Quelques films vu récemment, deuxième édition.

Il y a une quizaine de jours, j’avais fait un billet de ce style dans la catégorie « cinéma », donc je récidive.

Premier film : « Le viager » de Pierre Tchernia, sorti en 1972

J’avoue que c’est un de mes films d’humour préféré, même j’oserais employer le terme de film culte dans ce domaine, même si le terme de « film culte » a été dévoyé.

Avec une équipe d’acteurs impéccables (Michel Serrault, Michel Galabru, Odette Laure, Rosy Varte, Jean Pierre Darras et Noël Roquevert dans son dernier film), 40 années de l’histoire récente sont balayés en une heure et quarante minutes environ.

Entre la méchanceté génétique des Gallipeau qui s’acharne à vouloir faire disparaître le sieur Martinet, jeune retraité qui a acheté une masure dans un village de pécheurs, Saint Tropez en 1930, et la litanie des disparitions les unes les plus absurdes que les autres, le « Faites-moi confiance » prononcé une vingtaine de fois par Michel Galabru (qui se plante à chaque fois ou presque), on ne peut qu’éclater de rire à chaque fois.

Affiche du viager

Deuxième film : « Soleil Vert » avec Charlton Heston, sorti en 1973.

Dans ce film dystopique, l’action se situe dans une New York de 40 millions d’habitants, en 2022, rongée par la pollution, qui ne se nourrit plus que de nourriture synthétique, comme le Soleil Vert, dont la fabrication serait basée sur du plancton.

L’inspecteur Thorn, joué par Charlton Heston, enquête sur le meurtre d’un des cadres dirigeants de la Solyent Corporation qui fabrique le Soleil Vert, justement… Et faitdes découvertes plus que macabre…

C’est un film très dur, qui montre des femmes dites « mobiliers » (des prostituées de luxe), un monde rongé par la pollution, la misère et le chomage endémique, la corruption.

Bref, un chef d’oeuvre dans ce domaine précis.

Dernier film : « Alexandre le Bienheureux », avec Philippe Noiret, sorti en 1967.

Alexandre Gartempe est un colosse campagnard, dont sa femme « La Grande » le traite comme un esclave, ne lui laissant jamais le temps de souffler. A coup de claquements de doigts, de tintement de cloches, et même via le biais d’un talkie walkie, il est harcelé, incapable de pouvoir rêvasser, car c’est un homme qui aime vivre et aime prendre le temps de vivre.

Après la mort accidentelle de sa femme, il prend sa revanche, et paresse au lit…

A voir pour la prestation de Philippe Noiret, mais aussi pour le tout jeune Pierre Richard.

J’avoue que le meilleur endroit pour regarder le film, c’est allongé sur un bon fauteuil 🙂

C’est tout pour ce billet. A la prochaine fois 🙂

Jusqu’où se niche la propagande des majors…

Ayant acheté « The Piper At The Gate Of Dawn », j’ai pu lire ceci dans la jaquette du boitier :

Thank you for buying this music and for supporting the artists, songwriters, musicians and others who have created it and make it possible. Please remember that this recording and artwork are protected by copyright law. Since you don’t own the copyright, it’s not yours to distribute. Please don’t use internet services that promote the illegal distribution of copyrighted music, give away illegal copies of disc or lend disc to other for copying.

It’s hurting the artists who created the disc. It has the same effects as stealing a disc from the store without paying for it.  Applicable laws provide severe civil and criminal penalties for the unauthorized reproduction, distribution and digital transmission of copyrighted sound recordings

Non seulement le texte n’est compréhensible que par des personnes ayant un bon niveau en anglais, mais elle pue la propagande.

Commençons par la traduction.

Merci d’avoir acheté cette musique et pour soutenir ainsi les artistes, auteurs, musiciens et autres qui l’ont créé et ont rendu tout cela possible. Veuillez vous souvenir que cet enregistrement et les illustrations sont couvertes par le droit de copie. Comme vous ne possédez pas ce droit de copie, vous n’avez aucun droit de distribution. Veuillez ne pas utiliser de services internet qui promeuvent la distribution de musique sous droit de copie, abandonnez les copies illégales, ne prêtez pas ce disque à d’autres personnes pour qu’elle puisse le copier.

Cela fait souffrir les artistes qui ont créé le disque. C’est le même effet que de voler un disque dans une magasin sans le payer. Les lois existantes sanctionnent de peines sévères civile et pénale pour la reproduction sans autorisation, la distribution et la transmission  numérisée d’enregistrements sous droit de copie.

En dehors du terme inexact de vol – la copie digitale ne soustrayant pas l’objet de la personne lésée – j’ai décidé d’employer le terme « droit de copie » pour traduire copyright et non droit d’auteurs, car ce sont deux notions différentes.

Le copyright est :  « l’ensemble des prérogatives exclusives dont dispose une personne physique ou morale sur une œuvre de l’esprit originale. »

Ce n’est pas forcément l’auteur, mais plus souvent l’éditeur ou le distributeur de l’oeuvre en question.

Le droit d’auteur est : « l’ensemble des prérogatives exclusives dont dispose un auteur sur une œuvre de l’esprit. »

Ici, c’est bien l’auteur qui est « visé » par la notion en question.

Sur cet exemple précis, ce texte empeste la propagande à plein nez. Déjà, l’album d’origine est sorti en… 1967, il y a donc 43 ans. Autant dire que les investissements mis en oeuvre pour produire l’album ont du être depuis pas mal de temps amortis.

De plus, sur les quatre artistes de la formation de 1967, deux sont décédés : Syd Barret en 2006 (bien qu’il fut mort artistiquement dès 1968-1969) et Richard Wright en 2008. Donc, plus rien ne peut les blesser désormais.

De plus, on peut se demander si l’on a le droit de revendre un album… Car il est explicitement dit : « Comme vous ne possédez pas ce droit de copie, vous n’avez aucun droit de distribution. »

Ce qui est clair, c’est que la personne qui achète l’album, n’achète pas la musique, mais juste une autorisation d’écoute.  Sympathique comme remarque, non ?

Donc en gros, j’ai été complice de vol, en achetant via priceminister un sacré paquet d’albums… Autant dire que le droit de lire de Richard Stallman n’est pas loin de la vérité, au moins dans le domaine musical…

Cyrille Borne a écrit un article assez intéressant sur la musique et hadopi. Je compte lui écrire une petite bafouille dès que j’aurais tourné ma pensée de manière claire.

Je tiens à préciser que je ne soutiens nullement la copie non autorisée de musique, mais que l’on arrête de prendre les consommateurs pour des voleurs en puissance. Aucune industrie ne gagne à considérer sa clientèle comme de la merde.

Quelques films vu récemment.

Voici quelques films que j’ai vu récemment, dans le désordre le plus complet 😉

L’âge de Cristal (Logan’s Run). C’est un film de 1976 de Michaël Anderson. Dans un futur tout à fait dystopique, l’humanité vit dans un monde, « la cité » où l’on ne vit pas plus de 30 ans. L’age de chaque personne est donné par un cristal implanté dans la main. Le jour du 30ième anniversaire, a lieu la cérémonie du Carroussel, où les personnes sont « mises à mort » pour renaître.

Logan, joué par Michaël York, est un limier, un chasseur / tueur de fugitif (un peu comme Deckard dans Blade Runner). Les autorités lui donne l’ordre de trouver le lieu où les fugitifs ayant réussi à s’enfuir survivent en dehors de la cité, « Le sanctuaire ».

Les effets spéciaux ont très mal vieilli (spécialement la vue de la cité qui montre clairement que ce sont des maquettes qui sont utilisées), mais l’intrigue est prenante. Même si la fin est un peu trop… Mais non, je n’en dirais pas plus 😉

A noter la présente de Farah Fawcett dans le film.

Deuxième film : « The Phantom of the paradise ». Dans ce film de 1974, Brian de Palma revisite un célèbre mythe en le transposant le monde musical. Sur fond de musique volée, on voit comment la vengeance peut devenir destructrice.

Et c’est aussi une sacrée critique de l’industrie musicale de l’époque, qui passe allègrement du mouvement « hippie » (avec les « Juicy Fruits ») au début du film à Beef, qui symbolise le Hard Rock de cette époque).

A voir ne serait-ce que pour la prestation de William Finley.

Troisième film : « Tron ». Tourné en 1982, ce film de science fiction de Walt Disney nous plonge dans un monde assez spécial. Celui d’un ordinateur. Avec des effets spéciaux qui ont horriblement mal vieilli (pire que les effets spéciaux du premier opus de Star Wars sorti 5 ans auparavant).

Ultra connu pour la course des véhicules lumineux, ce film est franchement kitsch.

Et c’est ce qui en fait une référence. Cependant, le scénario qui se résume encore à une trahison et une vengeance est un peu rapide pour le dénouement. Les effets 3D en fil de fer, les personnages vétus de combinaisons qui font penser à des circuits imprimés, et les allusions à certains langages de programmation en font cependant un bon moment à passer… Histoire de voir à quel point l’informatique a évolué en une trentaine d’années.

Il semblerait qu’une suite soit prévue pour l’année prochaine.

C’est tout pour aujourd’hui ! 🙂

Hadopi ? La preuve même du rejet du darwinisme économique.

Par darwinisme, je pense surtout à l’idée : s’adapter ou disparaître.

Hadopi, cette loi inapplicable (à moins de fliquer chaque ligne et chaque internaute, sans oublier le mouchard payant et non interopérable qui fera de chaque utilisateur d’informatique n’utilisant pas un PC sous Windows un coupable par défaut), dépassée technologiquement (cryptage des communications, réseau privé virtuel, abandon du pair-à-pair traditionnel pour des sites d’hébergement, diffusion par flux) qui coutera plusieurs dizaines de millions d’euros (dixit les fournisseurs d’accès) ne rapportera pas un seul centime à la création, et encore moins aux intermédiaires que sont les maisons de disques dont le rôle principal est de vendre de la galette plastifiée.

Après une quinzaine d’années plutôt faste, entre 1985 et 2000 – il fallait bien remplacer les vynils et les cassettes stéréo par des CDs – l’industrie du disque n’a pas voulu admettre que l’accès à l’internet et donc à la musique au niveau mondial ne se ferait plus par elle.

Et cela, c’est inacceptable pour des personnes qui ne veulent pas voir disparaître leur monopole de fait : imposer aux acheteurs la musique – ou la daube, même si c’est insulter ce plat de cuisine – formattée, prédigérée, des artistes savonnettes comme à la grande époque des yéyés (1961 – 1963) ou plus récemment les diverses télé-réalités musicales.

Comme jadis dans les années 1980, la copie sur cassette devait tuer la création, l’internet est maintenant rendu responsable. C’est vrai qu’il est impensable de voir les artistes proposer directement leur création à leur public. Quelle idée insensée !

Ne plus avoir besoin des circuits de distributions classique, et donc ne plus utiliser un intermédiaire couteux comme une maison de disque… Quelle hérésie.

Pour moi, hadopi sera un fiasco et je ne donne pas plus de deux ans à vivre à cette institution qui sera bientôt synonyme d’accusations injustifiées, d’usine à gaz, et on ne verra pas la moindre vente supplémentaire de galette plastifiée.

Ce n’est pas non plus les idées du rapport dit « Hadopi 3 » qui changeront la mise. La mise en place d’une carte discriminatoire sur l’age, les personnes de plus de 25 ans n’aurait pas le droit de découvrir de nouvelles musiques, ne changera rien.

Les majors ont TOUJOURS (ou presque) produit de la merde ou l’on entretenu. Comme jadis les dinosaures ont disparus, victimes d’un astéroïde et de leur inadaptation aux changements du climat terrestre, comme jadis les métiers à tisser mécanique ont disparus (malgré le combat des luddistes), les majors se doivent de disparaître.

Il y a eu des musiciens avant que la musique ne s’incarne dans du vynil ou du plastique. Il y aura des musiciens après cela.

La musique est par définition immatérielle, et de sa longue histoire, les deux siècles qui viennent de s’écouler ne sont que quelques instants.

Maintenant, on verra bien si les industries du disque seront s’adapter… Mais vu le combat qu’elles mènent contre leurs – futurs – clients…

La dystopie dans les films et les livres… Mes préférés.

On appelle « Dystopie » : « un récit de fiction peignant une société imaginaire, organisée de telle façon qu’elle empêche ses membres d’atteindre le bonheur, et contre l’avènement de laquelle l’auteur entend mettre en garde le lecteur. »

J’avoue que j’ai toujours aimé ce genre. Voici donc mes préférés dans ce domaine. En commençant par les livres :

  • 1984 de George Orwell.
  • Le meilleur des mondes (Brave New World) d’Aldous Huxley
  • Farenheit 451 de Ray Bradbury
  • La saga des Tripodes de John Christopher
  • Les androïdes rêvent-ils de moutons électriques ? de Philip K. Dick

Sur grand écran :

  • Blade Runner (tiré du livre de Philip K. Dick)
  • Soleil Vert avec Charlton Heston
  • L’age de Cristal
  • Dark City (Alex Pryas)
  • Gattaca
  • Orange Mécanique d’après le livre d’Anthony Burgess

C’est déjà une sacrée liste, non ?