disponible l’était finalement.

Parmis eux, un paquet étiquetté comme Xorg 7.4, alors que ce dernier n’est toujours pas sorti. Une autre préversion… En espérant que d’ici septembre prochain, Xorg 7.4 soit d’actualité 😉

xorg 7.4 ?!

Parmis les nouveautés, dans les options de démarrage disponible quand on appuie sur la touche échap (ou esc), c’est un mode qui permet de démarrer en utilisant la dernière configuration connue comme fonctionnelle. Une fonctionnalité qui doit remonter aux alentours de Windows 2000 dans le doux monde de Microsoft 😉

Options de démarrage d'Ubuntu Intrepid Ibex

Cependant, il m’est impossible de démarrer l’interface graphique. Surement un bogue lié au nouveau Xorg, ou au bogue 246269 ?

Bref, attendons pour voir la suite. Et comme la distribution ne sort qu’en octobre prochain, le problème sera corrigé d’ici là ! 🙂

Ah, la légende du formatage faisant perdre de la place sur un disque dur !

Mettons à mort cette légende urbaine. Une question sur le site Yahoo Q/R concernant la différence de capacité annoncée pour un disque dur m’a fait émettre cette réponse :

Le problème vient d’une définition. L’ordinateur est la machine la plus c*nne de la création. Il ne sait manipuler que deux valeurs : 0 & 1. Donc, contrairement à l’humain qui compte en base 10 (0 à 9), l’ordinateur compte en base 2.

De l’unité de base, octet, on en déduit :

Le Kilo-Octet : 2^10 octets = 1024 octets.
Le Méga-Octet : 2^10 Ko = 1 048 576 octets
Le Giga-Octet : 2^10 Mo = 1 073 741 824 octets.

Jusqu’en 1998, on parlait des mesures ainsi, jusqu’à l’invention d’appellation spécifique.

Hors, Giga signifie 1 milliard pour l’humain. Tu as une différence de 7,374% entre le Giga humain et le Giga informatique.

(500 * 7,374) / 100 = 36,87… Donc, la différence que tu observes entre ta taille « commerciale » et la taille réellement exploitable du disque dur. Le formatage n’enlève pas le moindre octet à la taille de support.

Et pour info : 500 milliards d’octets (taille commerciale) divisée par le taille informatique du GigaOctet à savoir 1 073 741 824, cela donne :

500 000 000 000 / 1 073 741 824 = 465,661287308

Donc, la preuve est faite : aucun octet n’est perdu par le formatage.

En effet, en 1998, il a été décidé que l’on parlerait d’unité spécifique, les KiO (pour KibiOctet), MiO (pour MibiOctet), GiO (pour GibiOctet)… Mais faire disparaitre plusieurs décennies d’habitude d’appellation… Bon courage ! 🙂