L’industrie de l'(in)culture cinématographique, musicale et écrite est-elle « mentalement » bloquée en 1993 ?

Dans un article du webzine NextInpact, on peut lire les pleurnicheries des « ayant tous les droits », voulant la mise en place d’un système de radars automatiques contre les méchants internautes qui ne passe pas par la tristement comique offre légale.

Le morceau de choix est la phrase suivante sur la soi-disant offre légale (qui est risible au mieux) :

Conclusion : « l’argument de l’absence d’œuvre, leur diffusion à un rythme qui ne convient pas, c’est faux ! C’est de la démagogie. Il faut arriver à sanctionner le piratage qui est du vol ! (…) On n’arrivera pas à vendre des séries si on ne le combat pas. »

Outre le fait qu’une copie illicite n’est pas du vol, du moins au sens entendu par le Code Pénal – à moins que la copie d’un fichier qui le multiplie soit la même chose qu’une soustraction (faut-il redéfinir les mathématiques ?) – que dire de l’offre légale actuelle pour les oeuvres cinématographiques ?

Elle souffre d’une incongruité, la chronologie des médias, héritage des années avant l’arrivée du réseau des réseaux. Pour mémoire, la chronologie des médias, définie légalement depuis 1982 et adaptée pour les nouveaux moyens de diffusion en France, est la suivante pour un film.

  • Jour J + 4 mois : uniquement en salle, vous savez l’endroit qui empeste le beurre chaud et où le soda est roté bouche ouverte
  • Jour J + 4 mois et 1 jour : location et achat de DVD, Bluray et VOD sans abonnement
  • Jour J + 10 mois : passage sur les chaines cryptées partenaires du cinéma
  • Jour J + 1 an : passage sur les chaines payantes
  • Jour J + 22 mois : passage sur les chaines payantes ayant aidé à la coproduction du film
  • Jour J + 2 ans et demi : passage sur les chaines payantes
  • Jour J + 3 ans : passage sur les plateformes de VOD avec abonnements (Netflix et compagnie)
  • Jour J + 4 ans : passage sur les chaines non cryptées

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« Paradise Over », le deuxième EP de Selene.

Ah, le metal symphonique… C’est une de mes variantes préférées du metal, surtout quand il s’accompagne d’un chant féminin. Le groupe Nord-Irlandais Selene sort en ce 17 octobre 2014 son deuxième EP, « Paradise Over« .

Le deuxième album d’un groupe (que ce soit un album longue durée ou un simple EP) est toujours un point critique. Surtout si le premier album vous a particulièrement plu.

Je l’ai précommandé après avoir écouté les deux extraits déjà publiés auparavant, « Not Enough » et « Still Dreaming ». La magie du premier EP est toujours présente, et je me suis régalé tout au long de l’écoute. Car c’est du bon metal symphonique comme je l’aime. Et qui change du metal caricatural qui pollue les rayonnages virtuels de Bandcamp : guitares surchargées, chants growl plus mauvais les uns que les autres pour meubler le manque de création de l’album, avec des pochettes toujours plus tape à l’oeil.

De quoi bien commencer une journée de vendredi d’octobre 🙂

En vrac’ rapide et culturel.

Oui, culturel en un seul tenant 😉

C’est tout pour aujourd’hui ! Bon dimanche !

Vendredi culturel : la folk anglaise dans sa variété avec Dear Pariah et le duo Josienne Clarke et Ben Walker.

Pour finir cette première semaine d’octobre 2014, deux albums de folk anglaise dans deux variantes. L’une traditionnelle avec Josienne Clarke & Ben Walker, l’autre plus « moderne » avec Dear Pariah.

Je vais aborder les deux par ordre alphabétique, donc honneur à Dear Pariah, projet solo de Charlotte Hinchcliff. Ici, les mélodies folk sont teintés de rythme parfois psychédélique, accompagné de nombreuses cordes (violoncelle, harpe, viole de gambe)

Son deuxième EP, financé via Pledge Music (et dont j’ai été un des donateurs), nous propose 4 pistes pour une durée d’environ 18 minutes. La voix de Charlotte Hinchcliff nous emporte dès la première piste. Dès Brother, on a un album qui vous prend aux tripes. Le titre éponyme démarre presque en fanfare, continuant de prendre l’auditeur au plus profond de lui même.

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« Fourth Wall », le deuxième album studio d’Ysma.

Ysma, groupe de rock progressif aux tendances metal d’origine germanique vient de publier son deuxième album studio, « Fourth Wall ».

J’avais parlé de leur premier album studio en août 2013, puis de leur excellent concert acoustique en décembre 2013.

Quand j’ai appris que le groupe proposait à la précommande leur deuxième album « Fourth Wall » (qui m’a fait penser à un passage du livre « Farenheit 451 » de Ray Bradbury où le héros Guy Montag voit sa femme entouré par trois murs écran et demande quand le quatrième mur sera acheté, « Fourth Wall » dans la langue de William Shakespeare) en attendant impatiemment la sortie de l’opus.

J’ai écrit l’article au fur et à mesure de la première écoute, donc, c’est du « brut » 🙂

L’album qui dure environ 55 minutes nous replonge dans l’univers d’Ysma, même si l’introduction commence en douceur avec la très courte piste « Limelight » et son piano digne d’un film de Christopher Lee qui ne fait que deux petites minutes et demie.

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