Quoi de neuf dans le dépot « hardy proposed » ?

Ce dépot est celui qui sert à tester les nouvelles versions de logiciels avant leur « validation » et leur mise à disposition dans le dépot « updates ».

En dehors des mises à jour de logiciels de « bas niveau » (comme le noyau ou des pilotes), il y a des logiciels « utilisateurs lambda » qui sont en version de tests. Entre autre, OpenOffice.org en version 2.4.1rc2 et la version rc1 (donc un brin obsolète !) de Firefox 3. Captures d’écran à l’appui :

OpenOffice 2.4.1rc2 dans Hardy Proposed

Firefox 3.0rc1 dans Hardy Proposed

Versions qui seront – avec un peu de chance – celle de la version 8.04.1 LTS, premier « service pack » – pour prendre un parallèle à la Microsoft – pour Ubuntu Hardy qui doit sortir en juillet.

Vers un support des circuits Atheros 5007eg pour les distros linux 64 bits ?

Un des points ennuyeux avec mon portable, c’est son circuit Wifi, un Atheros 5007eg, qui nécessite l’utilisation du pilote windows XP 64 Bits pour se connecter en sans fil 🙁

Hors, en suivant le bug concernant ce problème sur le site de madwifi, une solution – fonctionnelle – a été apportée.

Testée et approuvée par mes propres soins. Ce n’est cependant pas une solution officielle, mais au moins, cela évite l’utilisation de ndiswrapper et du pilote windows 😉

1ière étape : virer tout ce qui est en rapport avec ndiswrapper, pour éviter des conflits par la suite :

$ sudo ndiswrapper -e net5211
$ sudo modprobe -r ndiswrapper
$ sudo apt-get remove --purge ndiswrapper-common ndiswrapper-utils ndisgtk

2ième étape : récupération du code de madwifi et du correctif pour le support du circuit en 64 bits, qui est apparemment originaire d’un utilisateur de FreeBSD 🙂


$ svn co http://svn.madwifi.org/madwifi/trunk madwifi
$ wget http://people.freebsd.org/~sam/ath_hal-20080528.tgz

On passe ensuite à l’installation du code, puis à sa compilation.


$ cd madwifi
$ mv hal hal.old
$ mkdir hal
$ cd hal
$ tar xvf ../../ath_hal-20080528.tgz
$ mv ath_hal-20080528/* .
$ cd ..
$ sudo make install BINDIR=/usr/bin MANDIR=/usr/share/man
$ sudo depmod -ae
$ sudo modprobe ath_pci

Ensuite, menu Système / Administration / Pilotes de périphérique

Et activez le module « Support for Atheros 802.11 wireless lan cards ».

Un redémarrage plus tard, la connexion fonctionne. Et cela fait plaisir. Pour information, voici ce que me donne un iwconfig :


fred@fred-laptop:~$ iwconfig
lo no wireless extensions.

eth0 no wireless extensions.

wifi0 no wireless extensions.

wlan0 IEEE 802.11g ESSID:"Livebox-XXXX" Nickname:""
Mode:Managed Frequency:2.457 GHz Access Point: XX:XX:XX:XX:XX:XX
Bit Rate:54 Mb/s Tx-Power:16 dBm Sensitivity=1/1
Retry:off RTS thr:off Fragment thr:off
Power Management:off
Link Quality=59/70 Signal level=-37 dBm Noise level=-96 dBm
Rx invalid nwid:0 Rx invalid crypt:0 Rx invalid frag:0
Tx excessive retries:0 Invalid misc:0 Missed beacon:0

Bref, que du bonheur 😉

Un petit aperçu de Debian 5.0 alias Debian Lenny.

J’ai voulu voir à quoi ressemble actuellement Lenny, alias Debian 5.0.

Pour cela, j’ai récupéré l’image dite debian installer beta1 pour Lenny, une version plus récente me confrontant à un bogue de Xorg qui me laisse sans interface graphique reconfigurable.

J’ai utilisé une image ISO en AMD64, récupérée à cette adresse :

http://cdimage.debian.org/cdimage/lenny_di_beta1/amd64/iso-cd/

Disque virtuel de 32Go :

fred@fred-laptop:~/download$ qemu-img create -f qcow2 deb50.img 32G
Formatting 'deb50.img', fmt=qcow2, size=33554432 kB

Lancement de l’installation :

fred@fred-laptop:~/download$ kvm -m 768 -k fr -soundhw es1370 -hda deb50.img -cdrom debian-testing-amd64-CD-1.iso -boot d &

Par la suite, la ligne de commande utilisée était la suivante :

fred@fred-laptop:~/download$ kvm -m 768 -k fr -soundhw es1370 -hda deb50.img -cdrom debian-testing-amd64-CD-1.iso -boot c &

Lors de l’installation, j’ai volontairement décoché la recherche de sources complémentaires.

Une fois ma debian lenny installée, j’ai modifié le fichier /etc/apt/sources.list en insérant la ligne suivante (en suivant les instruction du man sources.list), tout en utilisant la console en super-utilisateur (root)

deb ftp://ftp.debian.org/debian lenny main contrib non-free

Une fois les dépots mis à jour, j’ai rajouté synaptic, puis lancer l’installation des mises à jour. Donc la série de commande en console en super-utilisateur (root) :

# apt-get update
# apt-get install synaptic
# apt-get dist-upgrade

Parmis les changements : noyau linux 2.6.22 remplacé par un 2.6.24, Gnome 2.20.3 par 2.22.1 (en cours d’intégration apparemment, car Nautilus est encore version 2.20), Iceweasel 2.0.0.12 par un 2.0.0.14 (le paquet iceweasel-l10n-fr offrant l’interface en français), et Xorg 7.3 par une préversion de la 7.5 (la 1.4.0.90 comme me l’indique un x -version en ligne de commande) comme pour la distribution Fedora 9.

Iceweasel 2.0.0.14 sous Debian Lenny avec un noyau 2.6.24 pour AMD64

A noter que seul un raccourci vers Epiphany est proposé par défaut. Manque aussi OpenOffice.org, que l’on peut rajouter par la suite si on le désire. La version 2.4.0 est proposée.

VLC est disponible en version 0.8.6c, Mplayer en version 1.0rc2.

Cependant, au rédemarrage, grub propose toujours les deux noyaux par sécurité.

Le démarrage de Debian Lenny avec les deux noyaux 2.6.22 et 2.6.24

Pour l’utilisation des évènements sonores, il faut installer le paquet gnome-audio. Pour flash, le paquet swfdec-mozilla installe une version assez récente du logiciel swfdec (la 0.6.6).

A moins que je n’ai pas regardé au bon endroit, il ne semble pas qu’OpenJDK soit présent. Pour les fanatiques du papotage en ligne, Pidgin est en version 2.4.1, aMSN en version 0.97.

AMsn et Pidgin sous Debian Lenny

KDE ? Bien que Debian Lenny sera équipé lors de sa sortie du dernier KDE 4.0.x disponible, seule une version 3.5.9 peut être installée actuellement.

Voila, je ne voulais pas faire un test de 350 pages sur Debian Lenny, mais faire un tour rapide du propriétaire de la version 5.0 de la distribution Debian qui devrait sortir au mieux en septembre prochain.

25 ans bientôt ?

C’est en lisant cette « geekscotte » que j’ai eu envie de voir les infos que je pouvais trouver sur la naissance de la Free Software Foundation, et de son projet principal, GNU/Hurd.

Après quelques recherches via un certain google, j’ai pu trouver ce message daté du 27 septembre 1983 d’un certain Richard Stallman :

Je cite le chapeau de l’article en question :

Starting this Thanksgiving I am going to write a complete
Unix-compatible software system called GNU (for Gnu’s Not Unix), and
give it away free to everyone who can use it. Contributions of time,
money, programs and equipment are greatly needed.

Ce qui donne traduit :

A partir du prochain Thanksgiving, je vais commencer à écrire un système logiciel complet compatible Unix appellé GNU (pour Gnu N’est pas Unix), et le donner librement à toute personne voulant l’utiliser. Des dons de temps, d’argent de programmes et d’équipements sont vraiment nécessaire.

Et dire qu’environ 8 ans plus tard, un certain Linus posta un article sur comp.os.minix, le 25 août 1991…

Hello everybody out there using minix –

I’m doing a (free) operating system (just a hobby, won’t be big and
professional like gnu) for 386(486) AT clones. This has been brewing
since april, and is starting to get ready.

Ce qui donne traduit :

Bonjour tout le monde utilisant minix ici.

Je fais un système d’exploitation (libre) (rien qu’un hobby, il ne sera pas aussi gros et professionnel que GNU) pour les clones d’AT 386 (486). Cela a mijoté depuis avril et il commence à être prêt.

Le reste est de l’histoire 😉

Fedora 9 : vers un « grand cru » de la distribution ?

Dans le commentaire d’un précédent article, j’ai été accusé de faire du « fedora-bashing ». Je tenais à démentir ce propos, et pour cela, j’ai récupéré la dernière version de développement de Fedora 9 (dite « sulphur ») pour la tester et faire un tour rapide du propriétaire.

Alors que la distribution sort dans moins d’une semaine (le 13 mai prochain) et qu’une version dite « release candidate » n’a pas été distribuée publiquement – du moins si l’on se base sur la feuille de route de développement de la distribution – j’ai récupéré l’image ISO du DVD en 64 bits de la version dite « preview », sortie aux alentours du 17 avril dernier.

Pour le test dans une machine virtuelle KVM, équipée de l’habituel disque virtuel de 32 Go, de 768 Mo de mémoire vive, d’un clavier français, d’un circuit son émulé es1370.

Ecran de démarrage d'installation de la Fedora 9

Je ferai une installation « basique » de la distribution, ne modifiant rien à l’installation proposée par défaut. Ensuite, je ferai l’installation des mises à jour, et je terminerai par un rapide tour du propriétaire. Mon but est surtout de la comparer à la version Fedora 8 en 64 bits dont j’avais déjà parlé en novembre 2007 et qui m’avait laissé sur ma faim.

La récupération de l’image ISO a été effectuée via le tracker torrent du projet Fedora.

Création d’une image disque de 32 Go :

fred@fred-laptop:~/download$ qemu-img create -f qcow2 f9.img 32G
Formatting 'f9.img', fmt=qcow2, size=33554432 kB

Lancement de la machine pour l’installation de la fedora 9 dans la machine virtuelle :

fred@fred-laptop:~/download$ kvm -m 768 -hda f9.img -localtime -k fr -soundhw es1370 -cdrom Fedora-9-Preview-x86_64-DVD.iso -boot d &

L’installateur est toujours aussi simple d’accès. Et cela se limite souvent à la sélection d’une option et d’un clic sur le bouton « suivant »…

Que demander de plus ? L’installation annonce la présence de 940 paquets à mettre en place. Ce qui n’est pas excessif au final, vu l’offre logiciel disponible : gimp, Gnome, OpenOffice.org, Firefox, Pidgin, Java (sous sa forme OpenJDK), et encore bien d’autres outils.

Installation de Fedora 9 en cours

La première partie de l’installation prend en gros vingt à vingt-cinq minutes . Peut-être que la compilation en parallèle d’un firefox pré-3.0rc a ralenti un brin le processus d’installation dans la machine virtuelle ?

En tout cas, c’est très rapide, et c’est agréable à voir. A croire que les distributions se sont données le mot pour que leur publication en 2008 soit sous le signe d’une vélocité améliorée.

Le temps de démarrage franchement amélioré doit être lié à l’utilisation d’Upstart, technologie utilisée par Ubuntu – et d’autres distributions – pour donner un coup de fouet au boot.

La deuxième partie de l’installation se résume à la création d’un compte utilisateur et de l’envoi ou non des données technique aux développeurs. On peut aussi configurer le réglage automatique de l’heure au démarrage via un daemon ntp. Ensuite, on peut accéder à un Gnome fraîchement installé.

Ecran de connexion de la Fedora 9

Cette deuxième partie nécessitant une modification de la ligne de commande utilisée pour KVM :

fred@fred-laptop:~/download$ kvm -m 768 - hda f9.img -localtime -k fr -soundhw es1370 -cdrom Fedora-9-Preview-x86_64-DVD.iso -boot c &

Ensuite, la mise à jour des paquets – suivant la publication de l’image ISO – prend une quarantaine de minutes, pour installer en plus de mises à jour correctives le noyau linux 2.6.25.

J’ai rajouté ensuite yumex, appréciant cet outil de gestion de paquet ; un simple « yum install yumex » dans un terminal en root a fait l’affaire.

Via le dépôt Livna, on peut installer facilement VLC, ou encore les paquets Gstreamer pour supporter les formats « non libres » comme le mp3 pour ne citer que celui-ci.

Yumex récupérant des logiciels

Coté bonne surprise, j’ai constaté que Rhythmbox apporte le support du greffon MTP (qui était absent sur Fedora 8), ainsi que la quasi-disparition du mélange de paquets 32 et 64 bits. La présence de Swfdec doit être sûrement à cette disparition du mélange.

Rhythmbox et VLC sous Fedora 9

Cette version est un très bon cru de la distribution Fedora. Autant la version 8 m’avait laissé un peu sur ma faim, autant cette version m’a très agréablement surpris.

Que restera-t-il à la concurrence au final ? Félicitations aux développeurs du projet Fedora.