Vieux geek, épisode 411 : Ah la grande époque des jeux vidéo qui ne sortaient qu’une fois finis…

Quand j’ai commencé l’informatique personnelle, en 1988, j’avais acheté quelques logiciels – ludiques ou pas – pour mon Amstrad CPC 6128. Bien entendu, il y avait les limitations des ordinateurs 8 bits, mais pour une personne qui ne connaissait presque rien en informatique à l’époque, c’était de la magie à l’état pur.

Et surtout, il y avait quelque chose de complètement différent avec les jeux des années 2020. Les équipes de développement devaient se sortir les doigts du cul pour pondre des jeux à la fois plaisant et esthétique. Mais il y a une espèce de peste, c’était les ports en provenance du ZX Spectrum sans rien modifier ou presque.

J’avais parlé des Speccy ports en janvier 2017. Et je ne sais combien de jeux ont été ainsi porté à la va-vite, juste histoire de sortir quelque chose.

En clair, les jeux sortaient quand ils étaient terminés, peu importe que ce soit de sombres merdes ou des réalisations de qualité. L’arrivée des premiers jeux à correctifs post publication, ça remonte au jeu vidéo sur le PC, vers 1992-1993. En effet, quand Doom est sorti fin 1993, il connaitra les versions 1.0, 1.1, 1.2, 1.25 (si, si c’est possible), 1.666 (en synchronisation avec Doom II), 1.7, 1.8 et 1.9. Le tout entre 1993 et 1995.

Je ne me souviens pas que les jeux sur ordinateurs 16 bits aient connu le principe des correctifs post publications. peut-être avec le contre exemple de Moria pour l’Amiga – et encore je ne suis pas certain ! – mais il faut dire que les disquettes de collection à la Fred Fish aidaient pas mal à la diffusion des jeux.

Je pense que les consoles ont été épargnées par cette politique de sortir un jeu pas terminé et de le faire mûrir à grand coup de correctifs jusqu’à l’époque de la PS2 comprise. Il est vrai que les jeux sur cartouches ou sur support optiques sans connexion constante à Internet aidaient à la sortie de jeux finis, même si c’était parfois à l’urine frelatée de cyclistes professionnels.

De nos jours, il n’est pas rare de voir des jeux sortir et une quinzaine de jours plus tard de voir arriver un patch de plusieurs Go, voire plus si affinités.

C’est pour cela que j’apprécie le rétroludique, car les jeux sortent souvent terminés, même si certains jeux ont vu des options rajoutées au fil des mois.

Et vous, vous avez connu l’époque des jeux qui étaient sorti une fois leur développement terminé ?

10 réflexions sur « Vieux geek, épisode 411 : Ah la grande époque des jeux vidéo qui ne sortaient qu’une fois finis… »

  1. De nos jours, il n’est pas rare de nous faire payer un jeu « brouillon » tellement injouable à sa sortie que les magasins les reprennent, genre cyberpunk… Mais au vu des traifs de nos jours, un jeu raté à sa sortie est vraiment honteux, je ne me rappel plus des jeux sur amstrad, du moins leurs prix puisque l’on s’échangeait pas mal sous la veste mais les prix des jeux consoles avant 2015 n’étaient pas aussi fou, ce n’est pas rare de voir un jeu à 140€ alors qu’avant les jeux étaient bien dans les 45/60€.

    Après on va dire que la qualité, le travail, le nombre de personnes sur un jeu, ect… font que ça augmente mais quand même.

    1. De mémoire pour le CPC, jeux k7 à 149 francs soit 42€ de nos jours, et sur disquettes à 249 francs, soit 70€ de nos jours. On est donc dans les prix actuels pour les jeux haut de gamme qui nécessite 30 à 40 Go de patch dès l’installation.

      1. Non e=on n’est plus dans les prix des jeux actuels, ça se voit que tu ne regardes pas le marché du jeu actuel, on est rarement en dessous de 70/80€ et on sort de plus en plus sur du 99€ voir beaucoup plus comme 150€. À la limite les jeux Nintendo sont à 70€.

        Mais j’accorde que la durée de vie n’est pas la même.

  2. De nos jours sur Steam il vaut mieux ne pas acheter de jeux le jour de la sortie. être parmi les premiers acheteurs, ça veut dire que tu vas ton jeu plein pot et qu’en plus tu vas devoir essuyer les plâtres et servir de bêta-testeur en remontant les bugs auprès des dév.
    Les jeux que j’achète sur Steam ont minimum 2 ans, déjà ils sont moins chers et en plus ils sont moins bugués.

    Je me demande même parfois si les bugs dans les jeux récents ne sont pas faits exprès pour embêter les pirates.
    -> on sort un jeu bugué, comme ça ceux qui ont payé le jeu reçoivent les mises à jour automatique via leur plateforme Steam, Nintendo ou Playstation. Les pirates eux doivent continuellement ré-installer une nouvelle version de zéro jusqu’à craquer et acheter le jeu pour les mises à jour automatiques.

  3. Si j’ai connu cette époque ? Bah, seulement 10 ans et demi de moins que toi, donc ouais, un peu. 😅

    « De nos jours, il n’est pas rare de voir des jeux sortir et une quinzaine de jours plus tard de voir arriver un patch de plusieurs Go, voire plus si affinités. »
    → Alors, là, j’ai un exemple tout récent avec le célébrissime « GTA V » (le VI ne veut toujours pas sortir et semble vouloir être le nouveau « Duke Nukem Forever »…). Sorti en 2013 (sur PS3) et 2014 (PS4, console que j’ai depuis Noël de cette année-là), il a encore eu droit à une grosse mise à jour, il y a environ une semaine !
    Quelque part, c’est pas une mauvaise chose que des jeux soient suivis sur le long terme (même s’il faut différencier MAJ fonctionnelles et de sécurité, et MAJ de contenu seulement).

    Mais dans les années 1990-2000, il y avait une « voie intermédiaire » où les éditeurs sortaient des « suites » ou des « packs d’expansion » de leurs jeux (tels « WarCraft III » avec sa suite « Le Trône de Glace » ou les célébrissimes « Sims » et leurs ribambelles d’extensions à installer comme autant de nouvelles versions du jeu d’origine). Ça ajoutait non seulement du contenu, mais corrigeait aussi parfois certains bugs ou réglages mal calibrés au départ.

  4. Oh que oui j’ai connu les vieux jeux qui étaient bien fignolés dès leur sortie. Même si il faut reconnaitre que parfois la nostalgie déforme la réalité et que, si je le retrouve sur le net, y rejouer 20 ans plus tard ça refroidit un peu lol
    Sinon j’ai oublié le monde des consoles avec la Xbox 360 ( et j’ai eu avant la PS2, la PS1 et la Megadrive )
    Hors de question de retourner jouer sur console vu les tarifs et la fiabilité désastreuse des bousins.
    Sur PC je me contente de ce que je trouve gratuitement en Abandonware, ou des vieux jeux sur Steam, qui bien évidemment sont moins buggés et parfois même ont droit à des correctifs des années plus tard. Pour Flatout par exemple, sorti en 2004, un super correctif en juin 2025, incroyable !

  5. Aahhh Red Dead Online et ces nombreux crash 😅 Ou le premier Tomb Raider…Ou tu rentré dans une salle, puis tu ne pouvais plus en sortir ! Donc tu étais bon a tout refaire..
    L’origine de cette « finition » est le support. Cd DVD etc etc…Il fallait faire quelques choses de propre car tu ne pouvais pas te rater. Maintenant avec les mises a jour en lignes, les développeurs s’en fiche ! C’est comme ça et puis c’est tout. Les prix sont devenus fous c’est vrai.

    1. Et la folie actuelle des prix ne touchent pas que le secteur du jeu vidéo, dans tout le domaine du matos informatique ça délire complétement. Mais bon, tant que des imbéciles achètent aucune raison pour les fournisseurs de se calmer. Certaines personnes adorent se faire réaléser les orifices lol

  6. Je ne me souviens pas de bugs bloquants dans les jeux solo sauf Doom.
    Par contre je me souviens des patchs à se taper à la mano puis sur cd depuis les magazines comme Joystick, Pc Magasine etc.
    Curieusement sur disquettes pas de souvenir hormis netstadium, infoni, Netscape.

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