Botany Bay : quand un groupe allemand sort un album inclassable de qualité… Et c’est aussi bien ainsi !

J’ai reçu ce matin le dernier LP en date du groupe Botany Bay, « No Excuse ». Je l’ai commandé sur la page Bandcamp du groupe.

Bien qu’il publie leur création sous licence Creative Commons, j’ai payé mon obole après avoir pu écouté l’album, grace au lecteur sur la page de l’album. Car j’ai vraiment eu un coup de coeur.

Coffret dédicacé de l'EP "No excuse" de Botany Bay

Le groupe se présente tout seul lui même, je copie-colle donc le premier paragraphe ici :

Emotional and intensive pop songs, influenced by Pink Floyd and Coldplay up to Massive Attack… sometimes richly instrumented, then again reduced to the essential; sometimes electric and next time a little more acoustic…

Ce qui donne traduit :

Des chansons émotionnelles et intensives, influencées par Pink Floyd et Coldplay jusqu’à Massive Attack… Parfois enrichie d’instruments, et puis réduite à l’essentiel ; parfois électrique et après un peu plus acoustique…

Le titre éponyme emporte l’auditeur dès le départ. Suit le titre « A better way » plus doux, plus dansant que le premier. C’est l’un des meilleurs titres de la galette.

Le titre « How Am I To Know ? », est plus électro dans la composition, tout en restant écoutable, car ce n’est pas du bête « je mets la boite à rythme à fond sur des paroles passe-partout »…

Le titre qui suit « Oh, robbie » est beaucoup plus « classique », et nous offre des sonorités type piano, et une balade qui s’en suit. Sortez vos mouchoirs 😀

Suit l’acoustique et relative joyeux « Your diary ». Par moment, le titre a quelques influences avec les travaux d’un groupe du nom de Portishead.

Suit le titre « How much can you take », avec toujours des petites touches à la Portishead.

L’album se termine avec 5 remix de « A better way ». Je ne suis pas super fan des Remix, donc je n’en parlerais pas ici.

Pour finir cet article, sachez qu’il existe un autre album, un EP sorti l’année dernière, plus sombre que cet album, « Stupid Summer Dreams« .

La discographie d’Ehma entièrement (ou presque) disponible sur AlterMusique.

Ehma… Un artiste que j’écoute depuis de nombreuses années, l’ayant découvert vers 2005 ou 2006 sur Jamendo. Cependant, à l’époque, les formats proposés n’étaient pas extraordinairement joyeux (mp3 192 si mes souvenirs sont bons). Donc, je n’avais fait qu’une copie numérique.

L’année dernière, Ehma avait publié son dernier album « L’Air du temps » sur Altermusique, en flac, ce qui m’avait donné l’envie de le graver sur CD pour l’avoir en souvenir.

Etant passé récemment sur Altermusique, j’ai vu qu’Ehma a proposé sur sa page la totalité de ses créations. J’en ai donc profité pour récupérer les albums « Les temps modernes » (2003), « La plage de Blâne-Est » (2004), « Opus Solemnis » (2005).

D’ailleurs, son titre « Jeux de plage », extrait de « La plage de Blâne-Est » est à l’origine d’un titre de Tryad, l’éponyme « Listen » en 2006.

Albums d'Ehma

Si vous aimez les pianos, les rythmes classiques cependant matinés de quelques surprises, n’hésitez pas à découvrir Ehma.

C’est bien connu, Stallman est un c*****d, mais terriblement visionnaire.

Stallman est connu pour ses propos acerbes, parfois mal interprété par des fanboys qui ne comprennent pas que tout le monde ne succombe pas au culte de la personnalité de certains génies du commerce.

Cependant, un article sur Numerama nous fait part d’un projet de notre ancienne ministre de la Culture, celle qui avait porté la loi Hadopi à bout de bras. Sa dernière idée en date : faire payer un droit de lecture pour lire des livres électroniques

Je cite l’article de Numerama :

Et bien pouvoir aller dans une librairie, acheter un bouquin, et que le libraire vous dise, je ne sais pas, que pour trois euros de plus « vous pouvez avoir la version numérique, et puis cet auteur a fait un autre bouquin que l’on ne trouve qu’en numérique, vous pouvez aussi le trouver sur cette borne… ». Sachant que finalement vous achetez un droit de lecture, France Télécom Orange étant un tiers de confiance, étant celui qui va gérer votre droit de lecture, vous retrouvez beaucoup de vocations de France Télécom Orange : la capacité d’innovation, la sécurité, la pérennité,… et là je trouve que l’opérateur est complètement dans son rôle.

Cela me fait me souvenir d’un texte paru en anglais en 1997, du c*****d (pour reprendre les termes de commentaires de personnes très tolérantes sur un certain site dont j’ai parlé dans un autre billet), « Le Droit de Lire ».

Continuer la lecture de « C’est bien connu, Stallman est un c*****d, mais terriblement visionnaire. »

Pour finir le week-end en douceur…

L’hommage des Pink Floyd à leur fondateur Syd Barret (1946-2006), tiré de l’album « Wish You Were Here » (1975), la superbe ballade « Shine On You Crazy Diamond ».

Ca change quand même un peu de la soupe froide qui monopolise les radios et les télévisions, non ?

Les plateformes PUR (au sens hadopiesque du terme) ont-elles hontes de ce label ?

Dans sa lutte contre la copie illicite l’usine à gaz qui coute 12 millions aux contribuables, j’ai nommé l’Hadopi (ou encore l’usine à erreurs monstrueuses et constantes, la dernière étant leur incapacité à vraiment sécuriser leur rapport au format PDF), il y a eu la création d’un label PUR (pour Promotion des Usages Responsables).

Il est vrai que ne pas avoir de DRMs, de la musique non dégradée en terme de qualité d’écoute et surtout lisible partout doit être un ensemble d’idées incompréhensibles… Et à prix abordable, pas aussi cher que pour un support matériel comme une galette de plastique qui ne rentre pas dans un baladeur numérique 🙂

J’ai fait un tour sur les plateformes musicales labellisées comme PUR (comme jadis à une certaine époque on cherchait le sang juif jusqu’au arrières-grand-parents, désolé pour le rapprochement plus que douteux, mais le terme PUR me fait penser à la PUReté du sang), et voici la liste des plateformes et l’apposition du logo.

J’ai remarqué que la liste des sites PURifiés, il y a parfois le même nom qui apparaît en double. Bug de mon Mozilla Firefox en pré-alpha ?!

  • CD1D : pas de logo PUR sur la page d’accueil.
  • Orange Music Store : un beau logo sur la page d’accueil
  • altermusique : un anti-clin d’oeil, car même si le site est déclaré comme PUR, il se moque gentiment du label.
  • iTunes : l’un des pionniers en matière de musique dématéralisée. Aucun logo nulle part.
  • AlloClips Mobile : étant un certain univers-sale, pas besoin de se poser la question.
  • Disquaire Online : aucun logo sur la page d’accueil.
  • fnac.com : Un superbe logo PUR dans la colonne de droite…
  • Qobuz : logo fixe dans la présentation, immanquable…
  • MyClubbingStore : bien que le site soit gavé jusqu’à ras-la-gueule de publicités, pas de logo PUR. –
  • Beezik : le site de musique qui vous force à écouter de la pub avant d’avoir accès à votre morceau… Logo PUR à coté de la barre de recherche.
  • eCompil : voir l’entrée AlloClips Mobile. De plus, un logo si énorme qu’il doit bien manger 10% de l’espace d’affichage. Au secours !
  • MySurround : aucun logo.
  • Musicovery : Un minuscule logo PUR planqué en bas à droite. –
  • AmazonMP3 : aucun logo, mis à part celui d’Amazon en bas de page…
  • 7digital : le site utilisé par Canonical pour son Ubuntu One Music Store. Aucun logo nulle part.
  • Off.tv : Malgré que ce soit un site univers-sale, pas de logo.

A peine la moitié des plateformes labellisées affichent le logo. Quel succès ! 🙂

Petite photo pour finir. Voici la collection des albums en format matériel que j’ai pu acquérir sur des plateformes non certifiées, voire que j’ai acheté après les avoir écouté de manière « inPURe »… En clair, en ne passant par aucune plateforme labellisée PUR.

Rien que 48 albums… Dont 1/3 téléchargé gratuitement et légalement, puis gravé par moi-même.

Sans oublier que sans certaines pratiques illicites, je n’aurais jamais acheté des albums d’artistes qui ne me parlait pas du tout, voire que je ne connaissais ni d’Eve ni d’Adam, et j’aurais eu une culture musique vraiment atrophiée, et ma collection de CDs réduite d’un bon tiers…

En vrac, entre les achats et les téléchargements gratuits légaux (sur des plateformes comme Dogmazic, Bandcamp, Noomiz, etc…), des achats directement sur les magasins des créateurs, etc…

Bref, en sautant une étape : les intermédiaires… Directement du producteur au consommateur 🙂

Idée révolutionnaire, non ?