C’est officiel : je suis un troll gnomiste ou comment se faire descendre en flamme sur les forums d’ubuntu-fr.org

Tout a commencé avec cet article, somme toute assez gentil, où j’invitais les personnes à utiliser les protocoles torrent en lieu et place des serveurs ftp.

Un adhérent du forum ubuntu-fr.org m’a alors traité pire que de l’excrément de chien, car je n’avais pas osé citer des liens vers Kubuntu ou encore Xubuntu…

Je cite la prose de cette personne apparemment un intégriste (???) KDEien :

« Pourquoi j’ai toujours cette sale sensation de la part des gnomistes ubuntiens qu’ils se croient seuls au monde et qu’ils foncent tête baissée en cavalier seul, petit soldat ou en bons kékés des plages*, pâquerette à la braguette ?

Le billet type du gars qui appelle à la rescousse ses amis gnomes – trolls – sans même se soucier de la biodiversité du paysage Linux, on dirait qu’on en a encore trouvé un.

Allez, tiens >> si vous voulez sauver la Planète et soulager les serveurs de Kanonical, vous avez AUSSI les torrents Kubuntu que vous pouvez grâcement aider de votre généreuse bande passante << enfin celle de votre FAI.

Merci pour tous les pingouins et autres manchots de gnomistes. Et vive Debian ! »

Que rajouter ? Si je n’apprécie pas KDE, c’est car c’est trop « windows-like » dans la présentation par défaut, que je trouve KDE lourd, touffu, et je n’aime pas l’apparence des applications QT.

Mais pour autant, je ne vous pas aux pires tortures qui existent une personne que  je rencontre et qui aime KDE.  Si Ubuntu a l’origine a pris Gnome comme environnement par défaut, c’est car le cycle de développement collait avec l’idée de faire deux versions par an.

Kubuntu est une très bonne idée pour les fans de KDE, et Xubuntu, idem pour les fans de Xfce.

Ensuite, Hymn-to-life (dont voici le blog, suffit de savoir chercher)  m’a traité de tous les noms pour mon ultime remarque, tout en  mettant en doute mon intégrité, sans oublier de tomber dans une éxagération de bon aloi.

D’abord, je remets ma phrase d’origine :

Et montrer aux mythomanes majors du disque (Sony-BMG, EMI, Vivendi, etc…) que le téléchargement en peer-to-peer ne se limite pas à la musique et aux films sous droits d’auteurs, en clair, aux daubes commerciales.

Réponse pas piquée des hannetons, mais suivre le fil cité plus haut est intéressant…

Tu te fous de la gueule de qui, là ? C’est toi qui parles de « daubes commerciales » et qui insultes donc des millions d’artistes, et ensuite tu veux qu’on soit sympa avec toi ? Faut pas rêver, mec, t’es pas au pays des bisounours

Déjà, il serait étonnant que les majors du disque gèrent plusieurs millions d’artistes, quelques milliers et on doit être dans une fourchette plus réaliste.

Je disais simplement que les majors qui payent 1,5 € par CD vendus aux artistes ne savent plus produire que de la daube, de la bouse, de la merde.

Il suffit de citer les bons albums innovants sur les 5 dernières années… Et la liste sera surement aussi courte que vide.

Ah, la famille élargie des *buntus…

Voici une liste non exhaustive des *buntu, elles même basée sur la branche instable (ou SID) de Debian. Depuis la première version en octobre 2004, il y a :

Versions officiellement supportées par Canonical :

  1. Ubuntu (Gnome) – http://www.ubuntu.com/
  2. Kubuntu (KDE) – http://www.kubuntu.org/
  3. Xubuntu (Xfce) – http://www.xubuntu.org/
  4. Edubuntu (pour l’éducation) – http://www.edubuntu.org/
  5. Gobuntu – version entièrement libre – http://www.ubuntu.com/products/whatisubuntu/gobuntu

Versions « confessionnelle » :

  1.  Ubuntu Christian Edition – http://www.whatwouldjesusdownload.com/christianubuntu/ ; actuellement basée sur Ubuntu Linux 7.04
  2. Ubuntu Muslim Edition – http://www.ubuntume.com/ ; actuellement basée sur Ubuntu Linux 7.04
  3. Ichtux – http://www.ichthux.com/ ; actuellement basée sur Kubuntu Linux 6.06.1 LTS, dédiée elle aussi aux chrétiens.

Versions « multimédia » :

  1. Ubuntu Studio – http://ubuntustudio.org/
  2. Linux Mint – http://linuxmint.com/
  3. MythBuntu – http://www.mythbuntu.org/

Versions « allegées » :

  1. Ubuntu Lite – http://ubuntulite.tuxfamily.org/
  2. gNewSense – http://www.gnewsense.org/ ; l’ancêtre de GoBuntu.
  3. Fluxbuntu (fluxbox) – http://www.fluxbuntu.org/

D’une distribution officiellement supportée en 2004, on en est à 5 en 2007 et 9 distributions dérivées.

Mis à part l’utilité douteuse des versions confessionnelles, quel est le pourcentage d’utilisation des dites versions dérivées par rapport aux versions « historiques » d’Ubuntu ?

Retrouver l’aperçu audio sous Ubuntu Linux 7.10 dans Nautilus.

Durant le développement de la Ubuntu Linux 7.10, le serveur audio ESD a été remplacé par PulseAudio.

Cela a entrainé la perte du support de l’aperçu audio des fichiers dans Nautilus. Pour le rétablir, il suffit d’installer les paquets suivants dans Synaptic :

  • mpg321
  • ubuntu-restricted-extras
  • PulseAudio
  • PulseAudio-esound-compat
  • libasound2-plugins

Accroc de la ligne de commande ? Suffit d’entrer :

sudo aptitude install mpg321 ubuntu-restricted-extras pulseaudio pulseaudio-esound-compat libasound2-plugins

C’est le bug 125739 de la base de données d’Ubuntu. En espérant que cela ne soit plus qu’un mauvais souvenir pour la prochaine LTS, Ubuntu Hardy Heron, qui sortira en avril 2008.

Distribution Ubuntu Linux Gutsy Gibbon (7.10) : utilisez les torrents pour la récupérer !

Un message simple et rapide : utilisez – si possible – les fichiers torrents pour récupérer la (les) image(s) ISO qui vous intéressent. N’utilisez pas les serveurs FTP, car avec le protocole torrent, vous êtes certains d’avoir des images ISO impeccables.

Pour les liens torrent :

http://releases.ubuntu.com/7.10/

Notes de publications :

http://www.ubuntu.com/getubuntu/releasenotes/710tour

Et par pitié, si vous utilisez les torrents, ne soyez pas égoiste ; restez en sources après avoir fini votre téléchargement !

Et montrer aux mythomanes majors du disque (Sony-BMG, EMI, Vivendi, etc…) que le téléchargement en peer-to-peer ne se limite pas à la musique et aux films sous droits d’auteurs, en clair, aux daubes commerciales.

Un peu d’histoire des versions d’Ubuntu – La 6.10 alias Edgy Eft.

Ultime article de cette série sur les versions historiques de la Ubuntu Linux. La version 7.04 alias Feisty Fawn étant encore pour quelques jours la dernière version stable officielle, nul besoin d’en parler 😉

En octobre 2006, après seulement 4 mois de développement, Ubuntu Linux connait sa cinquième version, la 6.10 alias Edgy Eft, qu’on peut traduire par triton « énervé ».

C’était une version qui comme son ancètre la Warty Warthog servait à lancer un nouveau cycle de 4 distributions, la 4ième étant une LTS.

Premier cycle : Warty Warthog (4.10), Hoary Hedgehog (5.04), Breezy Badger (5.10), Dapper Drake (6.06 LTS).

Deuxième cycle (en cours) : Edgy Eft (6.10), Feisty Fawn (7.04), Gutsy Gibbon (7.10), Hardy Heron (8.04 LTS ?)

Bref, cette version se devait d’être innovante, avec des versions assez récentes des logiciels. C’est d’ailleurs à cette époque que les bureaux 3D ont commencé à apparaitre, et officiellement, Edgy Eft devait être la première à intégrer Compiz. Ce qui ne fut pas le cas, car trop immature à l’époque et trop peu de temps pour le stabiliser.

Ubuntu 7.04 alias Feisty Fawn (le « faon intrépide ») l’inclue, même si la fonctionnalité doit être activée manuellement.  Seul Gutsy l’activera automatiquement et encore, l’utilisateur pourra désactiver les effets si c’est nécessaire.

Fermons cette parenthèse. C’est aussi une des versions les « moins aimées » de la série des ubuntu, surtout à cause de son court temps de développement, et du nombre d’options ayant été abandonnées en cours de route (dont le bureau 3D).

Les logiciels fournis sont (version d’origine, puis version actuellement disponible) :

Parmis les nouveautés : la possibilité de passer de la version 6.06 LTS à la 6.10 via une simple ligne de commande : gksu "update-manager -c".

L’écran de démarrage est simplifié, une simple barre indiquant le niveau d’avancement du chargement de l’OS.

écran de demarrage d'edgy eft

Upstart rend le démarrage plus rapide que l’ancienne méthode, basée sur le deamon /sbin/init. L’interface est plus « léchée » (arrondissement des bords). Et aussi le thème musical change, avec des tambours au démarrage, au lieu d’un son cristallin. X.org 7.1 est utilisé, ainsi que le futur Pidgin qui s’appellait à l’époque Gaim 2.0 béta 3.

C’est aussi l’arrivée d’outils en langage C# se basant sur mono, comme Tomboy ou encore f-spot. Quand à l’espace pris, on arrive à peine à 2,4 Go.

fspot et un terminal indiquant la taille prise par une ubuntu edgy nue et mise à jour.

Voila, c’est le dernier article de la série. Mon but n’était pas de faire une thèse pour soutenir un doctorat, mais montrer les étapes du projet ubuntu depuis sa naissance. Et aussi à quel point la distribution a évolué, tout en sachant rester relativement légère.

Des 1,8 Go de la Warty Warthog, on arrive à 2,4 ou 2,5 Go pour une Gutsy Gibbon, 3 ans plus tard, pour une installation nue, bien entendu.

Et sur les 3 années, de combien a augmenté la taille d’entrée de gamme d’un disque dur ?

J’ai pu voir des machines avec 500 Go de disque récemment, la taille devait tourner dans les 80 à 100 Go il y a trois ans, non ? 😉