Quand l’industrie de l’inculture tombe toujours plus bas…

Déjà que l’industrie de l’inculture en tenait une couche, ils ont décidé de passer la deuxième… Ou la troisième si on compte les lois techniquements obsolètes comme la floppée hadopiesque… Et souvenez-vous du CD lisible… presque nulle part.

En dehors des prix honteux pour des galettes plastifiées et restreinte géographiquement (30 € pour un blu-ray avec un film noir et blanc, muet et oscarisé… euh… ), voici donc l’idée magique suivante : l’ICE (un organisme nord américain) propose purement et simplement d’imposer deux avertissements contre la copie illicite qu’il sera impossible de sauter.

Donc, c’est la double-peine pour les personnes voulant rester dans la légalité : non seulement des prix prohibitifs, mais des propagandes gouvernementales pour aider les majors du cinéma à se faire des testicules en or.

Cory Doctorow en 2010 avait résumé la situation en une illustration suffisamment parlante pour ne pas avoir besoin d’être traduite…

Donc, on voudrait encore encourager la copie illicite qu’on ne s’y prendrait pas mieux.

A moins que les majors pleurant sur leurs chiffres d’affaires s’écroulant alors que les recettes des Avengers montre la vacuité du raisonnement cherche à faire passer des lois pour continuer à vendre de la merde à prix d’or en tuant toute forme de critiques pouvant venir des internautes ?

Comment cela, paranoïaque ? 😉

1Q84 : quand Haruki Murakami nous la joue Orwell…

J’avoue que j’avais eu du mal à attaquer cette histoire en 3 tomes. Pas que la longueur m’effrayait (1500 pages, ce n’est pas grand chose surtout quand on a lu le cycle de Dune), mais c’est le battage médiatique autour de l’oeuvre qui me faisait « peur ».

Ce n’est pas le premier roman d’Haruki Murakami que j’ai lu, ayant déjà dévoré l’excellent « Passage de la nuit » et le bizarroïde « Amants du Spoutnik « .

Alternant les histoires d’Aomame, la tueuse professionnelle, Tengo, le professeur de maths apprenti écrivain et dans le troisième tome un mystérieux personnage, l’auteur nous plonge dans l’année 1984 et son pendant fantastique 1Q84, monde aux deux lunes, et où les little people font la loi.

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« Je suis une légende » : quand on est seul au monde ;)

J’ai récemment dévoré le livre de Richard Matheson sorti en 1956, « Je suis une légende ».

Ecrit en 1954, l’histoire se déroule entre 1976 et 1978. Robert Neville est l’ultime survivant d’une épidémie qui a transformé l’ensemble de la population de la ville de Los Angeles en vampyre. Immunisé par une morsure de chauve souris, le livre raconte sa survie et sa lutte contre les vampyres qui veulent sa peau.

Dès 1964, une première adaptation (la meilleure ?) a été faîte. Elle est disponible dans le domaine public, et s’appelle « The Last Man On Earth » avec Vincent Price.

Bonne lecture et bon visionnage pour les personnes qui récupèreront le film qui est tombé dans le domaine public à la suite d’une négligence.

« La porte des mondes » : rien n’est impossible ;)

Je ne suis pas un grand amateur de roman uchronique, mais je dois dire encore une fois merci à Robert Silverberg.

Mais qu’est-ce qu’une uchronie ? Dixit le wiktionnaire :

Récit imaginaire prenant comme base de départ une évolution alternative de l’Histoire.

Dans ce monde alternatif, Robert Silverberg imagine ce qui se serait passé si l’épidémie de Peste de 1348 (qui balaya 25 à 30% de la population européenne en quelques mois) avait été largement plus meurtrière : l’empire Turc ayant conquis des pays jusqu’à l’Angleterre, l’Allemagne émiettée en une multitude de petits états, les Aztèques controlant l’Amérique centrale et les Incas l’Amérique latine.

Nous suivons dans ce court roman de Robert Silverberg l’épopée d’un jeune homme anglais, Dan Beauchamp qui quitte une Angleterre en 1963 qui s’est libéré du joug turc quelques décennies auparavant pour les Hespérides.

J’avoue que j’étais un peu sceptique au départ, mais l’écriture de Robert Silverberg nous propose un univers alternatif intéressant… Et qui laisse à penser 😉

« Les monades urbaines » : quand Robert Silverberg nous raconte un avenir vertical…

Je ne connaissais pas trop l’auteur Robert Silverberg. « Les Monades Urbaines » (sorti en 1971) nous amène dans un 24ième siècle où pour des raisons pratiques, les humains vivent dans des tours de 1000 étages de hauteur.

On y suit les histoires croisées d’un socio-computeur, d’un jeune couple, d’un historien, d’un musicien, d’un futur administrateur et d’un technicien.

Dans ce futur, la sexualité est libérée, l’intimité inexistante, et le « croissez et multipliez » est la règle. Une sorte de dictature du plaisir et de la sensualité.

C’est un court roman qui vaut largement le détour. D’ailleurs c’est le quatrième de couverture qui m’a attiré vers ce livre. De la science fiction dystopique comme seul les années 1970 pouvait en produire.