Ah, ce que Michel Colucci peut manquer.

J’ai pu relire une compilation des histoires courtes de Coluche à l’époque où il était animateur à Europe1. De mémoire, je me souviens de celle-ci :

C’est un patron qui voit passer sa secrétaire, les jambes écartées comme si elle était sur une selle de cheval.

– Que se passe-t-il, mademoiselle ?
– Et bien, monsieur le directeur, ce soir je vais à une soirée de naturiste, alors, j’ai mis des bigoudis.

Quoiqu’il ne ratait les policiers à l’époque. Toujours de mémoire :

Une dame va au commissariat pour déposer plainte pour vol de sac à main. Elle revient trois heures plus tard, annonçant qu’elle a retrouvé le sac. Et le policier de lui répondre : « Ah, merde ! On venait juste de faire avouer deux arabes ! »

Sans commentaires 😉

Le captcha : gadget inutile ?

Trouvé via le blog de Matt Mullenweg, un des codeurs principaux de WordPress, la version en ligne du Guardian a rédigé un article qui taille en pièce les captchas.

Qu’est-ce qu’un captcha ?

Un Captcha est une forme de test de Turing permettant de différencier de manière automatisée un utilisateur humain d’un ordinateur.

Parce que le test est réalisé par un ordinateur, en opposition avec les tests de Turing standard réalisés par des humains, un Captcha est souvent décrit comme un test de Turing inversé. Ce terme est néanmoins ambigu parce qu’il pourrait aussi signifier que les participants essaient de prouver qu’ils sont des ordinateurs.

En clair ? Un moyen qui pourrait éviter les spams robotisés dans les commentaires, les inscriptions automatiques dans des forums sur la toile, etc… Du moins en théorie.

Car les captchas même s’il s’améliore sont toujours cassés à un moment ou à un autre. GMail en a fait l’expérience en début d’année.

Il reste bien entendu des solutions listée l’article du Guardian : un système comme OpenID pourrait limiter la casse. Mais c’est surtout la conclusion de l’article qui est intéressante et qui résume bien le noeud du problème :

« Ultimately Captchas are useless for spam because they’re designed to tell you if someone is ‘human’ or not, but not whether something is spam or not. Just because something came from a real human being doesn’t mean it isn’t spam, which is why content-based solutions like Akismet are the only long-term solution to the spam problem. »

Ce qu’on peut traduire par :

Dans l’absolu, les captchas sont inutiles contre le spam car ils sont conçus pour vous dire si quelqu’un est « humain » ou pas, mais pas pour vous dire si c’est du spam ou pas. Ce n’est pas parce que quelque chose vient d’un vrai être humain que ce n’est pas du spam, ce qui implique pourquoi des solutions d’analyse de contenu comme Akismet sont les seules solutions sur le long terme en ce qui concerne le problème du spam

J’ai mis en gras le morceau important. Après, libre aux fervents adeptes des captchas de continuer à croire en leur puissance. Il faut bien respecter les opinions, même si parfois on est en désaccord avec elles.

Se plonger dans le passé de son blog…

…est souvent intéressant. Mon blog étant né en septembre 2005, j’ai voulu me rappeller quels avaient été les articles « clés » des mois d’août 2007 et d’août 2006.

Août 2007 :

Août 2006 :

gNewSense 2.1 : vraiment libre ? ;)

Derrière ce titre polémique se cache le test de la dernière gNewSense en date : la version 2.1. Cette distribution dérivée de la Ubuntu 8.04 LTS se veut libre des pilotes propriétaires et de tout ce qui n’est pas libre, au sens développé par la Free Software Foundation. J’avais déjà testé une version au moins d’avril dernier.

Parmis les nouveautés agréables de cette distribution qui n’a pas encore de version 64 bits, un écran de démarrage comme celui des distributions classiques. J’ai utilisé une machine virtuelle kvm avec les lignes de commandes habituelles :

fred@fred-laptop:~/download$ qemu-img create -f raw gnew.img 32G
Formatting 'gnew.img', fmt=raw, size=33554432 kB
fred@fred-laptop:~/download$ kvm -m 768 -hda gnew.img -k fr -localtime -soundhw es1370 -usb -cdrom gnewsense-livecd-deltah-2.1.iso -boot d &

Ecran de démarrage de gNewSense 2.0

Après une installation simplissime, et avoir trafiqué le fichier xorg.conf pour avoir une résolution 1024×768 à la place d’une résolution 1280×800, j’ai un environnement aux jolis tons bleutés.

Pas de Mozilla Firefox, mais un Epiphany renommé WebBrowser.

epiphany-2.22.2 sous gNewSense

Il semblerait que gNewSense ait « virer sa cutie » et propose des logiciels utilisant Mono, implémentation libre du .net framework de Microsoft qui est tout sauf une technologie libre de tout brevet. Ce qui ne donne pas franchement envie d’utiliser une telle technologie, surtout avec le passé remplis de cadavre de la firme de Redmond (Netscape, OS/2, Wordperfect, Lotus-1.2.3 etc…)

F-spot, logiciel en mono sous gNewSense

Qui nous piquait déjà une crise pour un simple logo dans Mozilla Firefox ? 🙂

Comme dans mon précédent article, flash est remplacé par Swfdec, et Java par IcedTea.

flash à l'action sous gNewSense

java sous gNewSense

Que dire pour conclure : que gNewSense semble enfin être utilisable par des personnes qui sont des fanatiques du logiciel libre, mais vraiment les fanatiques de chez fanatiques 🙂

Les majors du disque hurleront à l’unisson : « Salauds de pauvres ? »

Lisant régulièrement Numerama, il se passe rarement une semaine sans une annonce judiciaire ou une annonce qui montre la chute de ventes de CDs (support qui a 25 ans !), ou une critique cinglante des DRMs.

Après que MSN Music, Sony Connect ou encore Yahoo Music eurent fermer leurs portes ou soit en train de fermer leur portes – laissant leurs utilisateurs sans possibiliter de lire la musique vérrouillée par des DRMs, on peut se demander si les majors du disque ne sont pas en train de creuser leurs tombes avec leur propres agissements.

Pour info, Leclerc qui s’était lancée dans la musique payante en ligne a été obligée de renoncer aussi.

L’ironique dans l’histoire de ses fermetures, c’est que des moyens de détourner les DRMs ce qui est potentiellement illégal en France – cf l’inappliquée car inapplicable DADVSI.

Récemment, un article annonçait que la vente des CDs avaient encore baissé, de quelque 22%. Etrange coïncidence que cette annonce alors que le projet qu’on pourrait surnommer DADVSI 2, plus connue sous le nom d’Hadopi doit être présentée d’ici la fin d’année au parlement.

Bien entendu, les mêmes mensonges seront proférés par les lobby du disque, qui oublieront volontairement au passage que les artistes se font un pognon monstre avec les concerts, que le pouvoir d’achat baisse, car nombre de personnes préfèreront sacrifier l’achat d’un CD pour s’acheter du pain, des oeufs, du beurre, etc… « Salauds de pauvres » pourrait-on dire.

Et les artistes qui gueulent ? Si on prend la célèbre liste des 52 lèches-culs, je voulais dire artistes qui soutiennent Hadopi, on trouve des exilés fiscaux, des personnes issues de la télé-réalité, mais étrangement aucun artiste ou presque spécialiste des coups de gueule : pas de Michel Sardou, par exemple. Ni d’artistes à voix, comme Chimène Badi, Nolwenn Leroy ou dans un autre genre Rose.

Bref, ce sera toujours ceux qui ont la bouche et les poches pleines qui se plaindront de ne pas gagner toujours plus de la part de leurs rentes musicales.

Voudrait-on pousser vers les réseaux d’échange du type pair à pair que l’on ne s’y prendrais pas aussi bien. A moins que ce soit un plan machiavélique des majors du disque pour museler internet et vendre leur merde infame à des consommateurs qui n’auront plus d’autres choix ?

Il est vrai que des artistes comme ceux de la Star’Ac – quelque soit la saison – ont toujours plus de talents qu’un Roger Daltrey, un Paul McCartney, un Mick Jagger, etc…