Et si les marins-pécheurs menaient un ultime et inutile combat ?

Le pétrole restera cher désormais. Car il ne faut pas réver. Le pétrole n’est pas une ressource inépuisable, et qu’il coûtera toujours plus cher à extraire.

Feu mon grand-père – ancien marin de commerce – critiquait les pécheurs en leur disant qu’ils allaient finir par épuiser les océans en utilisant des filets toujours plus serrés, et que bientôt, ils ne pècherait plus que des poissons aussi gros que des crevettes. Et que dans quelques années, ils n’auraient plus rien à pécher.

Mon grand père est décédé en 1992.

Les marins pécheurs ne font que payer une politique suicidaire datant des années où le pétrole était peu cher, en gros les « 30 glorieuses » (1945-1973) : le piratage des ressources de poissons, oubliant qu’ils faut un minimum d’adultes en age de se reproduire pour que les réserves de poissons reste importante.

Mais ce combat me fait penser à celui du refus de la réalité qui avait donner des textes comme le « locomotive act » au Royaume-Uni :

http://monvolant.cyberpresse.ca/200805/12/dossiers/securite-et-rappels/18285-folles-limites-de-vitesse-de-la-planete.php

« On est bien loin du Locomotive Act, la première limite de vitesse imposée en Grande-Bretagne en 1861 (pour des véhicules à vapeur…), qui était alors de 16 km/h sur route et de 8 km/h en ville. »

A croire que les marins pécheurs croient qu’ils pourront faire quelque chose pour faire baisser le prix du gasoil, mais ILS SE PLANTENT DANS LES GRANDES LARGEURS.

Bref, à force de vouloir maintenir quelque chose qui est désormais du passé, on finit par se détruire soi-même.

Peut-être que d’ici une dizaine ou une quinzaine d’années, le métier de marin-pécheur en Europe ne sera plus qu’une histoire de musée, par la faute même des marins-pécheurs.

Comme jadis les Luddistes qui voulaient combattre les métiers à tisser mécanique au début de la première révolution industrielle, celle de la vapeur (en gros, de la fin du 18ième jusqu’à la fin des années 1870), suivi par la deuxième révolution industrielle, celle de l’électricité (années 1880 à l’arrivée de la micro-informatique dans les années 1970).

Bref, un combat perdu d’avance. Ainsi va la vie…

Marrant parfois les paroles de chansons.

Quand j’étais en faculté de droit et d’économie – en 1993 – Jean-Jacques Goldman, Carole Fredericks et Michael Jones ont sorti un album qui s’appellait « Rouge ». J’ai mis 15 ans pour mettre la main dessus.

Un des titres, c’est « Des vies ». Une phrase du texte a été étrangement d’actualité, vers janvier – février dernier.

Je cite :

« Divorce, quarantaine, pour la même en plus jeune. »

Vous ne voyez pas de qui je veux parler ? Nicolas, Carla, Cécilia… Cela ne vous dit rien 😉

Filtrer les échange en pair à pair ? Assez dur, voire impossible !

Certains « défenseurs des droits d’auteur » dans le domaine musical veulent que les FAI filtrent les échanges en pair à pair sous prétexte que les technologies en question sont utilisées à des fins de copies illégales.

Les majors du disque n’ayant pas vu arriver le virage de la musique numérique et de leur rôle « sautable » d’intermédiaires entre les VRAIS producteurs de contenu et les consommateurs, pour voir à quel point leur peur de perdre une « rente » (vente de galettes plastifiés dont la technologie est vieille de 25 ans) les poussent à demander l’impossible.

En octobre 2007, un livre blanc demande la mise en place d’un filtre sur les flux en pair à pair, allant même jusqu’à l’idée de bloquer purement et simplement les technologies d’échange en pair à pair : quid de Skype qui utilise en toute légalité ce genre de technologie ?

[…]
« Par le biais du filtrage protocolaire, qui va permettre de bloquer le protocole des logiciels peer to peer. C’est le système de filtrage le plus efficace mais qui contient un risque : celui de faire barrage à tout type de téléchargement, y compris légal. Mais puisqu’on sait très bien que le peer to peer est pour l’essentiel lié au piratage, nous estimons qu’il ne faut pas tergiverser. Pour exemple, imaginez qu’un kiosque vende 98 % de journaux illégaux, faudrait-il le laisser ouvert sous prétexte qu’il y a 2 % de ventes légales ? Nous pensons que non. »

Nous affirmons que non, effectivement, un kiosque qui vend 98 % de journaux illégaux doit être fermé. Mais comparer un réseau P2P décentralisé à un kiosque de journal est encore une fois ne rien comprendre à ce qu’est le P2P. Et nous affirmons que même si 98 % des contenus d’un réseau P2P sont illégaux, le réseau lui-même ne doit pas être fermé. Contrairement au marchand de journaux, personne n’est à la tête du réseau P2P pour passer commande de « journaux illégaux ». Chaque client arrive avec ses journaux et se les échange dans le kiosque, sans qu’aucun dirigeant de boutique n’ait ni son mot à dire, ni la possibilité de dire quoi que ce soit. L’utilisateur légal propre sur soi ne voit jamais circuler les « journaux illégaux », car le réseau est neutre. Il est simplement une place d’échange entre utilisateurs, qui sont seuls et uniques responsables de ce qu’ils échangent.
[…]

Or, suite à la commande d’une étude, on s’aperçoit que ce genre de demande se prend une petite déculottée à coup de fléau d’armes :

Electron Libre nous informe qu’une synthèse des résultats a finalement été publié fin mars par Internet Evolution, qui a co-financé avec le SNEP l’étude commandée au Centre de Test Réseau Avancé Européen (EANTC). Les résultats, issus d’une analyse conduite entre avril et octobre 2007, sont timorés.

D’abord, ils sont comiques. Alors que les tests étaient tous frais payés par les commanditaires, sur 28 sociétés qui commercialisent des solutions de filtrage des réseaux P2P dans le monde, seules 5 ont accepté de soumettre leurs produits aux batteries de tests. Sur ces cinq courageux, trois ont eu tellement peur en voyant les résultats qu’ils ont choisi a posteriori d’exercer leur droit de véto à la publication des résultats. Sur les 28 candidats de départ, il ne restent donc que l’Américain Arbor/Ellacoya et l’Allemand Ipoque, qui ont accepté que leurs résultats soient publiés. Les autres sont visiblement dans les cordes et ont encore beaucoup de progrès à faire.
[…]
En revanche, lorsqu’il est activé, le brouillage de protocole réduit considérablement l’efficacité des routeurs de filtrage du P2P, avec un taux de filtrage qui chute à zéro pourcent sur eDonkey/eMule. L’option de brouillage est pour le moment désactivée par défaut sur eMule, mais il suffit qu’ils l’activent par défaut pour que tous les utilisateurs contournent avec succès le filtrage. Freenet, qui est entièrement crypté, n’est pas du tout détecté par les routeurs.

Sur BitTorrent, l’option de brouillage de protocole est moins efficace pour contrer les filtres, sauf lorsque l’ensemble de la communication (et non seulement les en-têtes des paquets) est cryptée. Dans ce dernier cas, le système de Ellacoya est totalement floué, et celui de Ipoque laisse passer près d’un paquet sur deux.

Les résultats montrent donc qu’il est en théorie possible de filtrer des protocoles cryptés, mais que la difficulté est beaucoup plus grande. Or là aussi, le jeu du chat et de la souris ne fait que commencer. Les réseaux cryptés ou brouillés sont encore jeunes et devraient beaucoup se développer cette année.

Je tiens à préciser que je ne nie pas que de la musique soit piratée, et cela a toujours existé. Seulement, ce n’est pas en attaquant les « vilains pirates » que les ventes repartiront. Car il y a une série de problème de taille :

  • La qualité du contenu des galettes
  • Le prix de ventes de galettes
  • L’offre qui est souvent d’un intérêt proche de zéro : citez donc une dizaine d’albums novateurs sorti depuis la fin des années 1970…
  • Les méthodes presques maffieuses utilisées par les maisons de disque : cf l’affaire dite de « la poule »
  • La musique n’est pas un besoin de première nécessité, et dans des périodes de berne pour le pouvoir d’achat…

Bref, les majors du disque et leur affidés continueront à mentir comme des arracheurs de dents, ne voulant pas se remettre en cause… Plus dure sera la chute…

Dommage ! Cependant, c’était une bonne idée !

Je tiens à préciser que je considère comme une aberration le déroulement des Jeux Olympiques en Chine Communiste, régime connu pour mentir comme des arracheurs de dents sur l’extermination du peuple tibétain via une colonisation qui taît son nom.

J’ai pu lire ceci sur le Blog de Jean-Marc Morandini :

Moins d’une heure après le début du parcours, qui a commencé sous la neige et doit s’achever vers 17h00 GMT à Greenwich (est de Londres), deux manifestants ont tenté d’éteindre la flamme au moyen d’extincteurs lors d’un passage de relais dans le quartier de Ladbroke Grove, selon une journaliste de l’AFP sur place.

Ils ont déclenché un extincteur sur lequel était inscrit la mention « extincteur de propagande », provoquant un début de panique dans la foule. Ils ont été immédiatement arrêtés sans ménagement par les policiers qui se relaient eux aussi, à pied, à vélo et à moto, pour escorter la flamme depuis son départ du stade de Wembley, vers 9h30 GMT.

« Cette protestation ne visait pas le peuple chinois mais au contraire le régime brutal qui les dirige », avaient expliqué les deux manifestants dans un communiqué.

En effet, il faut se souvenir que la dernière fois qu’un totalitarisme avait organisé les JO, c’était en 1936, à Berlin… A croire que l’argent n’a pas d’odeur, et que la vie humaine n’a aucun prix pour le CIO…

Un peu d’humour du soir ;)

Enfin, de l’humour, si on veut. Car si j’avais appliquer à chaque fois les méthodes proposées par les spams du style « élargissez votre zigouigoui » depuis que j’ai internet, soit 1997, j’aurais surement un machin dont le volume serait comparable à celui de la Tour Eiffel…

Un peu encombrant pour se déplacer, non ? 😉

Désolé pour le manque de poésie, cependant…