Vieux geek, épisode 413 : Le guide de survie sous Linux, l’archive d’une époque révolue.

Il y a des sites qui comme le « dA tRoU dU cULz’ hiDEouT » marque une période précise de la longue vie de la toile. J’avoue qu’il m’arrive par nostalgie d’aller sur ce site pour rire un bon coup et me souvenir de mes débuts avec Linux dans les années 1997-2002.

Un autre, qui m’a été utile lors de mes premières années de mono-démarrage linuxien (2006 à 2025), c’est « Le Guide de survie sous Linux » développé durant de nombreuses années par Gérard Delafond. C’est via LinuxFR – et un commentaire sur un billet en vrac’ – que j’ai appris que Gérard nous avait malheureusement quitté en mars 2026.

Même si l’ultime mis à jour remonte à fin mars 2010, c’est l’archive d’une époque où il fallait se sortir les doigts du cul pour utiliser Linux. Car les distributions étaient encore bien rugueuses, malgré la présence d’Ubuntu qui avait à l’époque 6 ans.

Époque où il fallait demander à Lilo de détecter la totalité de la mémoire, où on apprenait à configurer cette saloperie de modem usb bleu en forme de raie manta pour avoir une connexion ADSL fonctionnelle, savoir comment lancer Xorg à la main et tellement d’autres trucs et astuces. J’en avais oublié une bonne partie je dois l’avouer.

Si vous voulez lire les informations du site – et retrouver Linux dans un étrange état, celui de 2010 qui n’a rien à voir le linux moderne – passez en mode lecture, ça vous évitera de vous arracher la rétine avec le fond d’écran.

Allez, bonnes (re)découvertes !

5 réflexions sur « Vieux geek, épisode 413 : Le guide de survie sous Linux, l’archive d’une époque révolue. »

  1. Merci pour les souvenirs Fred !
    Pour avoir démarré Linux en Dual Boot en 2006 sur les PC de mon collège (tous en dual boot Ubuntu), et en mono démarrage dès 2012, le progrès est plus que visible.
    Ce qui me fume aujourd’hui, c’est que pour beaucoup, Linux a encore la réputation d’un « truc de nerdos », pour avoir vu l’évolution sur ces 20 dernières années on a pourtant fait des bons de géants !

      1. Ah bah malheureusement c’est pas parfait c’est sûr, c’est aussi pour ça que je suis content aujourd’hui de voir des initiatives comme l’OGC pour tenter de mettre en commun les différents travaux sur le sujet.
        La grande faiblesse de Linux qui est aussi sa force c’est la diversité, mais du coup la dispersion des efforts, mais malgré ça on est quand même passé en 20 ans d’un truc où tu étais obligé de toucher à la CLI à un truc que mes grand-parents de 80 ans arrivent à utiliser sans trop de soucis.

  2. Et bien, je ne sais pas de quelles distributions qui sont citées mais en 2005/2006 je n’ai point connu ça, Mandriva 2006 et avant elle suse 9.3 démarrait automatiquement et il n’y avait rien à faire.

    Sinon sympa, mais ça devait être sur des distribution geeks.

  3. La dispersion et les forks, je les vois comme du darwinisme.
    Si pour la majorité :
    – c’est nul ==> ça meurt. Certaines mutations sont mortelles ou n’ont pas d’avantages.
    – c’est bien ==> ça survit. Des utilisations de niche (vieux matériel, antis X ou Y…) peuvent maintenir en vie des spécimens qui paraissent nuls à la majorité.
    – c’est mieux ==> ça devient l’idéal, l’exemple.
    Certaines hybridations se produisent, « le mieux » fini par prendre des trucs à « la niche » quand il voit que ça plaît ou qu’il y a des avantages. Donc pas de quoi condamner l’évolution.
    Systemd a d’abord été utilisé sur une niche de l’embarqué (Angström, vite disparue) avant d’être adopté par Fedora.
    Pour Wayland c’est le même principe.
    Avec d’autres OS, l’évolution est imposée et c’est les utilisateurs qui doivent s’adapter en changeant leurs habitudes et leur matériel.

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