Parfois, je comprends rien aux projets du logiciel libre…

Je dois avouer que certains projets me semblent incompréhensibles. Peut-être que mon éloignement partiel du 100% libre dans mon utilisation de l’informatique au quotidien me permet de voir certains projets d’un œil plus facilement critique.

Outre le projet intéressant et transversal qu’est un installateur à configuration graphico-textuelle pour la Gentoo Linux se basant sur une ISO archlinux pour le fonctionnement – oui, ça m’a fait un effet kamoulox quand j’en ai entendu parler – et que j’ai évoqué dans une vidéo « C’est Trolldi, c’est permis », il y a du bizarre.

Deux projets me viennent à l’esprit. Un qui m’a été communiqué par Trit du nom de Win8DE. C’est une reconstitution en utilisant le gestionnaire de fenêtres waylandesque Labwc de l’interface de MS-Windows 8.x.

Vous savez l’écran démarrer en lieu et place du menu qui avait fait le succès ergonomique des MS-Windows 95 à 7 (2009). La version de MS-Windows qui a rallongé la durée de vie de MS-Windows 7 et provoqué un rétropédalage olympique de la firme de Redmond pour MS-Windows 10 en 2015.

Alors que ces interfaces ont été boudées et rejetées par les utilisateurs, quel intérêt de les faire revivre ? Si vous avez la réponse, j’avoue que je suis preneur !

Mais ce n’est pas tout. Il y a un projet qui a été récemment rajouté à la liste d’attente de Distrowatch, c’est AtlasLinux. Le slogan du projet est simple, mais franchement incroyable : « An independently-developed Linux distro, where each component is made by us. No GNU! »

Besoin de traduire ? En clair, tous les composants GNU – qui correspondent à 90% des outils de bases sont réécrits… Comme si des outils n’étaient pas disponibles, comme ceux de FreeBSD comme pour le projet Chimera Linux. Mais non, il faut tout réécrire… Autant dire que si le projet souffle sa deuxième bougie, ce sera le bout du monde. Il faut se souvenir que l’ensemble des outils unix réécrits depuis la feuille blanche a demandé à la Free Software Foundation de travailler dessus entre 1983 et 1990/1991… Et il ne manquait qu’un noyau pour qu’un premier système GNU soit complètement utilisable. Soit 7 à 8 ans avec des moyens largement plus importants que ce projet d’AtlasLinux.

Je n’ai même pas envie de m’en moquer dans une vidéo des pitreries du libre, par principe le projet se vide un chargeur d’AK47 dans le pied. Réécrire tous les outils, quelle folie ! Quoique vous me direz avec les projets de réécriture en langage rust qui fleurissent un peu partout, on est dans le même genre de délires 😀

Bref, pour terminer cet article qui s’allonge un peu trop, je dois dire que je ne comprends plus trop le monde du logiciel libre en ce moment. Et vous ?

2 réflexions sur « Parfois, je comprends rien aux projets du logiciel libre… »

  1. la ré écriture de tout une distribution n’a plus trop d’intérêt
    dans le cas de rust , cela peut permettre
    – soit une bonne a meilleure performance ( voir docs.rs )
    – de réduire le probleme des objets mémoires et leur gestion

  2. Ça fait longtemps que je ne cherche plus à comprendre quoi que ce soit, face à la dispersion/dilution ad libitum des ressources, à la réinvention permanente de la roue, aux bricolages tordus, aux batailles d’ego et j’en passe. Je m’en tiens à ce qui marche pour moi, et le reste, je m’en bats l’œil (pour rester poli bien sûr).

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