Juste pour le plaisir ?

Parfois, naviguer sur la toile peut donner des surprises intéressantes. De mauvaises comme des sites pornos qui utilisent des mots clés dédiés à la petite enfance. Mais parfois, au fil des liens, on finit par tomber sur des choses plus intéressantes.

Ce fut mon cas il y a une semaine environ. Je ne sais plus comment, j’ai entendu parler d’un bouquin « Just for fun. The story of an accidental revolutionnary« , sorti en France (et dont le tirage est malheureusement épuisé ?) sous le titre « Il était une fois linux« .

J’ai donc commandé la version anglaise du livre sur Amazon, craignant que mon niveau d’anglais (assez inégal) ne me ferme la porte du bouquin. Et bien, j’ai été agréablement surpris, même si entre les pages 35 et 119, il y a, dixit un avertissement « Intermediate geek language until page 119 ».

J’ai pris plaisir à lire l’histoire de la naissance de linux, qui était à l’origine un programme pour contourner des limites de l’émulateur de terminal fournit avec Minix (payé 169$ à l’époque par Linus Torvalds).

J’ai aussi beaucoup aimé le coté honnête et déjanté de Linus quand il parle de son clone de Pac Man :

But if you are Mr. Non-Artistic, like I am, it ended up looking like Pac Man’s sick cousin.(page 46)

Mais si vous êtes M. Non-Artiste, comme moi, cela se termine en ressemblant au cousin malade de Pac Man.

Sa première rencontre avec Richard M. Stallman est pour lui aussi un choc :

In Richard I saw, for the first time in my life, the stereotypical longhaired, bearded hacker type. We don’t have much of them in Helsinki. (pages 58 et 59)

J’ai vu dans Richard, pour la première fois de ma vie, le stéréotype du hacker à cheveux longs et barbu. Nous n’en avons pas beaucoup à Helsinki.

Et quand il parle des préversions qui donnèrent en septembre 1991, linux 0.0.1, c’est pas triste :

By the time the shell worked, I had a few rudimentary binaries I’d compiled for the operating system. You really couldn’t do anything, but your could see that it was something resembling Unix. In fact, it worked like a very crippled Unix. (page 87)

A ce moment précis, le shell fonctionnait, j’avais quelques binaires rudimentaires que j’avais compilé pour le système d’exploitation. Vous ne pouviez pas faire grand chose, mais vous pouviez voir que cela ressemblait à Unix. En fait, cela fonctionnait comme un Unix très limité.

Les pages 100 à 105 couvrent le célèbre épisode qui a opposé Linus à Andrew Tannenbaum, qui déclara « Linux is obsolete ».

Linus est aussi « touchant » lorsqu’il parle de sa rencontre avec son épouse, Tove.

Tove was one of fifteen students in my course. She had already received a degree in preschool education. She wanted to study computer, too, but wasn’t progressing as quickly as the rest of the class. She eventually caught up.
The course was so basic – this was the fall of 1993, before the popularity of the Internet – my homework assignment for the class one day was to send me an email. It sounds absurd today, but I said : « For homework, send me email. »
Other students’ email contained simple test messages, or unmemorable notes about the class.
Tove asked me for a date.
I married the first woman to approach me electronically. » (page 122)

Tove était une des quinze étudiants qui était dans mon cours. Elle avait déjà un diplôme d’éducatrice d’école maternelle. Elle voulait étudier l’informatique aussi, mais, elle ne progressait pas aussi rapidement que le reste de la classe. Elle ne suivait pas vraiment.
Le cours était si basique – c’était à l’automne 1993, avant la popularité de l’internet – et mon devoir à la maison a été un jour de classe de m’envoyer un email. Cela semble absurde de nos jours, mais j’ai dit :  » Comme devoir, envoyez moi un email.  »
Les emails des autres étudiants était de simple messages de tests, ou de notes non mémorables sur la classe.
Tove m’a demandé un rendez-vous.
J’ai épousé la première qui m’ait électroniquement approché.

Tout le reste du livre est aussi très intéressant, et bien qu’il ait été publié en 2001, certains points sont encore d’actualité, comme le chapitre intitulé « An end to control » (sur le contrôle que veut avoir certaines multinationales sur les utilisateurs.

Ou encore le plaidoyer sur l’open source et son sens profond : « Why open-source make sense »

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