Vieux motard que j’aimais, comme aurait sorti un des membres de la rédaction du mythique magazine Amstrad 100% qui a bien accompagné mon adolescence jusqu’à ma majorité. Pour commencer, je dois dire que quand je mets en image le trop plein de distributions GNU/Linux – dont les mythiques DGLFI que je castre depuis des années – il me revient un passage mythique du président Charles de Gaulle en 1962. L’extrait correspondant se trouve à 1 minutes 06 de la vidéo ci-dessous.
Passons donc sur le côté de culture générale que constitue la vidéo. Venons-en donc aux distributions et le trop plein qui s’affiche. Durant des années – et je n’ai pas bougé d’un centimètre ici – je critique la multiplication des distributions GNU/Linux telle des bactéries dans un bouillon de culture.
Cela m’avait valu durant cette époque le mépris des sachants dans le domaine du librisme informatique. Sans compter quelques moqueries. Mais quand on voit sur des sites dédiés au monde linux comme Distrowatch qu’en 25 ans, dixit la gazette du 21 septembre 2026 que 1246 projets ont été indexés avec une mortalité de 686 distributions soit 55% de mortalité, et que 232 projets attendent d’être indexés, on peut se demander s’il n’y a pas quelque chose de pourri dans le royaume de Tux.
Mais cette critique du trop plein, elle commence à être partagé par certains sites, dont LinuxLinks qui dans un article du 26 septembre met les pieds dans le plat… Et tacle au niveau de la gorge par moment…
Je cite les morceaux de choix.
[…]But having the freedom to create one doesn’t mean every new distribution has a convincing reason to exist.[…]
Ce qu’on peut traduire par :
Mais avoir la liberté d’en créer une (Distribution) ne signifie pas que chaque nouvelle distribution a une raison convainquante d’exister.
Mais aussi :
[…]If the main distinction could be reproduced with a post-install script, I’m not convinced it needs to become an operating system.[…]
Ce qui donne traduit :
[…]Si la distinction principale (depuis la distribution parente utilisée) peut être reproduire par un simple script de post-installation, je ne suis pas convaincu de la nécessite d’en faire un OS.[…]
Oui, ça tacle au niveau de la gorge. Et le coup de grâce ?
[…]Perhaps Linux doesn’t have too many distributions. Perhaps it has too many projects calling themselves distributions before they’ve answered one simple sentence:
You should use our distribution instead of the one it is based on because…
If the answer is basically a theme, some preinstalled packages and somebody else’s repositories, stop right there.
Et traduit ?
[…] Peut-êre que Linux n’a pas trop de distributions. Peut-être qu’il y a trop de projets qui s’appellent elles-même distributions avant de pouvoir répondre à cette simple phrase :
Vous devriez utiliser notre distribution au lieu de celle-ci sur laquelle est basée parce que…
Si la réponse est basiquement un thème, quelques paquets préinstallés et les dépôts de quelqu’un d’autre, arrêtez-vous ici.
J’ai souvent croisé des distributions qui aurait pu se résumer à un script post-installation ou un guide de quelques pages en pdf. D’ailleurs, en regardant la liste d’attente de Distrowatch, j’ai noté l’arrivée d’une base Gentoo – ce qui est plutôt rare – du nom de AlgaOS avec un site en espagnol qui précise que le projet est encore dans les couches-culottes.
Mon collègue blogueur, Seb95 est devenu un gentooïste à poil dur. Et il me corrigera si je me trompe, avec Gentoo, Calculate, Redcore, MocaccinoOS et CalamaroOS – je ne pense pas avoir oublié une distribution de la famille de Gentoo – les besoins de 99,99% des personnes désirant utiliser cette famille de distribution sont comblés. Quel intérêt – mis à part de proposer une interface en espagnol pour les hispanophones – peut-il y avoir ?
Je ne suis pas un spécialiste de Gentoo, donc je ne me prononcerais pas. Par contre, ayant une certaine légitimitée dans le monde Archlinux, je sais reconnaitre un projet qui se résumerait à un script de post-installation quand j’en vois un… Et surtout quand l’installation terminée est démarrable. Pas comme avec la Auxo Linux à laquelle j’ai consacré une vidéo DGLFI.
La longue lutte contre les projets qui usurpent la dénomination de distributions est loin d’être terminée… Et même si je devenais un super-centenaire, il y aurait toujours autant de projets parasites… Soupir !
il va aussi falloir ajouter omarchy dans cette mauvaise liste :
je ne vois pas ce que les « dev » de l’équipe va apporter à Archlinux , puisque ils ont demander a rencontrer les dev archlinux , mais je les comprends ce n’est pas avec la carotte que les devs vont venir , il y a déjà un précédent Canonical et très peut de projets « open source » sont réutilisés. au final.
je regrette l’abandon par les equipes archlinux ( sans doute pour des soucis d’infrastructure / personnes ) d’avoir les compilation en natif V2 / V3 et V4 ) a ce jour 2 branches principales diffusent ces binaires
gentoo & Cachyos , AL-HP ne traite pas tout et est souvent en retard
Alors j’ai peut-être mal compris le commentaire, mais Canonical participe activement au logiciel libre.
Suffit de regarder les commits.
Je ne parle même pas au niveau du noyau et de l’aide fournie à Debian.
Si Canonical devait disparaitre ce serait un grand coup porté au monde du libre.
Petite coquille. La traduction de ‘repository’ par ‘répoertoire’ est douteuse… J’aurais dit ‘dépôt’ plutôt
Oups ! Coquille corrigée, merci.
Salut ! Concernant Debian, très peu de nouveaux projets apportent un plus. Je citerai néanmoins Butterbian, avec sa préconfig Timeshift + BTRFS, plutôt des SSD de 500 GO au moins (pour qu’il y ait une quelconque utilité pour un daily driver). CuerdOS pour ses outils et sa finition. Pour ma part j’ai deux ordis sous Debian « pure » et j’ai fait les config moi-même, je ne vais pas changer pour ces deux projets cités. Encore… pour soi on fait bien ce qu’on veut, mais installer un dérivé fragile / foireux / boiteux sur l’ordi d’autrui, c’est l’assurance d’y revenir dans un an, deux ans…
EH EH, coucou, et bien tu en as oublié, malheureusement il y a aussi la famille argentlinux (https://www.argentlinux.io/) et ses compères du Rogentos Linux dont Kogaion et ArgOS… C’est d’un gars de ce groupe que l’on doit le calamares-gentoo-live (l’installateur calamares qui n’installe que le stage 3…). Bref, il y en a d’autres encore qui je pense finira que j’en parle.
Et pour les poils, oui ils sont durs, ceux de la barbes je parle bien sur, mais aussi j’ai perdu mes cheveux!!!
Comme je l’ai dit, je ne suis pas un expert de la famille Gentoo et de ses divers enfants.
Donc merci pour les rajouts.
En ce qui concerne la chevelure, on va dire que ma barbe compense un peu l’implantation haute des cheveux. On dépasse pas le cap symbolique de la cinquantaine sans un début de calvitie 🙂
Je te dirai même qu’avec gentoo et calculate (voir redcore) les utilisateurs de gentoo sont comblés. Un oubli pourtant qui est très sérieuse elle aussi, c’est Pentoo, il y a aussi l’égnimatique Exherbo, et une certaine bentoo qui se veut un stage5 de la distribution mais je n’ai pas trouvé (pas cherché à vrai dire) d’ISO…
Moi je daily drive ma propre distribution mais par contre je n’ai aucune envie de la lister sur Distrowatch ou demander l’ajout sur repology. (j’utilise une instance repology locale pour automatiser les mises à jour)
En gros c’est une « copie de Arch Linux » avec un gestionnaire de paquet qui combine les fonctionnalités de pacman et makepkg.
Moi, j’utilise depuis peu Nixos, et à mon avis (mais je me trompe peut-être), il n’y aura que peu de DGLFISTE avec ce type de distro atypique.
Ça dépend si tu considères Garuda (basée sur NixOS) comme une DGLFI ou non. Mais en soi, c’est donc tout à fait faisable.
Garuda basé sur Nixos ? Tiens ? … Je croyais que c’était sur Archlinux !
C’est un projet développé en parallèle de la version basée sur Archlinux.
Au contraire le coté déclaratif fait que c’est hyper simple à faire .