Souvenir d’un vioque, épisode 3 : Ah, l’écriture cursive.

Ici, je revisite le cauchemar de mes années d’école primaire, au début des années 1980. Le cauchemar a commencé lors de mon année de CE1, quand ma maitresse de l’époque – qui doit avoir dans les 75 ans maintenant – nous introduisit à l’écriture en cursive, tout en rondeur, une vraie torture à reproduire.

Au lieu d’utiliser l’écriture baton qui donne des résultats plutôt lisible, ici on attaque une forme d’écriture avec certaines majuscules bizarres – oui je pense au t – et qui te faisait prendre trois fois plus de temps pour écrire une simple phrase.

C’est en fouillant sur le grand nain ternet que je suis tombé sur un site proposant cette écriture avec des polices dédiées, dénommées marelle. Après avoir récupéré les polices et les avoir copiés dans le répertoire c:\windows\fonts que j’ai lancé mon ami LibreOffice writer.

J’en ai profité pour enregistrer une courte vidéo montrant la police en action. Et mes souvenirs de CE1 m’ont submergé à nouveau… Et c’était pas agréable. Mais jugez par vous même.

Si vous avez eu des sueurs froides en revoyant ce genre d’écriture, rassurez-vous, vous n’êtes pas seul ici. Désolé pour le traumatisme engendré, mais il fallait bien percer l’abcès.

Sur ce, bonne fin de journée.

17 réflexions sur « Souvenir d’un vioque, épisode 3 : Ah, l’écriture cursive. »

  1. Salut Fred.

    Je peux comprendre ta réaction. On est tous plus ou moins passé par là.
    Cependant, l’écriture manuscrite qu’on nous enseigne est très importante. Des études ont été menés dans plusieurs pays, et le constat est sans appel : on mémorise mieux les choses (car on doit faire un geste pour écrire), par opposition à l’écriture dactylographié ; les étudiants qui dactylographie leur cours durant les cours magistraux mémorise moins facilement que ceux qui utilise l’écriture manuscrite (rien que la prise de notes, qui est déjà une forme de sélection de l’information aide à mémoriser les cours). Finalement, l’effort finit par récompenser.

    Après je ne sais pas à quel point l’écriture manuscrite ait pu être une torture… ou si tu souffres d’une éventuelle dysgraphie… Ce qui peut en effet être une galère, et ça, je le comprends très bien.

  2. c’est tout du même plus proche de la calligraphie ,ce type d’écriture.
    je pense que c’est aussi pour voir sin on est habile des mains dans ce type de situation.
    il est normal que par la suite l’écriture évolue… avec la vitesse.

  3. Traumatisme, tu m’étonnes.

    Tous mes bulletins trimestriels en primaire, c’est « Mais quelle lenteur ! »

    Et étonnamment (non), ce commentaire a disparu arrivé au collège où j’avais enfin le droit d’écrire comme je veux : plus de majuscules en écriture cursive, plus de lettres liées.

    La délivrance !

  4. Je n’ai pas été traumatisé par l’apprentissage de cette écriture rondelette, mis à part une ou deux majuscules bizarres dont j’ai bien été content de me débarrasser dès que possible. Ça m’a fait des souvenirs quand j’ai pris russe en troisième langue au lycée et qu’il m’a fallu réapprendre à lire et à écrire, certaines lettres n’étant pas très naturelles à former au départ.

  5. Pour le coup, je vais pas vraiment pouvoir t’aider, n’ayant eu aucune difficulté particulière à lire et écrire en cursive (enfin, à l’école, quand c’était bien tracé par les enseignants), même si j’ai abandonné cette dernière à la fac. Il y a seulement le fait que je déteste écrire des « 4 » ouverts et des « 7 » barrés (ce que je ne fais pas pour des écrits privés, pour les rarissimes fois où je dois écrire à la main ; et il peut se passer des mois entiers entre deux occurrences), et je trace mes « 9 » comme les « 6 » inversés qu’ils sont (et de la boucle vers la queue), et non comme des « g » minuscules.

    Mais c’est clair qu’à cet âge, la motricité fine n’est pas encore maîtrisée (c’est justement un des buts de cet apprentissage), donc les résultats sont variables d’un enfant à l’autre.

    1. Encore, c’est pire avec un stylo bille, qui a une encre visqueuse (c’est une pâte qui se déploie sur le papier par le moyen de la bille), alors qu’un stylo plume pas trop pourri glisse mieux sans effort.
      Personnellement, je préfère écrire au stylo plume qui m’évite au quotidien des crampes à la main dès la première phrase écrite.

  6. Comme gaucher j’ai plus souffert de l’écriture à la plume que de la cursive. Vraiment top de devoir torde la main pour ne pas étaler l’encre qui n’est pas encore sèche.

    1. Pareil, pas de pb avec la cursive, la plume en gaucher etait un calvaire par contre (alors qu il suffit de tourner la feuille au lieu de se peter le poignet…lol)

    2. Tu n’utilisais pas l’astuce de retourner la feuille à au moins 45° vers le droite pour justement ne pas risquer de toucher l’encre fraîche avec ta main ?

  7. Moi personnellement je n’ai jamais eu de problème avec l’écriture cursive latine, bien que j’utilise toujours l’écriture bâton les rares fois où j’ai besoin d’écrire. Et heureusement que je ne dois pas écrire souvent, car mon écriture est très moche, même quand je m’applique.

    Par contre, l’écriture cursive du Cyrillique est un enfer. Illisible et incompréhensible.

    1. « Par contre, l’écriture cursive du Cyrillique est un enfer. Illisible et incompréhensible. »
      J’ai vu des exemples, il y a quelque temps, et je confirme : les T minuscules qui s’écrivent « m », ou leur équivalent cursif de « minimum » (écrivez ce mot en dessinant les ponts comme des pointes… Sans les points sur les I, impossible de différencier les lettres !), c’est à se demander comment ils arrivent à se lire eux-mêmes !

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