Firefox 3.0 RC1 : les infos se précisent.

Dixit ce billet du blog « Mozilla Developer News », on apprend une nouvelle que certaines personnes attendaient : Firefox 3.0 RC1 est considérée comme « code complete », complétée au niveau du code source.

En clair, la base de ce qui sera Firefox 3.0RC1 a été « gelée » pour de bon. Seul des correctifs de très faibles impacts (une mauvaise orthographe dans un mot par exemple) seront désormais acceptés.

Un série de tests « finaux » se tiendra lundi prochain, histoire de traquer les bugs récalcitrants.

Si tout se passe bien et que les retours des testeurs n’ayant pas installés encore des versions pré-RC sont bons, la version RC1 sortira d’ici la fin mai.

Par expérience, je penche pour la sortie d’une deuxième vers RC. La version finale ? Début juillet. Simple estimation pifométrique. En tout cas, on peut penser que désormais le travail va se concentrer sur le développement de Gecko 2.0 et de Firefox 4.0, qui sortiront tous les deux d’ici 18 mois à 2 ans 😉

Si vous voulez savoir où en est le processus de publication de Firefox 3.0rc1, une page spécifique existe. Idem si vous voulez savoir les dernières nouveautés sur code du tronc, même si au moment où j’écris cet article, le code du tronc n’a pas été modifié depuis le… 7 mai 2008 🙁

Un nouveau bijou signé Allison Crowe.

Il y a près d’un an, je parlais d’une artiste canadienne, Allison Crowe. Elle vient de sortir un nouvel album sur Jamendo : et le moins que l’on puisse dire, c’est un album magnifique.

Loin de la daube des majors – n’ont-elles jamais rien produit d’autre depuis les années 1980 ? – enfin une chanteuse qui ne confond pas hurlement et chant.

A vous de voir si vous aimez « Little Lights » disponible sur Jamendo.

Téléchargez sur Jamendo, c’est gratuit, légal et cela permet d’enfoncer des clous dans le cercueil des DRMs. Et surtout, cela permet de se laver les oreilles 🙂

Enfin ;)

La version 3.0 alpha1 de Thunderbird ne saurait tarder… Source ? Le bogue 431788 sur bugzilla

Le fichier qui donne la version du logiciel compilé vient d’être modifié, à savoir mozilla/mail/config/version.txt

Le numéro de version n’avait plus été modifié depuis… le 21 mai 2006 qui donnait son nom de « 3.0a1pre »…

Autant dire que la version alpha1 de Thunderbird 3.0 ne saurait tarder…

Mieux vaut tard que jamais, non ? 😉

Fedora 9 : vers un « grand cru » de la distribution ?

Dans le commentaire d’un précédent article, j’ai été accusé de faire du « fedora-bashing ». Je tenais à démentir ce propos, et pour cela, j’ai récupéré la dernière version de développement de Fedora 9 (dite « sulphur ») pour la tester et faire un tour rapide du propriétaire.

Alors que la distribution sort dans moins d’une semaine (le 13 mai prochain) et qu’une version dite « release candidate » n’a pas été distribuée publiquement – du moins si l’on se base sur la feuille de route de développement de la distribution – j’ai récupéré l’image ISO du DVD en 64 bits de la version dite « preview », sortie aux alentours du 17 avril dernier.

Pour le test dans une machine virtuelle KVM, équipée de l’habituel disque virtuel de 32 Go, de 768 Mo de mémoire vive, d’un clavier français, d’un circuit son émulé es1370.

Ecran de démarrage d'installation de la Fedora 9

Je ferai une installation « basique » de la distribution, ne modifiant rien à l’installation proposée par défaut. Ensuite, je ferai l’installation des mises à jour, et je terminerai par un rapide tour du propriétaire. Mon but est surtout de la comparer à la version Fedora 8 en 64 bits dont j’avais déjà parlé en novembre 2007 et qui m’avait laissé sur ma faim.

La récupération de l’image ISO a été effectuée via le tracker torrent du projet Fedora.

Création d’une image disque de 32 Go :

fred@fred-laptop:~/download$ qemu-img create -f qcow2 f9.img 32G
Formatting 'f9.img', fmt=qcow2, size=33554432 kB

Lancement de la machine pour l’installation de la fedora 9 dans la machine virtuelle :

fred@fred-laptop:~/download$ kvm -m 768 -hda f9.img -localtime -k fr -soundhw es1370 -cdrom Fedora-9-Preview-x86_64-DVD.iso -boot d &

L’installateur est toujours aussi simple d’accès. Et cela se limite souvent à la sélection d’une option et d’un clic sur le bouton « suivant »…

Que demander de plus ? L’installation annonce la présence de 940 paquets à mettre en place. Ce qui n’est pas excessif au final, vu l’offre logiciel disponible : gimp, Gnome, OpenOffice.org, Firefox, Pidgin, Java (sous sa forme OpenJDK), et encore bien d’autres outils.

Installation de Fedora 9 en cours

La première partie de l’installation prend en gros vingt à vingt-cinq minutes . Peut-être que la compilation en parallèle d’un firefox pré-3.0rc a ralenti un brin le processus d’installation dans la machine virtuelle ?

En tout cas, c’est très rapide, et c’est agréable à voir. A croire que les distributions se sont données le mot pour que leur publication en 2008 soit sous le signe d’une vélocité améliorée.

Le temps de démarrage franchement amélioré doit être lié à l’utilisation d’Upstart, technologie utilisée par Ubuntu – et d’autres distributions – pour donner un coup de fouet au boot.

La deuxième partie de l’installation se résume à la création d’un compte utilisateur et de l’envoi ou non des données technique aux développeurs. On peut aussi configurer le réglage automatique de l’heure au démarrage via un daemon ntp. Ensuite, on peut accéder à un Gnome fraîchement installé.

Ecran de connexion de la Fedora 9

Cette deuxième partie nécessitant une modification de la ligne de commande utilisée pour KVM :

fred@fred-laptop:~/download$ kvm -m 768 - hda f9.img -localtime -k fr -soundhw es1370 -cdrom Fedora-9-Preview-x86_64-DVD.iso -boot c &

Ensuite, la mise à jour des paquets – suivant la publication de l’image ISO – prend une quarantaine de minutes, pour installer en plus de mises à jour correctives le noyau linux 2.6.25.

J’ai rajouté ensuite yumex, appréciant cet outil de gestion de paquet ; un simple « yum install yumex » dans un terminal en root a fait l’affaire.

Via le dépôt Livna, on peut installer facilement VLC, ou encore les paquets Gstreamer pour supporter les formats « non libres » comme le mp3 pour ne citer que celui-ci.

Yumex récupérant des logiciels

Coté bonne surprise, j’ai constaté que Rhythmbox apporte le support du greffon MTP (qui était absent sur Fedora 8), ainsi que la quasi-disparition du mélange de paquets 32 et 64 bits. La présence de Swfdec doit être sûrement à cette disparition du mélange.

Rhythmbox et VLC sous Fedora 9

Cette version est un très bon cru de la distribution Fedora. Autant la version 8 m’avait laissé un peu sur ma faim, autant cette version m’a très agréablement surpris.

Que restera-t-il à la concurrence au final ? Félicitations aux développeurs du projet Fedora.

Merci NiN !

Nine Inch Nails est un groupe de « rock industriel » américain – un genre assez spécial – que je suis en train de découvrir. A vrai dire, je connaissais déjà un peu le travail de Trent Reznor, car c’était lui qui avait en 1996 composée la bande son d’un de mes jeux vidéos préférés à l’époque, un certain Quake d’ID Software 😉

Bref, c’est pour mettre un coup de pied au c** des majors du disque – qui accusent le peer to peer d’être responsable de la chute des ventes de CDs audio (technologie vieille d’un quart de siècle) – que le groupe vient pour la deuxième fois de proposer un album en téléchargement légal et gratuit. Car ce dernier est publié sous contrat « creative commons ».

Intitulé « The Slip », il est légalement et gratuitement récupérable au format mp3 (bof), flac, m4a ou encore wav…

Les trois derniers formats n’étant disponible que via un téléchargement en utilisant le protocole bittorrent.

Leur première tentative de proposer gratuitement un album (ou du moins un quart de ce dernier, le reste pouvant être obtenu contre paiement) est toujours disponible à cette adresse, uniquement en mp3 🙁

Même si certaines personnes pourraient comparer les créations de NiN a du bruit, le quatrième titre de l’album « Discipline » est pas si mal.

Bref, que l’on aime ou pas NiN, il est intéressant de voir que de plus en plus de groupe et d’artistes s’affranchissent – ou veulent s’affranchir – de l’intermédiaire qu’est la major du disque pour s’adresser directement à leur audience.

Et si l’avenir de la musique passait par le « du producteur au consommateur » sans passer par des intermédiaires ?

Et encore un clou dans le cercueil des DRMs et dans la propagande des majors du disque et des lois liberticides dont elles sont plus ou moins à l’origine, vous savez, DADVSI par exemple 😉