Vieux Geek, épisode 276 : H.U.R.L ou comment rater complètement un FPS pour enfants.

S’il y a un domaine qui a connu de sévères étrons logiciels – en dehors des distributions GNU/Linux bien entendu – c’est celui des FPS.

En mai 2017, je parlais de l’infâme « Depth Dwellers ». En juin 2020, c’était au tour de l’infâme « Terminator Rampage ». Bien que le genre FPS fut à destination d’un public d’adolescents ou de jeunes adultes au minimum, cela n’empêcha pas l’arrivée de l’excellent « Chex Quest » en 1996 dont j’ai parlé en juillet 2016.

Un an plus tôt, un autre titre plus inspiré Wolf3D dans l’apparence générale sortait de la part d’un studio qui ne fit plus parler de lui par la suite, « Deep River Publishing ». Le nom de l’étron en question ? H.U.R.L.

Dans ce jeu, le but est simple : nettoyer les niveaux après que Bob the Slob ait laissé traîner des ordures partout. Le jeu est simple. On récupère les ordures qui nous donne de l’argent, puis on échange cette argent contre des bombes à eau, savons et autres déodorants que l’on balance sur les ennemis pour les immobiliser.

Contrairement aux autres FPS, vous n’avez pas une de barre de vie, mais une barre de saleté qui se remplira à chaque fois qu’un ennemi vous touchera. À vous de la maintenir au plus bas.

Mais le plus simple est de vous montrer le jeu en action pour vous faire comprendre à quel point ce jeu est un étron puant en voie de putréfaction avancée.

Outre l’ergonomie douteuse, le fait qu’il y ait des douches ouvertes sur l’extérieur. La carte ne sert à rien, la visée est approximative, les graphismes sont moches. Quant au jeu, il n’est même pas amusant, un peu à l’image de Dragon’s Lair dans la vidéo que lui a consacré le Joueur du Grenier.

Bref, une bouse infâme à l’image d’une partie de la production des FPS de l’époque… Qui osera maintenant dire que c’était mieux avant ? 🙂

6 réflexions sur « Vieux Geek, épisode 276 : H.U.R.L ou comment rater complètement un FPS pour enfants. »

  1. Qu’il est facile aujourd’hui de tirer sur Dragon’s lair… Mais il faudrait contextualiser :
    1983… c’est le premier Mario Bros et niveau graphisme ça claquait pas pareil. T’en prenais plein les mirettes à le regarder. Et tu te faisais chier à y jouer sans oser l’avouer.
    C’est là déjà que le ramage et le plumage ne se rejoignaient pas. Des éditeurs continuent de ne pas comprendre ça.

    1. Tirer sur un des jeux les plus durs et les plus punitifs qui existe ?

      Il fallait parfois réagir en une demi-seconde pour sauver sa peau. Autant dire que c’était le genre de jeux où l’abandon en colère était la norme. Entre difficulté et punition, il y a une limite à ne pas franchir.

      Les développeurs du premier Dragon’s Lair ne l’ont pas compris.

      C’est comme les FPS… Il suffit de voir la différence de vitesse entre un UT99 et les titres récents. Bref…

      1. C’était aussi une époque où l’on croyait que pour faire durer la vie d’une borne, il fallait faire difficile, quitte à ce que ce soit artificiel comme Dragon’s lair. Ca fonctionnera mieux sur Ghost n goblins parce qu’il y avait aussi une mécanique de jeu un peu plus évoluée.
        Depuis on prend en compte la frustration et lorsque c’est devenu plus grand public on a même vu du « trop facile ».
        Tout ça montre que le jeu vidéo a muri…nous aussi :p

        1. Au moins, avec Ghost’n »Goblins, tu avais droit à deux coups avant de mourir. Shinobi était dur, mais moins qu’un Dragon’s Lair.

          Le niveau de difficulté dans certains genres s’est effondrée en même temps que le photo-réalisme augmentait.

          1. Ça, quand tu vois que dans la plupart des jeux FPS actuels (enfin, sortis au cours des 10 dernières années, quoi ; mais on en a encore un bel exemple avec le tout récent « Resident Evil: Village », ou on peut même se recoller une main amputée en versant une potion sur la zone de coupure), quand on est blessé, il suffit de se mettre à l’abri pendant 10 secondes pour retrouver ses points de vie… Ce serait-y pas un peu de la triche, ça ? :/

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