« 1974 » d’Arnaud Codeville : le jury « Plumes Francophone 2016 » d’Amazon a visé juste… Et ça fait plaisir.

L’auto-édition rend fou. Je sais, je l’ai déjà dit en mai 2016 et j’y reviendrai rapidement en fin d’article, pour la dernière fois je l’espère sincèrement !

Hier, le 4 octobre 2016, alors que je lisais le dernier roman de Marylise Trécourt (qui est très bon soit dit en passant et sur lequel je renviendrai après avoir dévoré le tordant « Le Bon Dieu sans confession »), j’ai appris avec étonnement et plaisir le nom du vainqueur du concours « Les Plumes Francophone » 2016 d’Amazon. L’année dernière, c’était Isabelle Rozenn-Mari qui avait été couronnée lors de la « Rentrée Kindle des auteurs indés. ». Cf cette vidéo publiée sur Youtube en relation avec le concours de 2015.

Autant dire qu’avec une telle récompense, il m’était difficile de ne pas voir ce que propose Arnaud Codeville. Pour lui laisser une chance de me convaincre de revenir à la lecture d’auto-édité(e)s en dehors du cercle restreint d’auteur(e)s que je m’étais déjà constitué, histoire d’ajouter un auteur de plus à ce groupe d’écrivains qui savent manier la plume.

J’ai donc sauté sur l’occasion pour prendre les deux livres de l’auteur. Pour respecter le choix du jury, j’ai attaqué « 1974 » il y a quelques heures. Ce sont donc des impressions à chaud. Même si j’avais juré mes grands dieux d’abandonner la lecture d’auteur auto-édités en dehors de mes coups de coeur précédents. Comme quoi, il ne faut jamais dire jamais 🙂

Il est difficile de ne pas spolier un livre quand on en parle. Je vais m’essayer à l’exercice. Nous sommes en juin 1995, dans le nord de la France. Une maison brûle sur ordre d’une mairie. Puis, nous arrivons dans la vie de Joël Masson, un lieutenant de police que la vie n’a pas épargné et qui noie son chagrin dans l’alcool.

Après s’être fait arrêté en une compagnie un peu dangereuse pour un policier, son capitaine lui donne une dernière chance. Celle d’enquêter sur un cambriolage bizarre. Sans le savoir, il va se retrouver plonger dans une affaire vieille de 20 ans où le fantastique le dispute allègrement à la réalité.

Pourquoi le pensionnat « Sainte Anne » et une femme en noir viennent s’incruster dans son enquête ? Pourquoi les morts macabres se multiplient-elles ? Telles sont les questions qu’on peut se poser… Et auxquelles l’inspecteur Joël Masson devra résoudre.

N’ayant le livre que depuis quelques heures sur ma Kindle et ma tablette, j’apprécie déjà le roman. Même si je ne suis pas fan du fantastique, j’avoue qu’après un démarrage un peu long, on s’attache vite au texte. J’ai dû en lire un peu plus d’un tiers – au moment où je rédige l’article – en l’espace de deux heures et demie cumulées avec des coupures plus ou moins régulières suite à mes activités internetiennes (dont la rédaction de cet article). Et il me tarde d’en connaître la fin…

Le style d’Arnaud est plaisant à lire, et on se laisse facilement emporter. Les pièces s’accumulent au fil des chapitres et on se demande comment l’auteur a fini par monter son puzzle…

Cela fait de ce roman ce qu’on surnomme un « page turner » : un livre qu’il est difficile de lâcher et dont on se dit : « Allez, encore un chapitre » à 21 h 30 et qu’on continue de lire à 2 heures du matin 🙂

Je dois dire à mon humble avis que certains commentaires assassins sur son livre « 1974 » sont purement et simplement des attaques gratuites.

On pouvait s’en douter qu’avec le concours, certain(e)s auteur(e)s étaient partis en mission commando sous pseudonyme pour flinguer la concurrence. Où était-ce des connaissances des dits auteurs ? Il ne faut pas non plus oublier les rageux et rageuses qui cassent pour le plaisir de casser. C’est tellement plus facile de casser un produit ou une personne quand on est planqué derrière son écran.

Vous voulez vous faire votre propre avis ? Les extraits téléchargeables sont faits pour ça ! Faites-vous votre propre avis. Après, je dis ça, hein…

Pour son premier roman, « La tour de Sélénite », on verra quand je l’aurai lu et qui sera le sujet d’un autre article. Ma pile à lire qui avait tendance à maigrir semble reprendre du poids.

Maintenant, c’est le moment de revenir un ultime fois sur le point abordé en introduction, à savoir les dérives de l’auto-édition qui sont la reproduction à échelle réduite celle de l’édition classique.

Inutile de jeter du sel sur la plaie. Mais comment ignorer le copinage ? Les échanges de bons procédés et de commentaires « 5 étoiles » sur Amazon ou encore sur le Kobo Store ? La pression plus ou moins subtile sur les blogueurs et blogueuses littéraires pour chroniquer un livre ? Les auteurs qui perdent leurs nerfs et balancent parfois des propos que la loi répriment si on ose dire que l’on aime pas leur petit dernier rejeton écrit ?

Je n’attends pas d’un compte sur un réseau social comme Facebook, Twitter ou encore Instagram – et qui s’autoproclame comme défenseur et / ou promoteur de l’auto-édition et qui n’a aucune influence réelle en dehors du dit réseau – qu’il me dise quoi lire, au risque de tomber dans une forme de répétition que n’aurait pas renié Ivan Pavlov.

On a droit à du copinage plus ou moins bien dissimulé. À de la promotion d’oeuvres qui seraient – parfois voire souvent avec raison ? – restées dans l’anonymat le plus complet.

J’ai plus confiance dans le jury du concours proposé par Amazon en cette année 2016, constituées de personnes reconnues dans le domaine de l’écrit et qui sont sûrement moins sensible au copinage, aux échanges de bons procédés et aussi au bruit médiatique qui est le sang des réseaux sociaux. Je serai étonné d’apprendre que le résultat ait pu être influencé par une action sur un réseau social.

Je tiens donc à remercier Arnaud Codeville qui avec son travail de qualité redore le blason de l’auto-édition. C’est d’auteur(e)s de qualité dont à besoin l’auto-édition… Et non pas de bruits médiatiques sur des réseaux qui ne sont qu’une infime partie d’Internet, et qui ont parfois du mal à s’extraire des dits réseaux.

Je vous renvoie une nouvelle fois vers Neil Jumonsi pour une prise de conscience rédigée avec splendeur sur le métier d’écrivain en cette époque d’auto-édition numérique.

À bon lecteur… Sur ce je vous laisse, « 1974 » me tend ses pages, et ce serait mal de le laisser tomber comme une vieille chaussette 😀

Post Scriptum : Si vous voulez en savoir plus, je vous renvoie à son interview par Agnès de Destination Passions.

Une réflexion sur « « 1974 » d’Arnaud Codeville : le jury « Plumes Francophone 2016 » d’Amazon a visé juste… Et ça fait plaisir. »

  1. La grosse info qui circule un peu partout et un concours qui a donné lieu à de véritables batailles derrière les écrans.
    La victoire d’Arnaud, c’est avant tout le plaisir de voir un auteur de talent couronné ce dont a grandement besoin l’autoédition.
    1974 est une véritable réussite tant dans le style que dans les différentes idées et la construction.
    Et rendez-vous pour le prochain livre déjà en chantier

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