Vieux geek, épisode 422 : Ah les télécartes !

Une fois n’est pas coutume, je ne vais pas parler d’informatique dans la série vieux geek, mais plutôt d’un élément qui a fait partie de la vie courante des enfants de la génération X, et aussi peut-être de la génération Y. Cet élément n’est pas très grand, de la même taille que les cartes bleues ou encore nos cartes vitale. C’était les télécartes.

Comme le nom l’indique, c’était des cartes qu’on utilisait avec les cabines de téléphone publiques en remplacement de la monnaie que l’on gardait précieusement pour téléphoner depuis l’extérieur. Indispensable quand on ne voulait pas être espionné par le reste de la famille quand on contactait un être proche.

Avant l’époque des téléphones portables qui ne devinrent abordables sur le plan des forfaits qu’avec l’arrivée de Free Mobile qui révolutionna les factures d’avant 2012. Je me souviens encore des forfaits avec une heure de communication par mois et une trentaines de SMS pour une trentaine d’euros. Oui, c’était une douille monumentale au final.

Mais revenons à nos cartes plastifiées. Le temps était décompté en unités. Soit 50, soit 120. On pourrait penser que l’unité correspondait à une minute de communication. Mais non. Cela dépendait de la distance du coup de fil, du fait qu’on soit en heures creuses ou pleines principalement. On regardait alors sur l’écran à cristaux liquides le solde d’unités restantes.

Qui n’a jamais écourté une conversation en disant « Je suis obligé de te quitter, j’ai bientôt plus d’unités », même si c’était faux ? Ou encore se faire rappeler au numéro indiqué au dessus du téléphone public, histoire de conserver les unités un peu plus longtemps ?

C’est finalement l’arrivée des téléphones portables – qu’ils soient à touches et clapets ou tactiles – qui a mis fin à l’épopée des télécartes. Toute une partie de la fin de mon adolescence et celle de mes premières années en tant qu’adulte. Et oui, ça commence à piquer maintenant !