Vieux geek, épisode 418 : Juin 1996, mois de sortie du mythique « Quake » d’Id Software.

Fin juin 1996 publie la première version stable du FPS qui a succédé au duo Doom et Doom II sorti deux ans plus tôt. On est encore à l’époque à faire tout le rendu en passant par le microprocesseur. Les premières cartes d’accélération 3D comme la mythique Voodoo de 3Dfx n’arriveront que fin 1996, début 1997.

Quake est un FPS important, car c’est le premier en vraie 3D. Ici, il n’y a plus de sprites pour les ennemis, les objets ou encore les ressources. Tout est en objet 3D. Il demande une machine plutôt costaude, un Pentium 90 voire 120 Mhz avec 16 Mo de mémoire vive est indispensable.

C’est le dernier FPS pur MS-DOS, en dehors des ports qui existèrent par la suite, comme celui pour Linux par exemple. Tout est marquant.

Les zombies qui s’arrachent des morceaux pour vous blesser, les fiends qui veulent vous étriper, les ogres qui vous font goûter au duo improbable tronçonneuse et lance grenade. Les poissons qui vous mordent. Les scrags, les torses volants, qui vous crachent dessus… Sans oublier l’impitoyable shambler – devenu lourdaud en VF ? – qui vous donne des baffes et vous balance des éclairs en pleine poire.

Il faut alors avoir un peu d’imagination, étant donné que tout le rendu est logiciel. On se retrouve devant des amas de pixels en 3D qui vous veulent du mal. On n’a pas directement la vue avec la souris. Tout est à inventer dans le monde des FPS en vraie 3D.

J’ai passé de nombreuses heures à fouiller partout pour trouver les passages secrets, à esquiver les tirs, à flinguer de loin certains adversaires à grand coup de lance roquettes, restons dans la finesse. Mais quelle était l’expérience en juin 1996, loin des améliorations intervenues depuis ? La réponse en vidéo.

Oui, c’était moche, mais c’était la nouveauté qui primait. On avait d’un côté un FPS à base de sprites à l’humour décapant avec Duke Nukem 3D. De l’autre l’ambiance glauque, pesante et poisseuse du premier Quake qui est resté mon favori dans la franchise.

Il fallait choisir son camp, et je l’ai vite choisi, même si ça me provoquais parfois des coups au cœur à la suite d’une rencontre malencontreuse…

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *