Test de KahelOS, un dérivé d’Archlinux.

KahelOS est une distribution dérivée d’Archlinux pour i686 et x86_64, bien que l’image iso pour x86_64 soit introuvable pour le moment. Ce dérivé utilise Gnome.

KahelOS

Après avoir récupéré l’image ISO, j’ai lancé l’environnement habituel de test :

fred ~/download $ qemu-img create -f qcow2 kl.img 32G
Formatting 'kl.img', fmt=qcow2 size=34359738368 encryption=off cluster_size=0
fred ~/download $ qemu-kvm -k fr -localtime -soundhw all -m 1024 -hda kl.img -cdrom kahel-desktop-090909-i686.iso -boot d &

L’installateur ressemble fortement à celui de la Archlinux, en simplifiant certaines étapes.

Après le démarrage, il faut se connecter en tant que root, puis entrer la commande km pour définir un clavier francophone.

Ensuite, le lancement de l’installateur se fait en utilisant la commande /kahel/setup.

Les étapes sont assez automatisées, ce qui simplifie la tache. Cependant, on ne peut pas toucher dès le début au fichier /etc/rc.conf, donc le clavier est en anglais au premier démarrage post-installation. De même, le codage de la langue installée par défaut est en_US-UTF8…

On peut créer un utilisateur avec pouvoir, ce qui se traduit en langage linuxien (et aussi unixien ?) par :

  1. ajout au groupe wheel
  2. accès aux commandes root via sudo

Au premier démarrage, un problème lié à xorg m’a obligé à utiliser un xorg.conf adapté (bug de kvm, de xorg ?).

Après avoir copié un fichier xorg.conf correct en /etc/X11/xorg.conf, et avoir modifié le fichier /etc/rc.conf pour avoir le clavier en français, j’ai redémarré la machine pour avoir un système qui me permet d’utiliser mon clavier azerty sans trop de manipulation 😉

Il est quand même intéressant de voir à quel point l’écran de connexion ressemble à celui d’une certaine… Frugalware Linux 🙂

Un Gnome 2.26.3 en anglais nous accueille. J’ai donc été dans System / Preferences / Keyboard, ajouté et activer un agencement azerty pour le clavier.

Après l’installation, avec une distribution « rolling release », c’est une obligation de voir s’il n’y a pas eu de paquets mis à jour.

Dans un terminal, j’ai donc entré la commande magique :

sudo pacman -Syu

Quelques dizaines de paquets à jour ont demandé à s’installer. J’ai donc lancé la mise à jour.

Après le rédémarrage, la distribution tourne autour d’un noyau 2.6.30.6. Voulant avoir une distribution en français, j’ai du modifier le fichier /etc/locale.gen et décommenter les lignes en fr_FR.

La génération de la localisation s’est faite avec un petit :

sudo locale-gen

Ensuite, un redémarrage et le système apparait en français 🙂

Coté logiciel, si vous n’aimez pas les outils en mono, passez votre chemin : banshee, beagle et f-spot sont présents…

A noter que c’est une distribution qui n’inclue pas d’outils autre que ceux fournis avec Gnome ou lié fortement à gnome : pas de Mozilla Firefox, ni d’OpenOffice.org.

Abiword, Gnumeric et Epiphany les remplacent.

Pour résumer, en positif :

  • Basé sur archlinux, donc du très récent en restant stable
  • Reprend le principe de Chakra Linux, mais en utilisant Gnome
  • Installation simplifiée par rapport à une archlinux classique
  • Un /etc/rc.conf pas trop bidouillé, même si un peu trop de daemon au démarrage.

En négatif :

  • Par défaut en anglais. Des manipulations sont nécessaires pour avoir une autre langue.
  • Les outils en mono… Non, ce n’est pas un troll, c’est l’avis d’une personne qui n’apprécie pas cette technologie.
  • Le coté trop « ubuntu like » pour les couleurs. Car c’est un orange vraiment criard.
  • Pas d’ISO 64 bits disponible, contrairement à ce qu’annonce le site officiel.

A suivre, pour savoir si ce dérivé aura du succès ou pas. En tout cas, c’est interessant de voir que la Archlinux a ainsi un succès croissant 😉

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