Comment je suis devenu publiphobe… Et que je n’ai pas honte de l’être !

Enfant des années 1970, j’ai été biberonné avec des publicités qui étaient souvent artisanales, pour ne pas dire remplies de clichés sexistes avec des stars en devenir : la bande du Splendid y fit ses premières armes pour payer de quoi se remplir son assiette. Ou encore un certain Michel Colucci !

Comme vous avez pu le voir, il y avait quand même du lourd. Au fil des années, la publicité est devenue envahissante. Vraiment envahissante. Ce mouvement s’est accéléré avec la privatisation pour le mieux disant culturel (du moins, prétexte employé à l’époque) de la première chaine de télévision française en 1987.

Si on fait un rapide saut dans le temps entre 1987 et 2015, sur certaines chaines de la TNT, les coupures publicités arrivent à intervalles réguliers, mécanique. Ce qui donne parfois des résultats « marrants ». Après la 1350ième diffusion d’un épisode de « La Petite Maison dans la Prairie », après que celui-ci soit terminé, le générique de l’épisode suivant est à peine fini qu’une coupure pub de cinq bonnes minutes arrive…

Faites donc l’essai, c’est pathétique. Mais c’est le lot des médias non-interactifs, comme la télévision ou encore la radio.

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Le pourquoi de mon activité de blogueur.

Il y a plus de 5 ans, alors que le blog n’avait moins d’un an d’existence, j’avais posté un billet intitulé : « Pourquoi l’on blogue… »

Cinq ans sont passés. En l’espace de ces cinq années, j’ai publié plusieurs centaines de billets (le compteur étant actuellement à quelque chose comme 1630 billets).

Je citais en utilisant des circonvolutions de langage les skyblogs qui sont bien passés de mode depuis l’arrivée de Facebook qui se vante de vouloir franchir le milliard de comptes ouverts d’ici la fin 2012.

Mais fermons cette parenthèse et revenons-en au sujet. Pourquoi l’on blogue. J’avoue que les cinq années qui se sont déroulées depuis la rédaction de ce billet ont été pour moi des années remplies de plein de bonnes choses, même si j’aurais bien voulu en avoir encore plus.

Je blogue pour me prouver que j’existe. Que je ne suis pas qu’un linuxien isolé parmi cette minorité d’utilisateurs (en dehors des kikoolol qui pollue la communauté de la distribution de Canonical).

Si je présente et teste rapidement des distributions, c’est pour mon plaisir. C’est pour moi un plaisir toujours renouvellé de poster des images, des vidéos, d’émettre des hypothèses, de réagir aux commentaires sauf quand ceux-ci me prennent pour une personne qui aurait un problème au niveau du chromosome 21.

Je pourrais paraphraser un certain René D, qui a sorti son célèbre « cogito ergo sum ».

Je pourrais l’adapter en un : « je blogue, donc je suis ». Mais pour moi, le blog est aussi une activité de passionné. J’ai du en l’espace de mes 6 années recevoir deux à trois fois par an des propositions pour soit insérer de la publicité, soit écrire des billets orientés pour promouvoir des produits.

Cela va à l’encontre de l’idée que je me fais du blogging. Le blogueur, le vrai, celui avec un B majuscule est une personne qui ne cherche pas à vendre son blog comme Esaü qui vendit son droit d’ainesse contre un plat de lentille.

Je blogue car je suis une personne qui a des opinions tranchées – qui déplaisent parfois – et qui les exprime. Je blogue car j’aime partager mon savoir, ma culture, cette chose qui ne devrait pas être réservée à une élite aux poches remplies d’argent.

Je blogue aussi car cela m’astreint à une certaine discipline, me forçant à régenter, ordonner, organiser les idées qui me viennent à l’esprit quand j’ai besoin de rédiger un article.

Enfin, sur un plan plus personnel, le blog est pour moi de tuer la solitude, et d’exorciser un peu ce démon moderne.

Voila pourquoi je blogue.