Vieux geek, épisode 415 : Kazaa, Limewire et compagnie…

… Ou les débuts mouvementés du partage de fichiers en pair à pair. Ici, on repart dans les années 2000 à 2010. Une époque où Internet n’était pas encore devenu une vitrine commerciale géante.

Dans cette première décennie du 21e siècle, les logiciels de peer-to-peer – ou pair à pair en bon français – se multiplie. Il y a des noms célèbres, comme Kazaa, edonkey2000, emule ou encore Limewire. Ces noms parleront aux personnes qui ont connu le réseau des réseaux à cette époque. Je m’en souviens presque comme si c’était hier. Le temps passe trop vite à mon goût dans ce domaine.

Mais tous les réseaux – ou presque – dépendaient de serveurs centralisés. Ce qui était leur talon d’Achille. Ce qui a poussé à la naissance de protocoles comme Bittorrent devenu pour beaucoup de personnes synonyme d’échange de pair à pair. Ce qui a poussé aussi à la disparition de ces réseaux historiques, en parallèle de saisies de serveurs, c’est l’arrivée de loi comme celle qui a donné naissance à l’usine à spams qu’est fondamentalement Hadopi.

Il y a bien eu la saga de ThePirateBay, mais nombre de portails pour les bittorrents existent de nos jours, même si certains d’entre eux ont connu des fins en feux d’artifice. Oui, YggTorrent, je parle de toi.

Je dois dire que pour moi, Bittorrent n’est pas synonyme de partage de contenu sous droits d’auteurs, mais un protocole qui permet de récupérer des images ISO de distributions GNU/Linux pour faire mumuse avec elle par la suite en machine virtuelles.

Et vous, avez-vous connu cette période « glorieuse » des débuts du peer-to-peer ? J’avoue qu’avec le torrent, elle ne me manque pas plus que cela.

12 réflexions sur « Vieux geek, épisode 415 : Kazaa, Limewire et compagnie… »

  1. j’avais connu kazaa, tu as fait, réveillez ma mémoire.
    j’ai connu aussi edonkey, mais très vite passé par émule avec ces forks.

    Maintenant, c’est torrent privé sur site privé.

  2. Oui, j’ai connu tout ça, et avant l’ADSL, c’était l’école de la patience vu les vitesses de récupération des fichiers tant convoités. Sans compter les fakes et les véroles bien sûr… Des regrets ? Non, pas vraiment, même si ça rappelle une époque un peu plus naïve et libre où l’internaute n’était pas encore un produit.

      1. Un ami expatrié au Japon a vu le concept poussé TRÈS loin : un ancien employé de sa boîte de l’époque qui avait planqué plus de 16 Gio de pr0n (japonais, donc)… dans une base de données MySQL ! Il a découvert ça en vérifiant pourquoi elle était si grosse, devant la répliquer sur différents serveurs ailleurs dans le monde… Et c’était bien planqué : il a dû passer la DB à la moulinette ROT13 pour pouvoir reconstituer les fichiers vidéo et découvrir ce qu’ils contenaient.

        Sinon, de mon côté, un peu d’eMule au milieu des années 2000, quand j’ai eu l’ADSL (mais juste 4 ou 5 fois, parce que c’était hyper-lent et ce que je cherchais n’avait que peu de seeders), mais j’ai toujours préféré le DDL (même parallélisé avec le non moins célèbre FlashGet).

  3. Alors j’ai pas connu cette « grande » époque dû à mon jeune âge (eh oui y a des gars de 20 piges qui te suivent aussi Fred !), mais je tente de la faire revivre avec mon petit serveur maison, sous VPN bien entendu, dans une sorte de manie datahoardiste.
    Je traîne sur des trackers privés également, mais globalement j’archive et je seed un peu tout ce que je trouve sur des trackers publics.

  4. Quand j’ai vu « Limewire » cela m’a rappelé quelques moments il y a déjà quelques années avec le fiston.
    A pluche.

  5. Et l’époque des BBS et des warez associés.

    Les geeks de l’époque coupait les videos des jeux, touchait en assembleur le jeu pour enlever les cracks

  6. N’oublions pas Soulseek… 😉

    Aaah emule….Il fallait être très prudent sur le fichier téléchargé et le vérifier avant de le diffusé à la famille.

  7. J’ai bien connu cette période étant un gros utilisateur. Emule, emorphx, ares, shazaa puis mldonkey… Je regrette cette période, on pouvait retrouver des oeuvres protégées peut être mais tellement vieux et introuvables que ça faisait un bol d’air.

    J’utilise toujours mldonkey mais juste pour des vieux films introuvables, notamment les hammer que je collectionne mais qui sont assez rares.

    Bref, une belle période.

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