Mémoires télévisuelles d’un enfant des années 1970, épisode 54 : « Les jeux de 20 heures »

Même si je n’ai pas connu les tous débuts de l’émission – commencée en 1976 et qui dura près de 11 ans – où se mélangeait la culture générale, l’improvisation, l’humour. Il y avait un trio de comédiens, d’humoristes ou d’autres personnes ayant la langue bien pendue.

Chaque émission se déroulait aussi bien en studio qu’à distance dans une ville où des personnes complètement standards tentaient leurs chances à divers jeux. Un qui m’est resté en mémoire, c’est le « Ni oui, ni non » qui est devenu par la suite un classique.

Les sommes pouvaient paraître modestes, mais à l’époque, le franc est une monnaie plutôt forte. Donc les 50 francs reçus pour avoir été selectionné pour le jeu de la fin de l’émission donne quelque chose comme 37€. Ce qui n’est pas négligeable. Quant aux 1000 francs de la phrase de Maitre Capelo – le regretté Jacques Capelovici – cela donne 755 € environ. Autant dire que ce n’était pas des petites sommes pour l’époque.

C’était une époque de jeux intelligents, loin des mascarades que seront le juste cri… Euh, je voulais dire le juste prix. Une autre époque et un autre niveau dans tous les domaines.

Et à quoi ressemblait-elle en 1976 ? Kitsch sur le plan des inscrustations vidéos, mais pas si mal que cela au final.

Il y avait le classique « Je mets 100 francs dans le nourrain » de Maitre Capelo à chaque bonne réponse à son énigme. Je regrette presque d’être né un peu trop tôt pour en profiter pleinement. Mais c’est la vie.

Mémoires télévisuelles d’un enfant des années 1970, épisode 36 : Candy (1978)

Il y a deux dessins animés d’origine nippone qui ont marqué l’année 1978 : UFO Robot Grendizer (alias Goldorak) et Candy Candy (alias Candy). Les deux ont été produits par la TOEI Animation. D’un côté des robots géants qui se tapent sur la tronche durant 74 épisodes, de l’autre une romance historique de 115 ou 116 épisodes.

Tiré du manga de Kyoko Mizuki, nom de plume de Keiko Nagita, publié en 1975, la série sort en 1976 au Japon. On y suit les aventures d’une orpheline Candy recueilli par les directrices de la Maison Pony. Durant une centaine d’épisodes, on suit ses mésaventures : elle manque de se noyer et est sauvé par un personnage important, Monsieur Albert. Elle part ensuite en Angleterre, revient aux États Unis pour devenir infirmière et s’occuper de Monsieur Albert blessé durant le premier conflit mondial en Italie dans un accident de train.

Il y a d’autres personnes comme les trois frères (ou cousins, je ne suis plus trop sûr) Anthony, Archibald et Alistair, Neils et Eliza qu’on a envie de baffer à chaque apparition. Et surtout le mystérieux Grand Oncle William qui gère le destinée de Candy selon ses propres volontés.

Il faut attendre l’ultime épisode pour avoir de nombreuses révélérations, et on peut dire que pour une fois, une série ne se termine pas en queue de poisson. Même si c’est un Shojo Manga, donc à destination des jeunes adolescentes, il est emprunt de cruauté.

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