Debian 5.0 alias Lenny… Deuxième reprise ;)

Au mois de mai dernier, j’avais fait un tour rapide de la Debian Lenny. Maintenant que la version finale de Lenny approche à grand pas – elle est prévue pour septembre ou octobre prochain – j’ai téléchargé une version de développement récente (image iso datée du 21 juillet) pour voir ce que donne cette version 5.0 de la distribution Debian.

Je passe sur les détails techniques de la machine virtuelle qui sont toujours les mêmes. J’ai utilisé le nouvel installateur graphique en version « graphique expert ».

Lancement de l'installation de la Debian Lenny en mode graphique expert

Après avoir choisi le français, l’installation est très simple, et se résume à une série de saisie d’informations et de presse bouton qui donne un coté « simple » à cette opération d’une complexité non dissimulée 😉

Notons qu’un noyau 2.6.25 est proposé à l’installation. Un noyau aussi récent pour une debian, cela dépote 😉

Noyau 2.6.25 sous Debian Lenny

Notons aussi que Grub 2 est proposé par l’installateur. Bien qu’encore expérimental, j’ai décidé pour cette machine virtuelle d’installer cette version.

Grub ou grub 2 ?

L’écran de démarrage graphique est du plus bel effet et donne un coté jeune à la Debian.

Grub 2 en action

Une fois l’installation terminée, une vingtaine de mises à jour sont proposée, dont OpenOffice.org 2.4.1. La version débianisée de Firefox, le dénommé IceWeasel est toujours en version 3.0, et que Gnome est en version 2.22.3.

Iceweasel et Gnome 2.22.3 sous Debian Lenny

Le seul gros problème, c’est que la résolution de X est trop faible.

J’ai donc du modifier le fichier /etc/X11/xorg.conf et modifier les sections Device, Monitor et Screen pour avoir quelque chose de potable : du 1024×768…

Section « Device »
Identifier    « Configured Video Device »
Driver        « cirrus »
EndSection

Section « Monitor »
Identifier    « Configured Monitor »
HorizSync    30-70
VertRefresh    50-160
EndSection

Section « Screen »
Identifier    « Default Screen »
Monitor        « Configured Monitor »
Device        « Configured Video Device »
Device        « Configured Video Device »
DefaultDepth    24
SubSection « Display »
Depth    24
Modes    « 1024×768 » « 800×600 » « 640×480 »
EndSubSection
EndSection

Mis à part ce bogue, la debian lenny s’annonce sous les meilleures auspices. J’attends avec impatience la version finale de cette distribution pour peut-être y migrer, ou l’installer sur un PC fixe qui n’a pas besoin des derniers logiciels en date 😉

Y a pas à dire, c’est de l’alpha !

Alors que ma cafetière moka – ou cafetière à l’italienne – est en train de chauffer pour remplir mon mug de geek « homo informaticus« , j’ai eu l’idée de vouloir voir à quoi ressemble actuellement la future distribution Ubuntu Linux Intrepid Ibex Alpha 2. Pré-alpha2, car la version alpha2 de cette distribution devrait sortir aux alentours du 10 juillet.

Le tout avec comme musique de fond le double album « Tommy » des Who, sorti en 1969. Une ambiance tout ce qu’il y a plus de geek 🙂

J’ai donc récupéré une iso de l’alpha1, les versions nocturnes de test étant légèrement « obèse », ou pour être plus informatiquement correct, « oversized ».

Bref, avec la machine virtuelle habituelle, j’ai lancé l’installation de la version alpha1 d’Ubuntu Linux Intrepid Ibex.

Pour la petite histoire, kvm a du mettre mis à jour, à cause d’une incompatibilité avec la pré-version du noyau linux 2.6.26 utilisé par les versions de développement d’Intrepid Ibex.

Cf le bogue 243677 pour plus d’informations.

La version alpha1 est fournie avec gnome 2.23.3. En tout cas, les dégradés de gris sont agréables, et change un peu des couleurs orangées et marrons des précédentes incarnations d’ubuntu. Reste à savoir si le thème changera complètement ou pas.

Gnome 2.23.3 sous Ubuntu Intrepid Ibex Alpha1

Quand j’ai voulu lancer l’outil de mise à jour, une mise à jour partielle m’est annoncée.

Mises à jour partielles d'ubuntu Intrepid Ibex

Après avoir modifié la source des dépots, et lancé une mise à jour en ligne de commande, j’ai pu voir que certains de paquets annoncés comme non disponible l’était finalement.

Parmis eux, un paquet étiquetté comme Xorg 7.4, alors que ce dernier n’est toujours pas sorti. Une autre préversion… En espérant que d’ici septembre prochain, Xorg 7.4 soit d’actualité 😉

xorg 7.4 ?!

Parmis les nouveautés, dans les options de démarrage disponible quand on appuie sur la touche échap (ou esc), c’est un mode qui permet de démarrer en utilisant la dernière configuration connue comme fonctionnelle. Une fonctionnalité qui doit remonter aux alentours de Windows 2000 dans le doux monde de Microsoft 😉

Options de démarrage d'Ubuntu Intrepid Ibex

Cependant, il m’est impossible de démarrer l’interface graphique. Surement un bogue lié au nouveau Xorg, ou au bogue 246269 ?

Bref, attendons pour voir la suite. Et comme la distribution ne sort qu’en octobre prochain, le problème sera corrigé d’ici là ! 🙂

Sortie des *buntu 8.04.1 LTS.

Même si la page n’a pas été complètement mise à jour sur le site d’Ubuntu Linux, la première révision majeure de la Ubuntu Linux 8.04 LTS vient de sortir.

Dans ce message de la liste de publication « ubuntu-annonces », on peut apprendre entre autre que la version 8.04.1 LTS contient :

  • Gnome 2.22.2
  • Firefox 3.0 finale à la place de la version béta 5 conspuée par de nombreux utilisateurs
  • OpenOffice.org 2.4.1
  • Des corrections dans le protocole Samba
  • Les serveurs Xorg pour les circuits Intel et pour les circuits AMD Geode ont été mis à jour.
  • Des correctifs sur l’installateur comme un meilleur support des versions françaises de Windows XP.
  • Le correctif pour la faille OpenSSL du paquet Debian est incluse.
  • gvfs fonctionne enfin un peu mieux 🙂

Si vous utilisez déjà Ubuntu 8.04 et que vous avez maintenu à jour votre distribution, vous avez déjà la version 8.04.1 LTS. En cas de doute, lancez un terminal gnome et tapez la commande suivante :

cat /etc/issue.net

Et si vous obtenez la réponse suivante :

fred@fred-laptop:~$ cat /etc/issue.net
Ubuntu 8.04.1

C’est que vous avez déjà la version 8.04.1 LTS installée. Maintenant, les codeurs et mainteneurs vont pouvoir concentrer leurs efforts sur la version alpha2 de la ubuntu Linux Intrepid Ibex, en espérant que cette version alpha2 puisse se lancer dans une machine virtuelle KVM 😉

Un rapide tour du propriétaire pour la distribution ArchLinux 2008.06 alias Overlord.

Archlinux est une excellente distribution qui m’avait donné beaucoup de plaisir durant deux mois. C’est donc avec la sortie de sa version 2008.06 que j’en profite pour l’installer dans une machine virtuelle KVM.

La dite machine suivant mon protocole classique : clavier français, disque virtuel de 32 Go, 768 Mo de mémoire vive et un circuit son es1370. Donc les classiques commandes dans un terminal :

fred@fred-laptop:~/download$ qemu-img create -f qcow2 arch.img 32G
Formatting 'arch.img', fmt=qcow2, size=33554432 kB
fred@fred-laptop:~/download$ kvm -m 768 -k fr -localtime -hda arch.img -cdrom archlinux-2008.06-core-x86_64.iso -soundhw es1370 -boot d &

L’installateur a été refondu. D’ailleurs, si on fouille dans les options du menu de démarrage, on peut trouver un clone d’un célèbre jeu vidéo. Pour y accéder ? Menu Tools / Space Invaders !

Accès à Space Invaders avec l'Archlinux.

Le début de la partie...

Fin de partie

L’installation se fait comme d’habitude. Après le premier démarrage, j’ai ajouter au fichier /etc/pacman.conf le serveur d’Archlinux.fr pour avoir accès à Yaourt. Donc, j’ai rajouté le dépot situé à l’adresse http://repo.archlinux.fr/x86_64/.

# pacman -S yaourt
# yaourt -S libx86 xorg hwd

Configuration de Xorg :

# hwd -u : hwd -xa

Ajout de Gnome ; je me suis basé sur l’article que j’avais jadis rédigé sur le wiki d’Archlinux.fr.

# yaourt -S gnome gnome-extra gnome-system-tools

Pour le support du gvfs, il suffit d’ajouter le module « fuse » à la ligne qui va bien dans le fichier /etc/rc.conf

Ajout du serveur Pulse-Audio, en se basant sur cet autre article que j’avais traduit depuis le wiki d’Archlinux.org.

Ensuite, j’ai crée un compte utilisateur en lui donnant les droits d’accès sur : wheel, audio, storage, optical, stb-admin et pulse-access.

J’ai utilisé GDM pour lancer le Gnome 2.22.2 installé.

Gnome 2.22.2 sous Archlinux

Pour finir, j’ai voulu voir s’il était facile de compiler Shiretoko.

J’ai ensuite utilisé le tarball du code source que j’utilise sur mon Ubuntu, et j’ai lancé la recompilation de Shiretoko avec le .mozconfig suivant :

. $topsrcdir/browser/config/mozconfig

# Options for ‘configure’ (same as command-line options).
ac_add_options –enable-optimize= »-Os -march=native -w -pipe »
ac_add_options –disable-debug
ac_add_options –disable-tests
ac_add_options –enable-default-toolkit=cairo-gtk2
ac_add_options –enable-strip

40 petites minutes d’attente, et voici un Shiretoko qui nous donne un aperçu du test Acid3.

Shiretoko sous Archlinux.

Que dire de plus ? Qu’Archlinux est toujours une aussi bonne distribution, mais que devoir parfois trifouiller les tripes de l’OS est lassant 🙁

OpenSuSE 11.0 : un tour du « propriétaire ».

Dans le but de faire un rapide tour du propriétaire – l’expression est assez malheureuse, j’en conviens – de la dernière mouture de la distribution de Novell, j’ai récupéré l’image ISO de la version Gnome LiveCD pour AMD64 via le tracker torrent d’opensuse.org. En effet, la récupération de l’image du DVD en AMD64 est d’une lenteur effroyable…

Ensuite, j’ai créé une image disque de 32 Go, et lancé une machine virtuelle avec 768 Mo de mémoire vive, un circuit sonore es1370, le clavier français. En clair, en ligne de commande :


fred@fred-laptop:~/download$ qemu-img create -f qcow2 os11.img 32G
Formatting 'os11.img', fmt=qcow2, size=33554432 kB
fred@fred-laptop:~/download$ kvm -m 768 -hda os11.img -cdrom openSUSE-11.0-GNOME-LiveCD-x86_64.iso -soundhw es1370 -k fr -localtime -boot d &

Lors du démarrage, on peut choisir la langue et la résolution écran, ce qui fait penser aux autres liveCD de distribution, comme celle d’Ubuntu ou encore celle de Fedora. Après une grosse minute pour le démarrage, on arrive sous un gnome « allégé », et assez « windowisé ».

L’installateur est assez simple, et se résume à une série de pression sur le bouton « suivant », et de cocher / décocher une ou deux cases de temps à autres. Le seul hic, est que l’installateur est en anglais. Sûrement une limitation de la version LiveCD ?

L'installation de l'OpenSuSE depuis son liveCD.

La partie la plus longue de l’installation, la copie des fichiers dure une grosse dizaine de minutes. Ensuite, après le rédémarrage, on propose l’ajout des dépots supplémentaires, pour pouvoir étendre les possibilités de la distribution.

La gestion des dépots logiciels sous OpenSuSE 11.0

D’ailleurs, après le premier démarrage, il est annoncé une récupération de 256 Mo de paquets, dont environ 60 à 70 Mo sont constitués par les traductions françaises de logiciels.

L'installation des traductions et de quelques mises à jour de l'OpenSuSE 11.0

Le rajout du support du MP3 et des autres formats « propriétaires » se fait via l’installation des paquets : gstreamer good, bad et ugly.

Coté logiciels installés ?

Banshee 1.0, OpenOffice.org 2.4.0, le moteur de recherche Beagle, Gnome 2.22.1, Firefox 3.0 béta 5 font partie du lot.

Et surtout le peu agréable – et soi disant « ergonomique » – menu SLAB pour Gnome.

Le menu SLAB pour Gnome

Il me fait un peu penser au menu disponible dans KDE4, ou encore au nouveau menu démarrer, jadis introduit avec Microsoft Windows XP en 2001.

En résumé, dans le positif :

  • Des logiciels assez récents
  • Un ensemble assez agréable à la vue
  • yast semble enfin plus rapide
  • Un démarrage aux hormones 🙂

Et dans le négatif :

  • Le menu slab
  • Les logiciels en mono omniprésent : beagle, banshee, un client bittorrent aussi en mono…
  • L’autoconnexion automatique cochée par défaut lors de l’installation

Bref, apparemment une version intéressante, mais c’est l’omniprésence de la version libre de la technologie .Net de Microsoft qui est ennuyeuse 🙁